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Cracker l'époque : Mathilde Blézat (épisode 2)

  • Photo du rédacteur: Cracker l'époque
    Cracker l'époque
  • il y a 4 heures
  • 2 min de lecture



Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir Mathilde Blézat, autrice et journaliste, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage Si on s’arrête, le monde s’arrête : manifeste pour la reconnaissance du travail gratuit, paru en 2026 aux éditions La Déferlante.


Ce livre part d’un constat : si les mères, les retraitées, les travailleur·ses de l’aide à domicile et du nettoyage, ainsi que toutes les personnes qui prennent soin des autres faisaient grève, le monde ne fonctionnerait plus. Or, ce travail « reproductif », qui permet d’assurer la perpétuation de la vie (cuisiner, élever les enfants, nettoyer le foyer), est souvent effectué gratuitement ou très peu rémunéré.


Qui sont alors ces travailleur·ses peu reconnu·es et peu, voire pas du tout, payé·es ? Dans cet ouvrage, Mathilde Blézat met en lumière les multiples formes de travail reproductif invisibilisées, y compris celles réalisées par les enfants, les personnes handicapées, trans’ ou racisées. À rebours du mythe néolibéral de l’autonomie individuelle, elle rappelle que nous sommes toutes et tous interdépendant·es pour survivre. Il est donc urgent d’assurer une répartition plus juste du travail reproductif, ainsi qu’une meilleure rémunération.Pour cela, le collectif La Syndicale — auquel participe l’autrice — propose une multitude d’outils et de stratégies pour lutter : un syndicalisme de la vie quotidienne, où la grève, le sabotage ou encore la collectivisation ouvrent des pistes pour repenser notre rapport au travail reproductif.


Mathilde Blézat est journaliste et autrice, spécialisée dans les questions d’éducation, d’autodéfense féministe et de handicap. Elle a participé à l’écriture du manuel Notre corps, nous-mêmes (Hors d’atteinte, 2020) et publié Pour l’autodéfense féministe (Éditions de la dernière lettre, 2022).



Episode à écouter ici :



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