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Judith Godrèche : Revenir sur des sensations restées sans nom (Mémoire de fille)
Il y a six ou sept ans, j’écrivais, à propos de Mémoire de fille, combien l’écriture d’Annie Ernaux m’avait bouleversée. Elle m’avait semblé si immersive, si immédiate. Une immédiateté d’autant plus saisissante que je songeais à l’effort qu’avait dû lui coûter ce retour en arrière : fouiller la mémoire, revenir sur des moments et des sensations longtemps restés sans nom. Car, au fond, nous sommes tous les enfants d’un été que « nous avons juré d’oublier et de ne jamais racont

Sara Durantini
30 sept.


Annie Ernaux & Judith Godrèche : Mémoire, consentement et émancipation féminine (Mémoire de fille)
La première fois que j’ai lu Mémoire de fille d’Annie Ernaux, j’avais depuis longtemps dépassé l’âge de dix-huit ans, le même âge que la fille de ‘58. J’avais depuis longtemps laissé derrière moi ses insécurités, cette incapacité à savoir comment se comporter, ce besoin de plaire pour se sentir appartenir à un groupe, attitudes typiques de celles qui n’avaient pas reçu les outils sociaux et culturels nécessaires pour s’orienter dans le monde des adultes. De nombreuses années

Sara Durantini
3 juin
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