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Elvira Hernández : une poésie de la mesure à l'intersection des engagements (Tout ce qui vole n’est pas oiseau)
Elvira Hernández (c) DR Porte-parole de la résistance anti-Pinochet et autrice d’un recueil essentiel de poésie politique, cinglante critique de l’alibi nationaliste de la dictature, La bandera de Chile (« Le Drapeau du Chili », livre écrit en 1981, immédiatement après l’arrestation de l’écrivaine, et publié seulement dix ans plus tard), Elvira Hernández, née en 1951, n’est que la deuxième femme à avoir reçu le grand prix national de poésie de son pays. Jusqu’ici, son œuvre

Jan Baetens
il y a 1 jour


Lire la nature : Festival littéraire ce samedi et dimanche au musée de la Chasse et de la Nature
Collateral voulait consacrer son agenda à un festival d'ampleur qui reçoit parmi ses autrices et ses auteurs des voix que notre revue suit avec attention. En effet, pour sa 8e édition, Lire la Nature propose un week-end où littérature, sciences, art, théâtre et écologie dialoguent en liberté. Les 31 janvier et 1er février, la Fondation François Sommer ouvre gratuitement les portes du musée de la Chasse et de la Nature et convie le public à deux journées foisonnantes imaginé

La rédaction
il y a 1 jour


Rémi David, « Le droit ? elle le voyait comme un outil puissant pour repositionner l’humain à sa place : ni en dehors ni au-dessus de la nature et du vivant. Parmi. » (Prélude à la goutte d’eau)
Rémi David (c) Francesca Mantonvani/Gallimard Qualifié de thriller écologique par l’éditeur, ce roman est également dystopique et postcolonial. Si ces étiquettes permettent de se faire une idée de ses thématiques et de la tension narrative du récit, elles restent insuffisantes pour présenter ce roman dont les ondes continuent à se propager bien après la lecture. « Après l’été, c’était encore l’été. Début octobre, dans la savane parisienne, comme dans tout l’Hexagone, la cani

Cécile Vallée
il y a 2 jours


Voyages au bout de la psyché. lx : variations & Ce qui m’a pris de Marcos Caramés-Blanco
Le jeune auteur Marcos Caramés - Blanco revient à Théâtre Ouvert en proposant deux spectacles radicaux et instables, des portraits fragiles et fragmentaires d’êtres fissurés, en prise avec une violence qu’il leur faut traverser pour mieux s’en affranchir. ***** En octobre dernier, sur la scène de la petite salle de Théâtre Ouvert, on avait quitté Alann et Valentin (un spectacle écrit à quatre mains avec Pauline Peyrade) sur cette citation du réalisateur Leos Carax : «

Delphine Edy
il y a 2 jours


Judith Godrèche : Vigilance féministe. Sempre ! L’archive contre l’emprise (Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux)
Judith Godrèche (c) Jonas Bresnan « Je vais vous raconter une histoire décousue, celle d’une enfant qui s’en sort » (p. 11). Dès cette phrase, le ton est donné : Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux (Seuil 2026) ne suit pas une simple linéarité, il se déploie comme un fil à la fois fragile et tenace, que le lecteur doit saisir afin de recomposer l’écheveau complexe de ce récit. Car entre mémoire, défense et résistance, Judith Godrèche ne se contente pas de

Simona Crippa
il y a 3 jours


Lamine Ammar-Khodja fait l’éloge du « GPS algérien »
« On a tous un Algérien en nous » dit Bun Hay Mean dans un sketch… « L’Algérien, c’est ce sentiment de se dire que… Cette soif de liberté en fait, qu’il y a un monde plus grand que nous, qui essaie de nous "écraser", nous exploiter et qui se dit, mais NON, viens, on se lève ». Todd Sheppard, préface Né en 1983 à Alger, Lamine Ammar-Khodja est venu en France en 2002. Plus connu comme cinéaste que comme auteur, il se lance dans l’écriture en éditant, conjointement aux éditi

Christiane Chaulet Achour
il y a 3 jours


Mettre ou ne pas mettre en scène ? Une conversation entre Arthur Nauzyciel & Eric Pessan
Dans le prolongement des Enjeux contemporains du mois de décembre et avant la mise en ligne de ces rencontres placées sous le signe de "Reprendre la parole", retour sur l'édition qui se plaçait sous le signe de Transmettre avec une très belle conversation entre Arthur Nauzyciel et Eric Pessan animée par Wolfgang Asholt.

Maison des écrivains et de la littérature
il y a 6 jours


Cracker l'époque : Marwan Mohammed
Épisode spécial enregistré en public à l’Université Rennes 2 le mardi 20 janvier 2026, dans le cadre des dix ans des Mardis de l’égalité, en partenariat avec le Service culturel de l’Université Rennes 2. À cette occasion, nous avons reçu le sociologue Marwan Mohammed pour un long entretien autour de son livre tout juste paru, C’était pas gagné ! De l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada (Éditions du Seuil, 2026). Dans cet épisode, nous retraçons le parcours de

Cracker l'époque
22 janv.


Jeanne Etelain : « La zone est une manière de diviser mais pour multiplier : composer l’espace en ménageant sa propre ouverture » (Zones)
Jeanne Etelain (C) DR Espace instable, lieu de passage, symptôme de crise et foyer d’invention : la « zone » est devenue l’un des mots clés de notre imaginaire contemporain. De Tarkovski aux ZAD, de la psychanalyse à l’écologie politique, cet entretien revient sur un essai philosophique qui fait de la zone un concept opératoire pour penser notre présent. Refusant la définition close, Jeanne Etelain propose une enquête transdisciplinaire sur ces espaces indéterminés qui déplac

Fabien Aviet
21 janv.


Matthias Zschokke : Un arrondi de l'infini (Pierre le Gris)
Matthias Zschokke (c) DR Nous connaissons tous le principe visuel nommé vase de Rubin. Popularisé notamment par les images d'Épinal, il s'agit d'un dessin en apparence évident – comme un vase –, mais qui en y regardant de plus près cache d'autres formes — par exemple des têtes de profil qui se regardent. Une fois ces nouvelles formes aperçues, elles prennent pour ainsi le devant de la scène de notre regard et le dessin initial n'est plus du tout aussi évident. Tel semble êt

Guillaume Augias
21 janv.


Alain Blottière : « En commençant par nous priver de ciel étoilé, Elon Musk, à dessein, prépare la fin de notre vie sur la terre voire notre extinction définitive » (Le ciel a disparu)
ALAIN BLOTTIERE ©Edouard_Monfrais-Albertini En 2026, dans une oasis égyptienne, par une nuit de pleine lune, un écrivain de soixante-quinze ans contemple le ciel étoilé lorsque le passage des satellites Starlink vient lui gâcher ce spectacle féerique. Il décide alors de tuer Elon Musk. Le récit de son projet alterne avec le commentaire qu’en fait son petit-fils adoptif, vingt-cinq ans plus tard. Au-delà du réquisitoire contre le milliardaire étatsunien, dont la dangerosité d

Cécile Vallée
20 janv.


Julia Lepère : « La poésie ne m’a jamais quittée mais il me fallait également créer de toutes pièces ce monde qui n’existait encore nulle part ailleurs » (La Mer et son double)
Julia Lepère (c) Astrid de Crollalanza./Editions du sous-sol Gothique, baroque et envoûtant : voilà des termes bien rares qui disent par leur force le véritable plaisir qui se manifeste après lecture du premier roman de Julia Lepère, La Mer et son double qui vient de paraître aux Editions du sous-sol. Si on connaît son autrice par sa poésie, ce récit se singularise par l’histoire conjointe d’une naufragée recueillie en haute mer sur un navire au moment même où vient d’y dispa

Johan Faerber
19 janv.


Rencontre autour de Frantz Fanon, Alger, décembre 2025
L’année de commémoration de la naissance de Fanon dans son île de Martinique en 1925 vient de se terminer. Les colloques, rencontres, mises en scène de ses textes, films, créations de toutes sortes ont été nombreux et la synthèse n’en est pas encore faite. Ses deux pays, de naissance, la Martinique, et d’adoption, l’Algérie, n’ont pas été en reste et leurs apports sont encore à connaître. Le média numérique Twala a choisi de commémorer, les 6 et 7 décembre 2025, le centenair

Faïka Medjahed
19 janv.


Filmer la musique : une conversation avec Bruno Monsaingeon
Comment filmer la musique ? Une question ardente qui se place au coeur de l'entretien que David Christoffel mène avec Bruno Montsaingeon. Une conversation des Enjeux Contemporains qui, en 2024, portaient sur la question de la transmission, et en particulier à l'pccasion de cet échange sur la transmission des films musicaux.

Maison des écrivains et de la littérature
16 janv.


Cracker l'époque : Agnès Giard (épisode 2)
Cette semaine nous avons le plaisir de recevoir Agnès Giard, anthropologue et journaliste, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : Les amours artificielles au Japon: Flirts virtuels et fiancées imaginaires (Albin Michel) Au Japon, de plus en plus de personnes se déclarent en couple avec des personnages de fiction issus des mangas ou des jeux-vidéos. Loin d’être fous, ces « ficto-sexuels » tentent de réinventer l’amour en rejetant les rôles traditionnels associés

Cracker l'époque
15 janv.


Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
14 janv.


MM & BB : le miroir se souvient
MM & BB by Andy Warhol © IABG « Marilyn était pour partie une reine, pour partie une enfant misérable, parfois à genoux devant son propre corps, parfois au comble du désespoir à cause de lui. » Arthur Miller « La Reine Bardot se tient juste là où finirait la morale et, à partir de quoi la jungle serait ouverte, de l’amoralité amoureuse. Un pays d’où l’ennui chrétien est banni. » Marguerite Duras Casque d’or bleu blanc rouge et canicule blonde made in USA, Brigitte Bar

Benoit Gautier
14 janv.


Dahlia de la Cerda : « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit» (Mexico Médée)
Dahlia de la Cerda (c) Editions du Sous Sol « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit mais je peux encore changer mon présent, si c'est une femme qui écrit ce présent, et qu'elle m'aide à me racheter, qu'elle me donne de la profondeur, qu'elle me rend complexe avec mes erreurs mais aussi des vertus. » ( Mexico Médée ) C’est ce que propose Dahlia de la Cerda dans cette sorte de fanfiction féministe et mexicaine du mythe de Médée. On retrouve

Cécile Vallée
13 janv.


La commode comme catalyseur de fiction : Olivia Ruiz, Laurent Mauvignier
« Se taire et brûler de l’intérieur est la pire des punitions qu’on puisse s’infliger » Federico Garcia Lorca Dans leur édito du 5 janvier 2026 , Simona Crippa et Johan Faerber tracent les grandes lignes de ce qui leur apparaît comme des dominantes et des convergences des romans disponibles à cette rentrée d’hiver. Ils la mettent en écho avec « l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ». Le prix Goncourt s’est imposé avec co

Christiane Chaulet Achour
13 janv.


Julien Viteau : « Être reconnaissable pour ce qu’on a écrit mais aussi ce qu’on n’a pas écrit, c’est quand même quelque chose, non ? » (Chiens)
Julien Viteau (c) Laurent Fiévet Assurément, une des très grandes et très fortes révélations de cette rentrée d’hiver : difficile de penser autrement après avoir lu le remarquable premier roman de Julien Viteau, Chiens qui vient de paraître chez Verdier. Dans un récit ramassé, à la voix incandescente, Viteau raconte l’été 1985, celui de ses quinze ans, l’adolescent qu’il fut dans un été au Touquet qui « sentait le chien mouillé ». Un récit autobiographique mais pas uniquement

Johan Faerber
12 janv.
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