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Camille Ruiz : « Lorsqu’on est assignée à la classe des femmes, on est d’abord une femme, et un chien est d’abord un chien » (Un chien arrive)
Camille Ruiz & Ziggy (c) José Corti Avec Un chien arrive, Camille Ruiz signe un des livres parmi les plus importants de ces dernières années. Paru aux éditions José Corti, ce livre se présente comme une enquête autour de Camille Ruiz et de son chien si singulier, Ziggy avec lequel elle tisse dans son quotidien brésilien un lien affectif très fort. Loin de se limiter à un exploration de la relation maîtresse-chien, cet essai, qui est aussi une prospection biographique, dévoil

Johan Faerber
il y a 1 jour


Marielle Hubert : « Mon livre est un lieu de recueillement puisque je ne sais pas s’il existe une tombe où aller déposer mon hommage » (Selon toi)
Marielle Hubert (c) Aurélie Foussard Beau et poignant : tels sont les mots qui viennet à l'esprit pour qualifier le troisième récit de Marielle Hubert, Selon toi qui vient de paraître chez POL. Après Ceux du noir et Il ne faut rien dire, la romancière propose ici de rendre hommage à Pascale Lemée, sa professeure de théâtre : Pascale l'aimée qui, vite, va lui offrir le goût des planches et de la plume. Soeur de Yann Lemée, le Yann Andréa de Duras, c'est aussi à l'oeuvre de Dur

Johan Faerber
5 mai


Eliot Ruffel : « L’écriture est un moyen de me confronter à des choix qui s’imposent dans la narration quand il serait parfois difficile de les faire dans la vie » (Pilote automatique)
Eliot Ruffel (c) Patrice Normand/L'Olivier Une grande et forte réussite : tels sont les mots qui viennent à l’esprit pour qualifier le second roman d’Eliot Ruffel, Pilote automatique qui vient de paraître à L’Olivier. Après le formidable Après ça qui fut l’un des temps forts de la rentrée 2024, Eliot Ruffel revient avec un récit qui sonde à nouveau le malaise conjoint de la masculinité et des jeunes adultes dans ce personnage d’Oscar. Employé comme livreur d’électroménager, l

Johan Faerber
15 avr.


Ismaël Jude : « La poésie, ce ne serait pas revenir à la nature. Ce serait revivre la séparation et essayer de venir à bout de la scission de notre langage avec la nature. »(Une vie de Jasmin)
Ismaël Jude (c) Francesca Mantovani/Gallimard Avec Une vie de Jasmin, qui vient de paraître chez Verticales, Ismaël Jude signe un des plus beaux contes de printemps. Suivant Jasmine, fille-fleur, le récit se déploie, entre conte et fable, pour tracer la vie d'un personnage à fleur de peau, qui ne cesse de s'exposer à des métamorphoses au contact d'un monde qui peine à l'accueillir. Derrière le merveilleux de ce monde se donne à lire avec acuité une forte réflexion politique s

Johan Faerber
7 avr.


Lucile Novat : « Les histoires fantastiques m’intéressent lorsqu’elles arrivent à capturer ce qu’on n’aurait pas su articuler dans un discours sagement déplié » (Voir venir)
Lucile Novat (c) Hugo Paturel Gothique, magnétique, fascinant : tels sont les trois mots qui viennent à l’esprit à la lecture de l’éclatante réussite que constitue le premier roman de Lucile Novat, Voir venir qui paraît ces jours-ci aux Éditions du sous-sol. Après De grandes dents qui offrait une réflexion sur le conte, Lucile Novat livre le récit de quatre pensionnaires de la Maison de la légion d’honneur à Saint-Denis qui vont évoluer entre les murs de cet internat élitiste

Johan Faerber
25 mars


Fanny Taillandier : « Je crois que la littérature romanesque, c’est toujours aussi confronter les enjeux moraux les plus absolus à une réalité matérielle concrète » (Sicario Bébé)
Fanny Taillandier (c) Leslie Moquin/Rivages Avec Sicario Bébé, paru chez Rivages, Fanny Taillandier achève de s’imposer comme l’une des voix majeures de notre littérature contemporaine. Nouvelle pièce de son cycle romanesque des Empires, ce roman, bâti comme un polar marxiste, présente l’histoire d’un couple d’adolescents, Djen et Blaise, qui attendent un enfant mais qui, encore scolarisés, sont contraints de sombrer dans la délinquance pour subvenir aux besoins du futur nouv

Johan Faerber
23 mars


Mascare : « Je ne souhaite pas être un étendard, je ne porte pas la mémoire de tous les harkis, de tous les humiliés, j’ajoute ma pierre à l’édifice » (Belgazou)
Mascare (c) Teresa Suarez C’est sans doute l’un des plus grands chocs littéraires de cette saison sinon de ces dernières années : avec Belgazou, son premier texte qui paraît chez Corti, Mascare signe une véritable déflagration. A mi-chemin entre l’enquête personnelle et l’investigation généalogique, Mascare fore la mémoire des siens, celle d’une petite-fille de harki qui porte le poids de « la déjà vieille guerre des années 60, 1960 ». Au cœur d’un pays déchiré par l’extrême

Johan Faerber
18 mars


Emma Marsantes : « Ce qui me captive dans l’écriture de Duras, c’est l’obscurité du réel qui reste supérieure au récit que l’on peut en faire »
Emma Marsantes (c) Marie C. Avec Une mère éphémère, son premier roman paru chez Verdier, Emma Marsantes s’est imposée comme l’une des révélations de la rentrée littéraire de 2022, confirmée avec éclat dans son second récit, Les Fous sont des joueurs de flûte paru en 2024 . Langue acérée et heurtée, univers de la violence intime et de la sidération, puissance de la diction, l’intime politique de l’univers d’Emma Marsantes n’est pas sans évoquer l’univers de Marguerite Duras

Emma Marsantes
11 mars


Colette Fellous : « L’impossible aura toujours été la recherche principale de Duras, le point de départ de tous ses livres »
Colette Fellous (c) DR Evoquer la résonance contemporaine de Marguerite Duras, c’est immanquablement rencontrer le chemin riche et généreux de Colette Fellous. Si la romancière a pu directement en convoquer la présence amicale dans son très beau Le Petit foulard de Marguerite D., l’ensemble de son œuvre a su en recueillir et accueillir la résonance aimante. Pour Collateral, Colette Fellous qui vient de faire paraître Quelques fleurs revient sur ce qui la lie à Duras. Comme

Colette Fellous
10 mars


Philippe Vilain : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est son pouvoir de produire une parole transcendante, prompte à atteindre la puissance du mythe »
Philippe Vilain (c) DR Philippe Vilain est écrivain, éditeur et enseignant à l'université Naples Federico II, il anime l’atelier d’écriture « S’écrire » centré sur ses préoccupations romanesques et théoriques. Auteur de l’essai Dans le séjour des corps à propos de Duras, il a publié à la rentrée d'hiver dernière Mauvais élève aux Editions Robert Laffont. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ? Quel a é

Philippe Vilain
10 mars


Marielle Hubert : « L’œuvre de Duras est certainement le soutien le plus précieux qui puisse être quand on est autrice ou auteur »
Marielle Hubert (c) Aurélie Foussard Pour ouvrir cette seconde semaine des 30 ans après la disparition de Duras, retour avec Marielle Hubert sur l'influence de l'autrice du Ravissement de Lol V. Stein. Pour l'autrice des remarqués Ceux du noir et Il ne faut rien dire avant, dans quelques semaines, la parution de Selon toi, Duras s'offre comme une voix majuscule. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ?Quelle a

Marielle Hubert
9 mars


Antoine Wauters : « Quand je me suis mis à écrire, il y avait quelques personnes à mes côtés et Duras en faisait partie »
Antoine Wauters (c) Francesca Mantovani/Gallimard En moins d’une dizaine d’années, Antoine Wauters s’est imposé comme une des voix les plus remarquables du contemporain. De Nos mères jusqu’au Plus court chemin, le jeune écrivain fait entendre une parole qui se sent en amitié avec celle de Marguerite Duras. Collateral ne pouvait manquer de mesurer cet héritage de Duras en compagnie de l’auteur de Mahmoud ou la montée des eaux et Haute-Folie. Comment avez-vous découvert Margue

Antoine Wauters
9 mars


Ravir le cadavre (Sur 'Le Ravissement de Lol V. Stein' de Marguerite Duras)
Marguerite Duras (c) Gallimard Au soir de sa vie, lorsque au cœur de l’été trouvillais de La Vie matérielle, Marguerite Duras se confiera à Jérôme Beaujour sur ses écrits alors en cours mais désormais bientôt achevés, un personnage de la romancière reviendra dans sa bouche avec une singulière et troublante insistance : Lol V. Stein. Si, plus qu’aucune autre figure de l’œuvre durassienne, Lol V. Stein reparaît, fantôme parmi les fantômes, à la manière littérale d’une hantise

Johan Faerber
6 mars


Pauline Peyrade : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est le fait qu’elle transforme tout en écriture »
Pauline Peyrade (c) Zazzo/Minuit Avec L’Âge de détruire, prix Goncourt du premier roman 2023 et en cette rentrée d'hiver le magistral Les Habitantes , Pauline Peyrade a immédiatement su imposer une voix singulière, que son travail théâtral d’envergure avait déjà su déployer. Quoi de plus logique que de partir à la rencontre de la lauréate du prix Goncourt du premier roman pour évoquer, à la croisée de son travail romanesque et théâtral, le souvenir de Duras qui, 30 ans après

Pauline Peyrade
3 mars


Christophe Honoré : « Très vite, j’ai compris que c’était mal vu de lire Duras »
Christophe Honoré (c) Marie Rouge Impossible pour ouvrir notre dossier « Duras, 30 ans après » de ne pas nous tourner vers Christophe Honoré dont l’œuvre aussi bien littéraire que cinématographique interpelle régulièrement la mémoire durassienne et en résonne vivement. Du personnage de Marguerite Duras qu’il a mis en scène au théâtre en 2012 dans son formidable Nouveau Roman jusqu’au souvenir de son rythme dans la phrase de Ton Père, Duras revient au cœur du travail d’Honoré

Christophe Honoré
2 mars


Blandine Rinkel : « Ce qui me fascine le plus chez Duras : ces silences, son acuité, la nuit qu’elle transporte »
Blandine Rinkel (c) DR Pour évoquer Marguerite Duras à l'occasion des 30 ans de sa disparition, Collateral ne pouvait manquer d’aller à la rencontre de Blandine Rinkel le temps d’un entretien. La jeune romancière, autrice notamment du remarquable et terrible La Faille, un des récits majeurs de ces dernières années, évoque pour nous ce qui, aujourd’hui, appelle encore Duras dans son écriture. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de t

Blandine Rinkel
2 mars


Podcast Littératures sur paroles : "Recours au conte" avec Laure Gauthier
Collateral est très heureux de vous annoncer que chaque vendredi désormais vous pourrez retrouvez l'intégralité de la 16e édition des Enjeux Contemporains de décembre 2025 sous la forme d'un podcast des différentes interventions. Cette semaine, une des premières rencontres, celle de Laure Gauthier autour de son premier roman paru en 2024, Mélusine Reloaded aux éditions Corti. Un retour étonnant et inattendu de la figure de Mélusine, une féé qui, ici, va connaître un destin f

Laure Gauthier
13 févr.


Jonas Sollberger : « La fuite me fascine, peu importe ce qui nous fait fuir » (Viens Elie)
Jonas Sollberger (c) Zazzo/Minuit Aucun doute possible : avec Viens Elie, son premier roman qui paraît chez Minuit, Jonas Sollberger signe l'un des textes les plus puissants de cette rentrée d'hiver. La veille de partir pour le recrutement militaire, le jeune Elie s'aventure dans la forêt qui entoure la maison familiale avec son oiseau, Moïse. Mais l'oiseau s'enfuit. Il disparaît. Débute alors une recherche de plus en plus fiévreuse qui ressemble à une fuite avant. Roman poét

Johan Faerber
2 févr.


Julia Lepère : « La poésie ne m’a jamais quittée mais il me fallait également créer de toutes pièces ce monde qui n’existait encore nulle part ailleurs » (La Mer et son double)
Julia Lepère (c) Astrid de Crollalanza./Editions du sous-sol Gothique, baroque et envoûtant : voilà des termes bien rares qui disent par leur force le véritable plaisir qui se manifeste après lecture du premier roman de Julia Lepère, La Mer et son double qui vient de paraître aux Editions du sous-sol. Si on connaît son autrice par sa poésie, ce récit se singularise par l’histoire conjointe d’une naufragée recueillie en haute mer sur un navire au moment même où vient d’y dispa

Johan Faerber
19 janv.


Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
14 janv.
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