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Amandine Agić : « J’avais envie d’ajouter ma voix à celles de la petite internationale littéraire des diasporas yougoslaves et bosniennes » (D'un pays qui n'existe plus)
Amandine Agić (c) Marie Docher/L'Agency Avec D'un pays qui n'existe plus, Amandine Agić signe un des plus bouleversants premiers romans de cette rentrée littéraire. Paru aux éditions de l'Olivier, ce fort récit autobiographique dévoile l'histoire d'une jeune fille qui, issue de la seconde génération d'immigrés, née en France, raconte son expérience diffractée de la guerre en Ex-Yougoslavie dont dont père est issu. Être la descendante d'un pays démantelé et disloqué par la gue

Johan Faerber
il y a 2 jours


Šeila Pohara : « Mon pays, la Yougoslavie, avait disparu, mais il nous restait nos histoires : il fallait les arracher à l’oubli » (Les Serments trahis)
Šeila Pohara (c) Francesca Mantovani/Gallimard Avec Les Serments trahis, Šeila Pohara signe un premier fulgurant qui fait entendre une voix aussi rare qu'émouvante. Magistral roman autobiographique, Les Serments trahis raconte l'histoire d'une enfance heureuse dans la Sarajevo des années 80 avant que la Yougoslavie n'implose et ne laisse plus qu'un sillage de morts dont la famille de Šeila Pohara va connaître l'horreur continue. La guerre en Yougoslavie, largement oubliée ou

Johan Faerber
il y a 4 jours


Emmanuelle Lambert : « Ma conscientisation féministe est venue progressivement à partir de souffrances de femmes que j’aimais » (La Meilleure)
Emmanuelle Lambert (c) Stock Si beau et si sensible : tels sont les mots qui viennent à l'esprit après avoir refermé le nouveau récit d'Emmanuelle Lambert, La Meilleure qui, en cette rentrée, paraît à La Maindonne. A partir d'archives photographiques personnelles, l'autrice sonde avec empathie et pudeur le lien affectif encore actif qui la lie à Maïra, sa meilleure amie. "La Meilleure", qui fournit par ailleurs littéralement l'un des meilleurs titres de cette rentrée, présent

Johan Faerber
il y a 6 jours


La communauté aimante ou penser avec Mireille Calle-Gruber
Mireille Calle-Gruber (c) Collection particulière/DR Lire, pour Mireille Calle-Gruber, ce serait un geste. Un geste à la fois ample et à chaque fois neuf, un geste qui se donne comme une puissance d’accueil, comme un souhait nu et premier où l’œuvre lue ne serait pas uniquement un texte, où l’œuvre deviendrait matière à lecture parce que l’œuvre apparaîtrait à chacun comme un don. Car lire, pour Mireille Calle-Gruber, ce serait peut-être le dévoilement de ce don, le geste pr

Johan Faerber
18 sept.


Elise Lespade : « Je voulais idéalement faire un objet littéraire qui se tienne à mi-chemin entre 'Top Gun' et Sophocle » (Paradisi Gloria)
Elise Lespade (c) Cyril Dion/ Le Cercle Ouvert Un premier roman en forme d'événement littéraire comme on en lit rarement : tels sont les mots qui viennent à l'esprit en achevant la lecture du magistral Paradisi Gloria d'Elise Lespade qui vient de paraître aux toutes nouvelles éditions du Cercle Ouvert. Grand texte, fort texte : en près de 800 pages, la romancière raconte notamment le destin romanesque d'Alexis de la Paz, orpheline qui fut major à Polytechnique, au destin puis

Johan Faerber
16 sept.


Célia Houdart : « J’ai souhaité qu’une érotique dicte la composition même du roman, la manière dont le réel et la fiction se tressent, se vivifient, s’excitent, font l’amour » (Notre-Dame-des-Anges)
Célia Houdart / Fondation Jan Michalski © Tonatiuh Ambrosetti Avec Notre-Dame-des-Anges, qui vient de paraître chez POL, Célia Houdart signe non seulement un des plus beaux romans de la rentrée mais confirme qu'elle est, depuis bientôt 20 ans, l'une des voix majeures de la littérature contemporaine française. Une voix rare et précieuse qui trouve ici une nouvelle inflexion, inédite, celle qui fait plonger la romancière dans des archives familiales, les 2332 lettres d'amour qu

Johan Faerber
14 sept.


Daria Marx : « Écrire 'Tuer le vieux', c’est pour moi transformer une position de victime en position d’autrice » (Tuer le vieux)
Daria Marx (c) Flammarion Un choc émotionnel, un tour de force narratif : Tuer le vieux de Daria Marx, premier roman de son autrice, s'impose comme l'un des romans les plus remarquables de cette rentrée. Dans une trame resserrée, trépidantes, la narratrice qui doit enfin pouvoir porter plainte contre son grand-père qui, enfant, l'a violée apprend que son rendez-vous au commissariat a été annulé. Qu'à cela ne tienne, elle décide de prendre le premier train pour aller en découd

Johan Faerber
10 sept.


Lucie Rico : « Le livre est né de cette idée vertigineuse : parfois, pour retrouver sa mémoire, il faut sortir de la mémoire des autres » (Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?)
Lucie Rico (c) Editions POL Aussi magistral formellement que profondément émouvant : avec Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?, Lucie Rico signe l'un des meilleurs romans de cette rentrée. Après les épatants Chant du poulet sous vide et GPS, Rico livre un récit inattendu : une jeune femme, Jennifer, chargée de retranscrire des comptes rendus de plans de licenciements, constate, suite à un incident informatique, qu'il manque des lettres à son clavier mais surtout un

Johan Faerber
7 sept.


Anne Godard : « Je voulais utiliser la forme romanesque pour immerger les lecteur.ices dans la langue de l’inceste » (Nous aussi)
Anne Godard (c) Stéphan Gladieu/Actes Sud Avec Nous aussi, Anne Godard signe un des romans clefs de cette rentrée littéraire de la démasculinisation et des héritages au féminin. Pour ce très beau troisième roman qui parait chez Actes Sud, la romancière nous présente, à travers un "on" indéfini, une grande famille de la haute bourgeoisie qui, très liée, vit ensemble dans un immeuble du 5e arrondissement parisien. Mais derrière d'heureuses apparences se dévoilent autant de viol

Johan Faerber
2 sept.


Emma Marsantes : « En suivant ces destins de femmes opprimées, j’ai réalisé combien, paradoxalement, le patriarcat a détruit les deux sexes » (N’efface pas mes cercles)
Eléonore Pironneau (c) Verdier Avec N'efface pas mes cercles, Emma Marsantes signe indéniablement l'un des plus puissants romans de cette rentrée littéraire et sans doute son récit le plus fort. A la manière d'une contre-saga fulgurante, la romancière propose une enquête sur le suicide d'Elsa, la mère de sa narratrice Mia, qui, un jour de 1980, renverse la morale et la chaise. Avec une rare fulgurance, Emma Marsantes explore l'héritage de cette culpabilité que le patriarcat s

Johan Faerber
1 sept.


Les Collatérales de Lagrasse : Chacun chez soi
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour :Chacun chez soi Programme ici

Johan Faerber
31 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : Maisons Closes
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour : Maisons Closes Programme ici

Johan Faerber
30 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : Maison neuve
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour : Maison neuve Programme ici

Johan Faerber
29 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : regagner son foyer
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour :Regagner son foyer Programme ici

Johan Faerber
28 juil.


Les Collatérales de Lagrasse : la maison, vite
Tous les jours, en partenariat avec Collateral, retrouvez en un clic dans Le Journal des Arts de Lire les chroniques de Johan Faerber. Tout au long du Banquet, le récit et l'analyse intervention après intervention de ce Banquet consacré au "La Maison et le Monde" : un journal de bord intellectuel. La chronique du jour : La maison, vite Programme ici

Johan Faerber
27 juil.


Mariana Alves : « Écrire ce récit, au-delà de l’hommage, a été clairement un acte militant » (La Classe et la fonction)
Indéniablement, avec La Classe et la fonction, Mariana Alvès signe un des très grands récits de cette année, comme on en lit rarement. En un style sec et ramassée, elle livre un premier roman, celui du récit mesuré mais poignant de la « Grande Petite » qui, fille de concierges portugais, va scruter la loge où ses parents exercent. Un lieu ramassé sans intimité, au cœur du 16e arrondissement, où locataires et propriétaires, les « Autres », les font se sentir comme des fantômes

Johan Faerber
23 juin


Frédéric Forte : « Notre époque est terriblement violente. Aurais-je besoin de structurer ma poésie comme je le fais si c’était moins le cas ? » (Le Sentiment général)
Frédéric Forte (c) DR Avec Le Sentiment général qui vient de paraître chez POL, Frédéric Forte signe sans nul doute un des textes poétiques les plus remarquables de notre contemporain. Devant un monde chaotique, secoué et soulevé par une crise générale, le poète oppose la mesure comptée et la douceur feutrée d’une poésie qui cherche à forer les sentiments particuliers et le sentiment général de frayeur. Un grand texte structuré autour de la question formelle du sonnet, de la

Johan Faerber
16 juin


Louisa Yousfi : « Je revendique le droit de disparaître dans le travail de la forme » (La Grande méthode)
Louisa Yousfi (c) Anthony Francin/La Fabrique Avec La Grande méthode, Louisa Yousfi signe un livre important. Important par sa force narrative, celle qui permet de creuser au plus profond de soi pour interroger ce qui reste du père quand celui-ci vient à mourir. Un texte qui n’hésite pas à dissoudre toutes les frontières génériques pour venir sonder les régimes de vérité, les régimes de croyances et offrir une parole neuve qui cherche à situer où nous sommes. Occidentée, la v

Johan Faerber
2 juin


Grégoire Sourice : « Pour continuer à écrire sur le lotissement et faire exister autrement mes avatars sur Le Bon Coin, j’ai compris qu’il fallait aller vers le roman »(SecondeMain)
Grégoire Sourice (c) Adrien Bardi Aucun doute possible : avec SecondeMain, Grégoire Sourice ne signe pas seulement son premier roman mais l’un des romans les plus remarquables de l’année. Paru aux éditions José Corti, ce récit, bref, incisif et elliptique, raconte l’histoire singulière de HB, jeune étudiant revenu chez ses parents, qui retrouve un ami d’enfance qui poste sur un site de revente en ligne, Seconde Main, des objets de toute sorte. Magnétique et ambiguë, leur amit

Johan Faerber
19 mai


Camille Ruiz : « Lorsqu’on est assignée à la classe des femmes, on est d’abord une femme, et un chien est d’abord un chien » (Un chien arrive)
Camille Ruiz & Ziggy (c) José Corti Avec Un chien arrive, Camille Ruiz signe un des livres parmi les plus importants de ces dernières années. Paru aux éditions José Corti, ce livre se présente comme une enquête autour de Camille Ruiz et de son chien si singulier, Ziggy avec lequel elle tisse dans son quotidien brésilien un lien affectif très fort. Loin de se limiter à un exploration de la relation maîtresse-chien, cet essai, qui est aussi une prospection biographique, dévoil

Johan Faerber
12 mai
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