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Cracker l'époque : Benjamin Lévy

Photo du rédacteur: Cracker l'époque
Cracker l'époque
il y a 11 minutes
1 min de lecture


Face aux débordements des mouvements sociaux, le débat médiatique s’affole. On cherche les « auteurs de la violence », on réclame leur condamnation. Mais quelle place reste-t-il pour comprendre ce qui se joue ?


À Cracker l’époque, nous avons souhaité déplacer la discussion avec Benjamin Lévy, psychologue clinicien et psychanalyste, auteur de Violence et culture. La vie sociale des pulsions (Éditions d’Ithaque, 2026).


Nous aimons croire que la culture nous protège de la violence. Elle peut pourtant l’organiser, lui donner des cibles et les moyens du carnage. Elle nous apprend à retenir nos coups, mais aussi à nous croire juste lorsque nous les portons. Le fasciste se veut du côté de la discipline, de la justice et de l’ordre. À ses propres yeux, il est le citoyen modèle, celui qui lutte contre la décadence. Comment en vient-on à faire souffrir autrui avec le sentiment d’accomplir son devoir ?


En faisant dialoguer psychanalyse et sciences sociales, cet entretien interroge ce que les projets fascistes offrent à ceux qu’ils séduisent. Quel plaisir trouve-t-on à obéir à un chef ? Quelle puissance éprouve-t-on à s’en prendre à ceux qu’il désigne ? Et surtout, comment ouvrir d’autres issues à notre agressivité, sans étouffer la colère qui réclame justice ?



A écouter ici :







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