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Jonas Sollberger : « La fuite me fascine, peu importe ce qui nous fait fuir » (Viens Elie)
Jonas Sollberger (c) Zazzo/Minuit Aucun doute possible : avec Viens Elie, son premier roman qui paraît chez Minuit, Jonas Sollberger signe l'un des textes les plus puissants de cette rentrée d'hiver. La veille de partir pour le recrutement militaire, le jeune Elie s'aventure dans la forêt qui entoure la maison familiale avec son oiseau, Moïse. Mais l'oiseau s'enfuit. Il disparaît. Débute alors une recherche de plus en plus fiévreuse qui ressemble à une fuite avant. Roman poét

Johan Faerber
2 févr.


Jeanne Etelain : « La zone est une manière de diviser mais pour multiplier : composer l’espace en ménageant sa propre ouverture » (Zones)
Jeanne Etelain (C) DR Espace instable, lieu de passage, symptôme de crise et foyer d’invention : la « zone » est devenue l’un des mots clés de notre imaginaire contemporain. De Tarkovski aux ZAD, de la psychanalyse à l’écologie politique, cet entretien revient sur un essai philosophique qui fait de la zone un concept opératoire pour penser notre présent. Refusant la définition close, Jeanne Etelain propose une enquête transdisciplinaire sur ces espaces indéterminés qui déplac

Fabien Aviet
21 janv.


Julia Lepère : « La poésie ne m’a jamais quittée mais il me fallait également créer de toutes pièces ce monde qui n’existait encore nulle part ailleurs » (La Mer et son double)
Julia Lepère (c) Astrid de Crollalanza./Editions du sous-sol Gothique, baroque et envoûtant : voilà des termes bien rares qui disent par leur force le véritable plaisir qui se manifeste après lecture du premier roman de Julia Lepère, La Mer et son double qui vient de paraître aux Editions du sous-sol. Si on connaît son autrice par sa poésie, ce récit se singularise par l’histoire conjointe d’une naufragée recueillie en haute mer sur un navire au moment même où vient d’y dispa

Johan Faerber
19 janv.


Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
14 janv.


Julien Viteau : « Être reconnaissable pour ce qu’on a écrit mais aussi ce qu’on n’a pas écrit, c’est quand même quelque chose, non ? » (Chiens)
Julien Viteau (c) Laurent Fiévet Assurément, une des très grandes et très fortes révélations de cette rentrée d’hiver : difficile de penser autrement après avoir lu le remarquable premier roman de Julien Viteau, Chiens qui vient de paraître chez Verdier. Dans un récit ramassé, à la voix incandescente, Viteau raconte l’été 1985, celui de ses quinze ans, l’adolescent qu’il fut dans un été au Touquet qui « sentait le chien mouillé ». Un récit autobiographique mais pas uniquement

Johan Faerber
12 janv.


Théo Casciani : « Il me fallait ouvrir un univers parallèle pour pouvoir ausculter ce qui se cache derrière notre réalité » (Insula)
Théo Casciani (c) Jules Moskovtchenko/POL Aucun doute possible : avec Insula, Théo Casciani signe un des récits les plus puissants de cette rentrée d’hiver, et sans doute de ces dernières années. Après le remarquable Rétine, ce second roman propose un éblouissant et émouvant récit qui, dans un futur imminent dominé par l’extrême droite, voit l’apparition d’un curieux jeu de réalité virtuelle baptisé Insula. A cette enquête autour de la dimension nouvelle qu’offre ledit jeu se

Johan Faerber
7 janv.


Pauline Peyrade : « Je ne voulais pas que l’écologie soit le sujet du livre, mais qu’elle le structure, qu’elle en soit la forme » (Les Habitantes)
Pauline Peyrade (c) Mathieu Zazzo/Editions de Minuit Beau et fort : voilà ce qui vient spontanément à l’esprit après avoir refermé Les Habitantes, le second roman de Pauline Peyrade qui vient de paraître aux Editions de Minuit. Après le fulgurant L’Âge de détruire, couronné par le Goncourt du premier roman et en parallèle d’une riche carrière dramaturgique, la jeune autrice signe un singulier et très riche récit, celui d’Emily qui, recluse et solitaire, vit dans la forêt en

Johan Faerber
5 janv.


Charles Coustille : « Ce qui est le plus perturbant, c’est l’invasion de notre société par le vocabulaire du management » (Bilan de compétences)
Charles Coustille (c) Jean-François Paga/Grasset Enlevé, drôle, léger mais aussi profondément politique : impossible, à la veille de ces vacances de fin d'année, que vous ne lisiez pas l'excellent premier roman de Charles Coustille, Bilan de compétences qui vient de paraître chez Grasset. Au fin fond de la Seine-et-Marne, à Coulommiers, un jeune enseignant, Charles C, se prend de passion pour une collègue qu'il entreprend de séduire via les applications de rencontres en usant

Johan Faerber
15 déc. 2025


Sophie Loizeau : "Ce que je souhaite, c'est que de plus en plus de terres soient mises à l'abri de toute prédation humaine"
Sophie Loizeau (c) Collection particulière Sophie Loizeau est poète, elle vit à Versailles. Son œuvre, constituée d’une quinzaine de livres, est marquée par la présence de la nature et des animaux qu’elle défend. Une nature qui fraye le fantastique et le mythologique, avec l’art sous toutes ses formes, avec le désir et la sexualité. Collateral vous propose d'ouvrir un dossier en deux temps : entretien et inédit de la poète autour de la question de la cause animale. Entretien,

Lorna Blum
10 déc. 2025


Marie Virolle : « Défendre une littérature traversée par la voix plurielle des dominé.e.s » (Revue A littérature-action)
Dans la continuité du Salon de la Revue qui s’est tenu le 11 & 12 octobre 2025 à la Halle des Blancs-Manteaux à Paris, Collateral a souhaité aller poser quelques questions à Marie Virolle qui dirige depuis 2018 la revue A littérature-action (anciennement Algérie Littérature/Action , de 1996 à 2017) . Dans le paysage politique actuel fragmenté, morne et surtout fascisant, la force de sa parole et la clarté de son engagement ont ouvert une perspective qui redonne à la politiqu

Simona Crippa
8 déc. 2025


Florence Pazzottu : « Pasolini retourne la désillusion ou l’échec pour en faire un nouveau vecteur d’invention » (Sur Transhumaner et organiser de Pasolini)
Pier Paolo Pasolini (c) DR Pour la première fois en français, Transhumaner et organiser est le dernier recueil poétique publié par Pier Paolo Pasolini de son vivant, en 1971 – quatre ans avant son assassinat. Œuvre hybride, littéraire et politique, traversée de colère et de moquerie, de fulgurances solaires et d’images fragmentées, ce texte est longtemps resté absent du paysage littéraire français. Sa traduction intégrale s’inscrit aujourd’hui dans un regain d’intérêt manife

Fabien Aviet
3 déc. 2025


Hervé Castanet : « Parce que, de la littérature, nous avons à prendre de la graine »
Hervé Castanet (c) DR Jean-Michel Devésa : Nous ne nous lisons pas seulement, nous nous connaissons depuis très bientôt quinze ans. Nous nous sommes rencontrés à la faculté des lettres de l’université de Dijon lors d’un colloque consacré à Jean Genet, j’y présentais une communication que j’avais, en jouant – en potache – sur la polysémie, intitulée « Jean Genet ou la beauté du mal dans Journal du voleur ». C’était le 2 décembre 2010. En vous écoutant alors, j’ai immédiateme

Jean-Michel Devésa
24 nov. 2025


Julien Marsay : "Être queer, c’est de facto exister différemment dans le monde social : survivre à ce monde, le subvertir et en penser un autre" (Queers)
Julien Marsay (c ) donhovann_visuals Il faut lire Queers : riposter à l'insulte de Julien Marsay qui vient de paraître chez Payot : on ne saurait formuler plus clairement l'impératif politique et social de devoir prendre connaissance de cette stimulante réflexion sur ce qu'est être Queer aujourd'hui. Une urgence emporte notre temps : celle de devoir lutter cotnre l'extrême droite et de pouvoir poser des zones de dissidences, des axes de reconnaissance et des défenses face à

Johan Faerber
19 nov. 2025


Bérénice Hamidi : « Les œuvres ont une part de responsabilité majeure dans la perpétuation de la culture du viol et de l’inceste » (Le Viol, notre culture)
Berenice Hamidi (c) DR Chercheuse en arts du spectacle et professeure à l’Université Lumière Lyon 2, Bérénice Hamidi explore depuis plusieurs années la manière dont nos représentations collectives façonnent les rapports de domination. Ses recherches croisent analyse esthétique, sociologie et histoire des politiques culturelles dans une perspective intersectionnelle. Dans Viol, notre culture , son essai aussi lucide que fulgurant publié aux Éditions du Croquant en mai 2025, e

Simona Crippa
17 nov. 2025


Nathalie Quintane : "La littérature, ça n’arrête pas le sens, ça le cherche" (Soixante-dix fantômes)
Nathalie Quintane (c) Hélène Bamberger/POL Autant le dire sans attendre : avec Soixante-dix fantômes (choses vues) qui vient de paraître à La Fabrique, Nathalie Quintane signe sans doute à la fois l'un des forts textes de ces dernières années et l'un des plus puissants politiquement. En 61 flashes, Quintane propose au quotidien de saisir ces manières d'apparitions inquiétante d'un fascisme qui, tout sauf ordinaire, finit pourtant par s'emparer des moindres situations au jour

Johan Faerber
3 nov. 2025


La revue RADICAL(E) : "Nous avons choisi de publier des autrices pour donner à entendre une polyphonie de femmes"
Affiche du dernier numéro d'été 2025, (Radical)age. Avec RADICAL(E), Guylaine Monnier & Amélie Guyot offre une revue riche de création et de réflexion sur l'acte poétique même tel qu'il peut s'élaborer au féminin. En effet, c'est une véritable polyphonie de femmes qui se déploie sous forme poétique, sous forme plastique dans une revue qu'on ne peut que suivre avec ferveur. Collateral ne pouvait manquer dans sa Quinzaine des revues d'interroger Guylaine Monnier sur ce projet

Johan Faerber
15 oct. 2025


La revue Savoir/Agir : "Nous souhaitons faire réagir celles et ceux qui pâtissent de la confiscation du pouvoir par les élites"
Créée en 2007, Savoir/Agir s'est imposée au fil des années comme l'un des lieux de réflexion les plus stimulants. Un lieu double : celui de l'interrogation toujours relancée du savoir. Un lieu également qui imagine les modalités d'action possible pour que politiquement le pouvoir ne soit plus confisqué. Le savoir comme émancipation : il n'en fallait pas davantage à Collateral pour interroger l'équipe de Savoir/Agir dans le cadre de notre Quinzaine des Revues. Comment est né

Johan Faerber
14 oct. 2025


La revue Figures Migrantes : "Nous assumons de proposer de nouveaux récits face aux violences des discours médiatiques qui pèsent sur les récits migratoires"
Toute jeune revue, Figures migrantes s'impose par son premier numéro par une double volonté, politique car littéraire, de proposer face...

Johan Faerber
13 oct. 2025


La revue Bifurcation/s : “Nous sommes à l’opposé de la culture du « clash », ce qui ne veut pas dire que nos positions ne sont pas fortes”
A l'occasion du Salon de la Revue dont Collateral est le partenaire, et pour la Quinzaine des Revues, coup de projecteur sur l'excellente...

Johan Faerber
10 oct. 2025


La revue OUF : "L’action artistique ne se substitue pas à l’action politique et à la lutte"
A l'occasion du Salon de la Revue dont Collateral est le partenaire, et pour la Quinzaine des Revues, coup de projecteur sur OUF. Toutes...

Johan Faerber
8 oct. 2025
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