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Pierre de Valévoux : Le titre, d’ailleurs (N’est-ce pas le livre en question ?)
Il y a eu Le livre des questions d’Edmond Jabès*, puis son homonyme, un texte pour enfant de Pablo Neruda**. Il y a, désormais, N’est-ce pas le livre en question ?, un nouvel OLNI, Objet Littéraire Non Identifié (ou presque) non paginé, d’un certain Pierre de Valévoux, dont nous ne dirons pas qui il est, car là n’est pas le sujet, et que, par ailleurs, plusieurs indices sur son NOM (et son mystère ?) vous sont donnés au cours de votre lecture. Comme ce « combien de pierres va

Jules Vipaldo
il y a 1 jour


« Si on ne fait rien où on va ? » se demandent Blanches et Nour, les deux héroïnes de Nadia Daam et Gwendoline Soublin
Une pièce de théâtre sur des ovnis vus en pleine nuit, et un récit sur la disparition volontaire de femmes. Nadia Daam et Gwendoline Soublin déplient, chacune à leur manière, la violence aussi bien faite aux femmes qu'absorbée par elles. Que ce soit la violence des tâches répétitives pour une aide à domicile en milieu rural, ou le choix de plusieurs d'entre elles de disparaître, les femmes de ces ouvrages sont farouches, et armées. * Il y a Nour, 55 ans, et aide à domici

Apolline Limosino
il y a 3 jours


Xavier Le Clerc : Retour sur le "passé" colonial (Le garçon ébloui)
Napalm, essais nucléaires : dans ce nouveau roman, Xavier Le Clerc affronte une fois encore l’Histoire de la France coloniale dans son versant le plus difficile à raconter. Le romancier n’est pas un inconnu puisqu’il a déjà publié, depuis 2008, quatre romans. C’est celui de 2022 qui l’a fait véritablement connaître, Un homme sans titre, pour lequel il obtient quatre prix littéraires ; puis en 2024, Le Pain des Français, Prix Eve Delacroix de l’Académie Française 2026. Né en

Christiane Chaulet Achour
il y a 6 jours


Asmaa Azaizeh : Journal d’un corps en temps de guerre (Ne me croyez pas si je vous parle de la guerre)
Asmaa Azaizeh (c) Dirk Skiba Dans la postface de sa traduction du troisième recueil d’Asmaa Azaizeh, l’universitaire et traducteur marocain Chakib Ararou a raison d’inviter le lectorat à ne pas réduire ce livre à « un texte de circonstance » ni à « la chronique événementielle du drame palestinien ». Dès l’injonction paradoxale du titre, la tentation est en effet grande de lire la poésie d’Azaizeh à travers le seul prisme de la guerre génocidaire qui se poursuit à Gaza, malgr

Khalid Lyamlahy
5 août


Elke de Rijcke : Une poétique écologique du vivre « avec » (Paradisiaca. Un Lac-Opéra)
Elke de Rijcke (c) Elke de Rijcke Il existe des livres qui se donnent d'emblée et d'autres qui semblent se transformer à chaque nouvelle lecture. Paradisiaca. Un Lac-Opéra appartient à cette seconde catégorie. À chaque retour au récit, une nouvelle image surgit, une vocalité se glisse, une autre strate de sens (du sensible) apparaît, comme si l'œuvre elle-même demeurait ouverte. Le livre d'Elke de Rijcke compose une expérience de lecture-écoute, où le lac de Constance devien

Coral Nieto Garcia
3 août


Les Collatérales de Lagrasse : Chacun chez soi
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour :Chacun chez soi Programme ici

Johan Faerber
31 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : Maisons Closes
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour : Maisons Closes Programme ici

Johan Faerber
30 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : Maison neuve
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour : Maison neuve Programme ici

Johan Faerber
29 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : regagner son foyer
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour :Regagner son foyer Programme ici

Johan Faerber
28 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : la maison, vite
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour : La maison, vite Programme ici

Johan Faerber
27 juil.


Séverine Daucourt : précis merveilleux de résistance sociale (Le Monsieur)
Séverine Daucourt (c) DR Dans son premier roman, Séverine Daucourt fait le choix de la densité, de la profondeur, et du merveilleux. Un pari risqué, qui porte cependant ses fruits : Le Monsieur se déploie comme un kaléidoscope dont l’économie et la cohérence littéraires permettent une exploration de problématiques contemporaines plurielles et essentielles. Par la médiation du conte, l’écrivaine met notamment sur la table le féminisme, la critique de l’âgisme, du mépris de cl

Pauline de Toffoli
27 juil.


Romain Gary et le patriotisme zombie
Dans un certain sens, c’est une consécration. Une citation qui circule depuis des années sous de multiples formes se trouve enfin inscrite en blanc sur fond noir, avec la photographie de l’auteur et le logo bien visible du quotidien Le Figaro. Nous sommes en novembre 2023, et l’extrait du roman de Romain Gary Éducation Européenne tout droit sorti de l'après-guerre nous avertit que “Le patriotisme, c’est l’amour des siens. Le nationalisme, c’est la haine des autres”. Pouvai

Jean-Luc Florin
24 juil.


D’engagement en exil : récits de vie d’Algériens
Marie-Joëlle Rupp, fille de l’internationaliste Serge Michel, a raconté en 2023 chez le même éditeur, le retour dans sa vie de ce père absent dans, Le Retour de l’Africain blanc. Naît alors son désir de comprendre pourquoi il avait sacrifié sa famille à ce pays. Une des clefs possibles… écouter des Algériens vivant en France pour saisir la diversité d’une Algérie trop souvent figée dans des clichés approximatifs : « Aujourd’hui encore, Français et Algériens continuent à se mé

Christiane Chaulet Achour
22 juil.


Penser, lutter, résister (Théories féministes)
Camille Froidevaux-Metterie (c) Bénédicte Roscot/Le Seuil Avec Théories féministes, Camille Froidevaux-Metterie propose bien davantage qu’un ouvrage de référence : elle offre une cartographie indispensable des pensées qui, depuis plusieurs siècles, travaillent à rendre visibles les mécanismes de domination patriarcale. Ce collectif rassemble une pluralité de voix et de traditions — féminismes matérialistes, intersectionnels, décoloniaux, queer, réflexions sur le corps, la se

Simona Crippa
20 juil.


Rachida Brakni : Kaddour
Rachida Brakni (c) DR La conjonction Algérie/père sous la plume d’une fille est assez fréquente dans la littérature française pour ne pas nous étonner quand on découvre Kaddour de Rachida Brakni. Dans son récit, se joue un lamento musclé au moment de la disparition du père qui rappelle des récits antérieurs et, en particulier, l’un d’eux de 1989 qui vient d’être réédité, Une fille sans histoire de Tassadit Imache. Ces œuvres nous invitent à réfléchir à leur place et à leur p

Christiane Chaulet Achour
17 juil.


Émilie Ollivier : Chanter Duras (Les Chansons de Marguerite Duras)
(c) Simona Crippa Choisir la chanson comme voie d’accès à l’œuvre de Marguerite Duras est une entreprise aussi légitime que délicate, l’évidence du motif pourrait en effet dissimuler sa profondeur car la chanson traverse toute l’œuvre durassienne, accompagne les récits, surgit au théâtre, structure en décalé l’expérience cinématographique, fait revenir des voix disparues et donne une forme sensible à ce qui, chez Duras, relève toujours de la perte, de l’absence et de la mémo

Simona Crippa
15 juil.


Laurine Roux : « Ce repos, n'est-ce pas la justice ? » (Trois fois la colère)
Laurine Roux (c) Eléonore Wallet D'abord, un titre qui cueille : trois fois la colère. Une colère qui s'annonce par le constat tranchant de sa somme. Ensuite, la première phrase du roman : « Le sac brinquebale contre le flanc du cheval ». À l'intérieur de ce sac, une tête coupée. D'emblée nous savons de qui est la tête « prisonnière du chanvre » : celle d'Hugon de Bure, dit Hugon le Terrible, actuel roi. Et nous savons qui l'a tranché : la cavalière adolescente appelée Miou,

Apolline Limosino
13 juil.


Élodie Pinel : Nos colères comme force vive (Folles furieuses. Que faire de nos colères ?)
Elodie Pinel (c) DR Dans Folles furieuses. Que faire de nos colères ? Élodie Pinel propose un essai qui tient à la fois du manuel de féminisme et de l’outil à brandir au quotidien. Elle y explore une colère féminine qui ne relève ni de l’accident ni de l’excès, mais d’une expérience politique du monde. Loin d’être une émotion honteuse ou à réprimer, la colère apparaît ici comme une force de lucidité, capable de déchirer le voile des dominations et de transformer l’indignatio

Simona Crippa
8 juil.


Isis Labeau-Caberia : L’avenir du passé (Chères ancêtres - Contre-histoire des résistances féminines et anticoloniales)
« Je prends conscience non seulement de la proximité troublante de ce passé servile, mais surtout, de l’amnésie tenace qui l’enserre » Comment vivre aujourd’hui ? En tissant profondément les liens avec les femmes du passé, esclavisées, dominées, qui ont su inventer des stratégies de résistances pouvant inspirer nos luttes d’aujourd’hui. En ce printemps 2026, Isis Labeau-Caberia offre une recherche et une exploration intime du rapport que chacun.e peut entretenir avec un

Christiane Chaulet Achour
6 juil.


Rêver le paysage & faire commun ?« La Cerisaie » – Aurélie Van Den Daele
(c) Thierry Laporte La Cerisaie – dernière pièce de Tchekhov parue en 1903 et, sûrement, la plus parfaite – s’écrit à la lisière d’une ère nouvelle et s’étend à perte de vue sur le paysage théâtral depuis plus de 120 ans, tout en faisant du basculement le cœur de sa dramaturgie. Aurélie Van Den Daele, la directrice du Théâtre de l’Union – CDN du Limousin, s’en empare avec une troupe de comédien.nes époustouflante, capable de faire vraiment de ce lieu mythique le centre i

Delphine Edy
29 juin
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