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  • Photo du rédacteurJohan Faerber

Mirwais : « La vie d’un artiste est forcément plus complexe qu’une chronologie approximative »


Mirwais (c) Mirwais

Afin d’explorer plus avant les liens entre littérature & Musique, Mirwais a accepté pour Collateral de se soumettre à un questionnaire dans lequel il nous ouvre sa bibliothèque et y dévoile ses goûts en littérature. Entre Dostoïevski et Philip K. Dick, c’est également l’occasion d’approfondir encore la lecture de son superbe Taxi-Girl.


Quand et comment avez-vous découvert la littérature ?

Au collège je crois. Les grands classiques français.

 

Quel est le premier livre dont la lecture vous a particulièrement marqué ?

Dostoïevski. Crime et châtiment.

 

Y a-t-il un livre dont vous pouvez dire qu’il a changé votre vie ?

Siva de Philippe K. Dick

 

Quel livre vous a donné envie d’écrire ?

Mishima, sa tétralogie « La Mer de la Fertilité ». Je l’ai lu étant jeune. Mishima n’est pas mon écrivain favori, on pourrait lui reprocher certaines choses sur le plan strictement littéraire, mais écrire une œuvre telle que « La Mer de la Fertilité »  est une chose si inspirante.

 

Y a-t-il une biographie ou autobiographie de musicien que vous appréciez particulièrement ?

Personne ne sortira d’ici vivant. De Jerry Hopkins et Daniel Sugerman. 1980.

 

Inversement, y a-t-il une biographie ou autobiographie de musicien que vous détestez particulièrement ?

La plupart des autobiographies sont ennuyeuses et procèdent de la même façon. J’en lis très peu mais il m’arrive d’en parcourir quelques pages et j’ai l‘impression que l’auteur cherche à me raconter la même histoire ultra simple à chaque fois. La vie d’un artiste est forcément plus complexe qu’une chronologie approximative.

 

Quelle autrice ou quel écrivain contemporains aimez-vous ?

Bret Easton Ellis.

  

Un modèle littéraire en particulier a guidé l’écriture de Taxi-Girl ?

Pas vraiment, je cherchais une façon inhabituelle de raconter l’histoire d’un groupe. Mais disons qu’il m’était impossible de ne pas emprunter ce que j’appellerai le « véhicule Burroughsien ». Mais ça n’intervient qu’au début, pour lancer la machine.

Donc, William Burroughs et les écrivains de la Beat Generation pour le début. Surtout pour décrire le chaos outrancier qui accompagna la création de Taxi-Girl. Et aussi un  peu de Burgess pour le mélange d’argot et de novlangue.





Mirwais, Taxi-Girl : 1978-1981. Le Show-Business « LSB », The Music Trilogy : tome 1, éditions Séguier, mars 2024, 256 pages, 21 euros

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