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Cracker l'époque : William Acker

Photo du rédacteur: Cracker l'époque
Cracker l'époque
il y a 1 heure
2 min de lecture

Cette semaine dans Cracker l’époque, William Acker, juriste et militant antiraciste, retrace l’histoire de l’antitsiganisme à travers les siècles : comment les persécutions religieuses ont amené aux théories raciales puis au génocide durant la Seconde Guerre mondiale ; comment les catégorisations administratives, décidées par les législateurs, ont amené à des politiques de relégation, obligeant les Voyageurs à vivre sur des aires d’accueil implantées de façon systémique à proximité de zones polluées, dégradant leurs conditions de vie et leur santé. À l’occasion de la parution de son livre Racisme environnemental. Penser la convergence depuis la lutte contre l’antitsiganisme (Éditions du Commun), William Acker raconte aussi comment les Voyageurs inventent leurs propres outils de lutte, et pourquoi la convergence avec les luttes écologistes et antiracistes est aujourd’hui devenue urgente.

William Acker est juriste et militant antiraciste. Issu d’une famille de Voyageurs, il s’est imposé comme l’une des voix de la lutte contre l’antitsiganisme en France. Après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre 2019, il décide de recenser une à une toutes les aires d’accueil du pays. Son inventaire, publié dans son ouvrage Où sont les gens du voyage ? Inventaire critique des aires d’accueil (Éditions du Commun, 2021), récompensé en 2022 par le prix du Livre d’écologie politique, révèle que ces aires sont systématiquement reléguées près de zones polluées ou industrielles. Dans son nouvel essai, Racisme environnemental. Penser la convergence depuis la lutte contre l’antitsiganisme, paru le 16 octobre 2026, il relie les politiques de relégation subies par les Voyageurs à celles d’autres populations exposées aux inégalités environnementales, et plaide pour de nouvelles convergences entre antiracisme, écologie et droit au logement.



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