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Cracker l'époque : Agnès Giard (épisode 2)
Cette semaine nous avons le plaisir de recevoir Agnès Giard, anthropologue et journaliste, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : Les amours artificielles au Japon: Flirts virtuels et fiancées imaginaires (Albin Michel) Au Japon, de plus en plus de personnes se déclarent en couple avec des personnages de fiction issus des mangas ou des jeux-vidéos. Loin d’être fous, ces « ficto-sexuels » tentent de réinventer l’amour en rejetant les rôles traditionnels associés

Cracker l'époque
il y a 19 heures


Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
il y a 2 jours


MM & BB : le miroir se souvient
MM & BB by Andy Warhol © IABG « Marilyn était pour partie une reine, pour partie une enfant misérable, parfois à genoux devant son propre corps, parfois au comble du désespoir à cause de lui. » Arthur Miller « La Reine Bardot se tient juste là où finirait la morale et, à partir de quoi la jungle serait ouverte, de l’amoralité amoureuse. Un pays d’où l’ennui chrétien est banni. » Marguerite Duras Casque d’or bleu blanc rouge et canicule blonde made in USA, Brigitte Bar

Benoit Gautier
il y a 2 jours


Dahlia de la Cerda : « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit» (Mexico Médée)
Dahlia de la Cerda (c) Editions du Sous Sol « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit mais je peux encore changer mon présent, si c'est une femme qui écrit ce présent, et qu'elle m'aide à me racheter, qu'elle me donne de la profondeur, qu'elle me rend complexe avec mes erreurs mais aussi des vertus. » ( Mexico Médée ) C’est ce que propose Dahlia de la Cerda dans cette sorte de fanfiction féministe et mexicaine du mythe de Médée. On retrouve

Cécile Vallée
il y a 3 jours


La commode comme catalyseur de fiction : Olivia Ruiz, Laurent Mauvignier
« Se taire et brûler de l’intérieur est la pire des punitions qu’on puisse s’infliger » Federico Garcia Lorca Dans leur édito du 5 janvier 2026 , Simona Crippa et Johan Faerber tracent les grandes lignes de ce qui leur apparaît comme des dominantes et des convergences des romans disponibles à cette rentrée d’hiver. Ils la mettent en écho avec « l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ». Le prix Goncourt s’est imposé avec co

Christiane Chaulet Achour
il y a 3 jours


Julien Viteau : « Être reconnaissable pour ce qu’on a écrit mais aussi ce qu’on n’a pas écrit, c’est quand même quelque chose, non ? » (Chiens)
Julien Viteau (c) Laurent Fiévet Assurément, une des très grandes et très fortes révélations de cette rentrée d’hiver : difficile de penser autrement après avoir lu le remarquable premier roman de Julien Viteau, Chiens qui vient de paraître chez Verdier. Dans un récit ramassé, à la voix incandescente, Viteau raconte l’été 1985, celui de ses quinze ans, l’adolescent qu’il fut dans un été au Touquet qui « sentait le chien mouillé ». Un récit autobiographique mais pas uniquement

Johan Faerber
il y a 4 jours


Christelle Taraud : Une historienne sur les lieux du crime (Les Filles-au-diable)
Christelle Taraud (c) Charlotte Krebs/Le Seuil Afin de rédiger Les Filles -au-diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset, 1620-2022 (La Découverte, 2026), Christelle Taraud se rend à l’extrême nord de l’Europe, sur l’île de Vardø, dans le Finnmark norvégien, l’un des épicentres majeurs de la chasse aux « sorcières » en Europe moderne. Ce déplacement s’inscrit dans un paysage aujourd’hui marqué par le mémorial de Steilneset, ouvert en 2011, dernière œuvre monumentale

Simona Crippa
il y a 4 jours


Qui a peur de la sororité ? Dialogue entre Lamia Berrada-Berca & Laure Gouraige
Pour ouvrir cette année 2026 et creuser le sillon de cette rentrée d'hiver, quoi de mieux que d'en tirer le fil sororal en revenant sur cette passionnante conversation entre Lamia Berrada-Berca et Laure Gouraige sur la sororité et les questions d'identité. Une conversation des Enjeux Contemporains sur le "Faire Commun" animée par Jean-Marc Moura.

Maison des écrivains et de la littérature
il y a 7 jours


Cracker l'époque : Agnès Giard (épisode 1)
Cette semaine nous avons le plaisir de recevoir Agnès Giard, anthropologue et journaliste, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : Les amours artificielles au Japon: Flirts virtuels et fiancées imaginaires (Albin Michel) Au Japon, de plus en plus de personnes se déclarent en couple avec des personnages de fiction issus des mangas ou des jeux-vidéos. Loin d’être fous, ces « ficto-sexuels » tentent de réinventer l’amour en rejetant les rôles traditionnels associés

Cracker l'époque
8 janv.


Théo Casciani : « Il me fallait ouvrir un univers parallèle pour pouvoir ausculter ce qui se cache derrière notre réalité » (Insula)
Théo Casciani (c) Jules Moskovtchenko/POL Aucun doute possible : avec Insula, Théo Casciani signe un des récits les plus puissants de cette rentrée d’hiver, et sans doute de ces dernières années. Après le remarquable Rétine, ce second roman propose un éblouissant et émouvant récit qui, dans un futur imminent dominé par l’extrême droite, voit l’apparition d’un curieux jeu de réalité virtuelle baptisé Insula. A cette enquête autour de la dimension nouvelle qu’offre ledit jeu se

Johan Faerber
7 janv.


Vincent Broqua, Anne Portugal : écrire en toute confluence (Et là je me mets en danseuse)
La critique d’un livre peut prendre les formes les plus variées : le compte rendu, avec ses doses variables d’analyse et d’empathie ; le dénigrement ou l’hommage, y compris sous forme de pastiche ; la continuation du texte sur d’autres modes, entre émulation (version haute) et plagiat (version basse). De fait, aucun livre n’existerait sans lecture préalable ; ni aucune lecture sans envie ou amorce d’écriture. Et là je me mets en danseuse , livre à quatre mains de Vincent B

Jan Baetens
7 janv.


Quand le poème outre-chante (Sur "Outrechanter" de Laure Gauthier)
Laure Gauthier (c) DR La tête tu sais n’est rien sans le CORPS Le serpent de bible a une VOIX La pensée est là pour dé-LIER Mais les chants, pas besoin d’y CROIRE sous la surface, apprends à VOIR outre-toi chante, c’est ça le SENS (Voix I, « Le serpent b. », Outrechanter , p. 66) Outrechanter , le dernier livre de poésie de Laure Gauthier, rassemble deux recueils, le terme des lamentations et le serpent b. . Les deux textes s’inscrivent dans la fente de l’histoire littér

Elke de Rijcke
6 janv.


Ham Nghi, le prince d'Annam déporté à El Biar, Alger
Ham Nghi dans son jardin à la villa d'El Biar Ham Nghi ans son jardin à la villa d'El Biar Ham Nghi, l’Empereur peintre d’El Biar Lorsqu’on déambule dans le silence feutré du Musée des Beaux-Arts de Hanoi, l’œil s’habitue aux délicates transparences de la peinture sur soie, berceau d’un art national. Les salles bruissent d’une mémoire subtile : les paravents, les rouleaux, les visages de femmes aux traits diaphanes. Et puis, soudain, une rupture. Une petite toile, intit

Arezki Metref
6 janv.


Pauline Peyrade : « Je ne voulais pas que l’écologie soit le sujet du livre, mais qu’elle le structure, qu’elle en soit la forme » (Les Habitantes)
Pauline Peyrade (c) Mathieu Zazzo/Editions de Minuit Beau et fort : voilà ce qui vient spontanément à l’esprit après avoir refermé Les Habitantes, le second roman de Pauline Peyrade qui vient de paraître aux Editions de Minuit. Après le fulgurant L’Âge de détruire, couronné par le Goncourt du premier roman et en parallèle d’une riche carrière dramaturgique, la jeune autrice signe un singulier et très riche récit, celui d’Emily qui, recluse et solitaire, vit dans la forêt en

Johan Faerber
5 janv.


Une rentrée rurale, intime et vocale pour rebattre les cartes du contemporain ?
Comment évoquer cette rentrée d’hiver 2026 qui des mois durant va nous occuper sans revenir avant tout sur l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Comment débuter notre éditorial d’hiver sinon en faisant retour sur ces quatre courts mois qui, de mémoire de contemporain, ont été de loin le théâtre de l’une des rentrées littéraires parmi les plus resserrées ? De fait, comme rarement, la rentrée littéraire de septembre 25 a opér

Simona Crippa & Johan Faerber
5 janv.
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