top of page


Mascare : « Je ne souhaite pas être un étendard, je ne porte pas la mémoire de tous les harkis, de tous les humiliés, j’ajoute ma pierre à l’édifice » (Belgazou)
Mascare (c) Teresa Suarez C’est sans doute l’un des plus grands chocs littéraires de cette saison sinon de ces dernières années : avec Belgazou, son premier texte qui paraît chez Corti, Mascare signe une véritable déflagration. A mi-chemin entre l’enquête personnelle et l’investigation généalogique, Mascare fore la mémoire des siens, celle d’une petite-fille de harki qui porte le poids de « la déjà vieille guerre des années 60, 1960 ». Au cœur d’un pays déchiré par l’extrême

Johan Faerber
il y a 2 jours


Emma Marsantes : « Ce qui me captive dans l’écriture de Duras, c’est l’obscurité du réel qui reste supérieure au récit que l’on peut en faire »
Emma Marsantes (c) Marie C. Avec Une mère éphémère, son premier roman paru chez Verdier, Emma Marsantes s’est imposée comme l’une des révélations de la rentrée littéraire de 2022, confirmée avec éclat dans son second récit, Les Fous sont des joueurs de flûte paru en 2024 . Langue acérée et heurtée, univers de la violence intime et de la sidération, puissance de la diction, l’intime politique de l’univers d’Emma Marsantes n’est pas sans évoquer l’univers de Marguerite Duras

Emma Marsantes
11 mars


Colette Fellous : « L’impossible aura toujours été la recherche principale de Duras, le point de départ de tous ses livres »
Colette Fellous (c) DR Evoquer la résonance contemporaine de Marguerite Duras, c’est immanquablement rencontrer le chemin riche et généreux de Colette Fellous. Si la romancière a pu directement en convoquer la présence amicale dans son très beau Le Petit foulard de Marguerite D., l’ensemble de son œuvre a su en recueillir et accueillir la résonance aimante. Pour Collateral, Colette Fellous qui vient de faire paraître Quelques fleurs revient sur ce qui la lie à Duras. Comme

Colette Fellous
10 mars


Philippe Vilain : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est son pouvoir de produire une parole transcendante, prompte à atteindre la puissance du mythe »
Philippe Vilain (c) DR Philippe Vilain est écrivain, éditeur et enseignant à l'université Naples Federico II, il anime l’atelier d’écriture « S’écrire » centré sur ses préoccupations romanesques et théoriques. Auteur de l’essai Dans le séjour des corps à propos de Duras, il a publié à la rentrée d'hiver dernière Mauvais élève aux Editions Robert Laffont. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ? Quel a é

Philippe Vilain
10 mars


Marielle Hubert : « L’œuvre de Duras est certainement le soutien le plus précieux qui puisse être quand on est autrice ou auteur »
Marielle Hubert (c) Aurélie Foussard Pour ouvrir cette seconde semaine des 30 ans après la disparition de Duras, retour avec Marielle Hubert sur l'influence de l'autrice du Ravissement de Lol V. Stein. Pour l'autrice des remarqués Ceux du noir et Il ne faut rien dire avant, dans quelques semaines, la parution de Selon toi, Duras s'offre comme une voix majuscule. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ?Quelle a

Marielle Hubert
9 mars


Antoine Wauters : « Quand je me suis mis à écrire, il y avait quelques personnes à mes côtés et Duras en faisait partie »
Antoine Wauters (c) Francesca Mantovani/Gallimard En moins d’une dizaine d’années, Antoine Wauters s’est imposé comme une des voix les plus remarquables du contemporain. De Nos mères jusqu’au Plus court chemin, le jeune écrivain fait entendre une parole qui se sent en amitié avec celle de Marguerite Duras. Collateral ne pouvait manquer de mesurer cet héritage de Duras en compagnie de l’auteur de Mahmoud ou la montée des eaux et Haute-Folie. Comment avez-vous découvert Margue

Antoine Wauters
9 mars


Ravir le cadavre (Sur 'Le Ravissement de Lol V. Stein' de Marguerite Duras)
Marguerite Duras (c) Gallimard Au soir de sa vie, lorsque au cœur de l’été trouvillais de La Vie matérielle, Marguerite Duras se confiera à Jérôme Beaujour sur ses écrits alors en cours mais désormais bientôt achevés, un personnage de la romancière reviendra dans sa bouche avec une singulière et troublante insistance : Lol V. Stein. Si, plus qu’aucune autre figure de l’œuvre durassienne, Lol V. Stein reparaît, fantôme parmi les fantômes, à la manière littérale d’une hantise

Johan Faerber
6 mars


Pauline Peyrade : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est le fait qu’elle transforme tout en écriture »
Pauline Peyrade (c) Zazzo/Minuit Avec L’Âge de détruire, prix Goncourt du premier roman 2023 et en cette rentrée d'hiver le magistral Les Habitantes , Pauline Peyrade a immédiatement su imposer une voix singulière, que son travail théâtral d’envergure avait déjà su déployer. Quoi de plus logique que de partir à la rencontre de la lauréate du prix Goncourt du premier roman pour évoquer, à la croisée de son travail romanesque et théâtral, le souvenir de Duras qui, 30 ans après

Pauline Peyrade
3 mars


Christophe Honoré : « Très vite, j’ai compris que c’était mal vu de lire Duras »
Christophe Honoré (c) Marie Rouge Impossible pour ouvrir notre dossier « Duras, 30 ans après » de ne pas nous tourner vers Christophe Honoré dont l’œuvre aussi bien littéraire que cinématographique interpelle régulièrement la mémoire durassienne et en résonne vivement. Du personnage de Marguerite Duras qu’il a mis en scène au théâtre en 2012 dans son formidable Nouveau Roman jusqu’au souvenir de son rythme dans la phrase de Ton Père, Duras revient au cœur du travail d’Honoré

Christophe Honoré
2 mars


Blandine Rinkel : « Ce qui me fascine le plus chez Duras : ces silences, son acuité, la nuit qu’elle transporte »
Blandine Rinkel (c) DR Pour évoquer Marguerite Duras à l'occasion des 30 ans de sa disparition, Collateral ne pouvait manquer d’aller à la rencontre de Blandine Rinkel le temps d’un entretien. La jeune romancière, autrice notamment du remarquable et terrible La Faille, un des récits majeurs de ces dernières années, évoque pour nous ce qui, aujourd’hui, appelle encore Duras dans son écriture. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de t

Blandine Rinkel
2 mars


Podcast Littératures sur paroles : "Recours au conte" avec Laure Gauthier
Collateral est très heureux de vous annoncer que chaque vendredi désormais vous pourrez retrouvez l'intégralité de la 16e édition des Enjeux Contemporains de décembre 2025 sous la forme d'un podcast des différentes interventions. Cette semaine, une des premières rencontres, celle de Laure Gauthier autour de son premier roman paru en 2024, Mélusine Reloaded aux éditions Corti. Un retour étonnant et inattendu de la figure de Mélusine, une féé qui, ici, va connaître un destin f

Laure Gauthier
13 févr.


Jonas Sollberger : « La fuite me fascine, peu importe ce qui nous fait fuir » (Viens Elie)
Jonas Sollberger (c) Zazzo/Minuit Aucun doute possible : avec Viens Elie, son premier roman qui paraît chez Minuit, Jonas Sollberger signe l'un des textes les plus puissants de cette rentrée d'hiver. La veille de partir pour le recrutement militaire, le jeune Elie s'aventure dans la forêt qui entoure la maison familiale avec son oiseau, Moïse. Mais l'oiseau s'enfuit. Il disparaît. Débute alors une recherche de plus en plus fiévreuse qui ressemble à une fuite avant. Roman poét

Johan Faerber
2 févr.


Julia Lepère : « La poésie ne m’a jamais quittée mais il me fallait également créer de toutes pièces ce monde qui n’existait encore nulle part ailleurs » (La Mer et son double)
Julia Lepère (c) Astrid de Crollalanza./Editions du sous-sol Gothique, baroque et envoûtant : voilà des termes bien rares qui disent par leur force le véritable plaisir qui se manifeste après lecture du premier roman de Julia Lepère, La Mer et son double qui vient de paraître aux Editions du sous-sol. Si on connaît son autrice par sa poésie, ce récit se singularise par l’histoire conjointe d’une naufragée recueillie en haute mer sur un navire au moment même où vient d’y dispa

Johan Faerber
19 janv.


Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
14 janv.


Julien Viteau : « Être reconnaissable pour ce qu’on a écrit mais aussi ce qu’on n’a pas écrit, c’est quand même quelque chose, non ? » (Chiens)
Julien Viteau (c) Laurent Fiévet Assurément, une des très grandes et très fortes révélations de cette rentrée d’hiver : difficile de penser autrement après avoir lu le remarquable premier roman de Julien Viteau, Chiens qui vient de paraître chez Verdier. Dans un récit ramassé, à la voix incandescente, Viteau raconte l’été 1985, celui de ses quinze ans, l’adolescent qu’il fut dans un été au Touquet qui « sentait le chien mouillé ». Un récit autobiographique mais pas uniquement

Johan Faerber
12 janv.


Théo Casciani : « Il me fallait ouvrir un univers parallèle pour pouvoir ausculter ce qui se cache derrière notre réalité » (Insula)
Théo Casciani (c) Jules Moskovtchenko/POL Aucun doute possible : avec Insula, Théo Casciani signe un des récits les plus puissants de cette rentrée d’hiver, et sans doute de ces dernières années. Après le remarquable Rétine, ce second roman propose un éblouissant et émouvant récit qui, dans un futur imminent dominé par l’extrême droite, voit l’apparition d’un curieux jeu de réalité virtuelle baptisé Insula. A cette enquête autour de la dimension nouvelle qu’offre ledit jeu se

Johan Faerber
7 janv.


Pauline Peyrade : « Je ne voulais pas que l’écologie soit le sujet du livre, mais qu’elle le structure, qu’elle en soit la forme » (Les Habitantes)
Pauline Peyrade (c) Mathieu Zazzo/Editions de Minuit Beau et fort : voilà ce qui vient spontanément à l’esprit après avoir refermé Les Habitantes, le second roman de Pauline Peyrade qui vient de paraître aux Editions de Minuit. Après le fulgurant L’Âge de détruire, couronné par le Goncourt du premier roman et en parallèle d’une riche carrière dramaturgique, la jeune autrice signe un singulier et très riche récit, celui d’Emily qui, recluse et solitaire, vit dans la forêt en

Johan Faerber
5 janv.


Une rentrée rurale, intime et vocale pour rebattre les cartes du contemporain ?
Comment évoquer cette rentrée d’hiver 2026 qui des mois durant va nous occuper sans revenir avant tout sur l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Comment débuter notre éditorial d’hiver sinon en faisant retour sur ces quatre courts mois qui, de mémoire de contemporain, ont été de loin le théâtre de l’une des rentrées littéraires parmi les plus resserrées ? De fait, comme rarement, la rentrée littéraire de septembre 25 a opér

Simona Crippa & Johan Faerber
5 janv.


Charles Coustille : « Ce qui est le plus perturbant, c’est l’invasion de notre société par le vocabulaire du management » (Bilan de compétences)
Charles Coustille (c) Jean-François Paga/Grasset Enlevé, drôle, léger mais aussi profondément politique : impossible, à la veille de ces vacances de fin d'année, que vous ne lisiez pas l'excellent premier roman de Charles Coustille, Bilan de compétences qui vient de paraître chez Grasset. Au fin fond de la Seine-et-Marne, à Coulommiers, un jeune enseignant, Charles C, se prend de passion pour une collègue qu'il entreprend de séduire via les applications de rencontres en usant

Johan Faerber
15 déc. 2025


Nathalie Quintane : "La littérature, ça n’arrête pas le sens, ça le cherche" (Soixante-dix fantômes)
Nathalie Quintane (c) Hélène Bamberger/POL Autant le dire sans attendre : avec Soixante-dix fantômes (choses vues) qui vient de paraître à La Fabrique, Nathalie Quintane signe sans doute à la fois l'un des forts textes de ces dernières années et l'un des plus puissants politiquement. En 61 flashes, Quintane propose au quotidien de saisir ces manières d'apparitions inquiétante d'un fascisme qui, tout sauf ordinaire, finit pourtant par s'emparer des moindres situations au jour

Johan Faerber
3 nov. 2025
bottom of page