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Hawa Djabali, écrivaine algérienne (1949-2026) : Un féminisme dissident

Photo du rédacteur: Christiane Chaulet Achour
Christiane Chaulet Achour
il y a 13 heures
12 min de lecture





« Lorsque j'écris une pièce, ou lorsque je la joue, je voudrais donner à penser.Lorsque j'écris un roman, je voudrais donner à vivre. Parce qu'une seule vie, une seule peau, c'est trop peu pour prendre vraiment sa place dans le monde ».  Noirs jasmins, La Différence, 2013, p.162

 





Le décès de Hawa Djabali a été annoncé le 18 septembre 2026 à Béziers, à l’âge de 77 ans.  Quelques mois auparavant, elle publiait, aux éditions du Canoë, un  ouvrage regroupant différentes contributions sous le titre, Femmes arabes d’aujourd’hui - Une caravane entre deux mirages. Romancière, dramaturge, actrice, femme de radio et conférencière, cette femme orchestre n’a pu laisser indifférent celles et ceux qui l‘ont rencontrée.

Pour ce qui est, désormais, son dernier ouvrage, Hawa Djabali offre un recueil de ses recherches et de ses réflexions sur des sujets qui lui ont tenu à cœur avec, au centre, les faits et méfaits du patriarcat contre les femmes : « La pensée religieuse, qui tue la spiritualité par son conformisme et son immobilisme, et la pensée dominante masculine, qui défait toute forme de bien-être social, sont inséparables ». Des « chefs » se sont imposés dans le monde : « pour maintenir et légitimer leur domination, ces derniers ont inventé la religion, ses mythes et son éthique ».

 

Dans un entretien avec Michel Tagne Foko, le 10 avril 2026 dans La Presse du soir, elle précise à propos de son livre :« Des interrogations qui ont couru au long des années, des résultats d’enquêtes et de recherches, organisées en cercle autour d’une idée. Se mettre au service des femmes arabes (seulement francophones, hélas), leur donner quelques outils afin qu’elles comprennent mieux leur actualité. J’espère qu’un jour viendra où le texte pourra être édité en arabe sans mettre en danger la vie de l’éditrice, de l’auteure ». 

Toujours dans son introduction, on peut lire : « De cette union (pensée masculine et pensée religieuse), la pensée verticale est née, s’est propagée de clocher en minaret, d’application informatique en antenne dressée diffusant des mensonges : elle est l’élément de fonctionnement du système patriarcal ».

 

Bien qu’elle affirme le lien étroit des six développements, on se rend bien compte qu’ils ont chacun leur autonomie. Le sixième est plutôt l’explication du titre général, jouant avec impertinence sur le proverbe, « les chiens aboient, la caravane passe ». Les textes sont écrits à partir de l’oralité de débats et conférences et gardent une force d’interpellation de ce type d’intervention. Ils sont aussi liés aux textes de création de l’écrivaine et également à des lectures privilégiées. Chacun d’eux repose sur une lecture dominante, celle qui a aidé l’essayiste à préciser sa pensée en s’informant. Mon objectif n’est pas de les résumer – les titres sont très explicites –, mais de pointer tel ou tel rapprochement qui m’est venu à l’esprit en lisant et d’espérer donner envie de lire cette autrice impertinente et savante, audacieuse et respectueuse de l’humain.

 

Ainsi du premier exposé, « La première histoire du monde : la trahison innocente ». Son développement ne peut pas ne pas être lié avec la pièce de théâtre de 1995, L’Epopée de Gilgamesh (en collaboration avec A. Khedder) mais aussi avec la référence majeure de Françoise Gange (1944-2011), Avant les Dieux, la Mère universelle et Les Dieux menteurs, entre autres. En joyau de lecture, le récit du mythe ancien  de Gilgamesh. La conférencière développe ainsi la figure centrale et essentielle de la Déesse mère : « Premiers frémissements du patriarcat. Ce qui suivra, la Bible, sera la suite. Adam, qui est présenté comme vivant au sein d’une grande civilisation, et ses fils, Caïn le constructeur, l’homme des métaux, des cités et des remparts, et Abel l’initiateur de l’élevage, sont les reflets de Geligeamech. Hawwa (Ève), porteuse du nom de la Grande Prêtresse assassinée, sera accusée durant des millénaires de la "faute", de l’incarnation de la science, de l’invention de l’écriture, dérobée par le nouveau pouvoir et des savoirs perdus pour un certain temps ».

 

Le second développement est consacré aux contes arabes : « Il y a neuf siècles : les contes des Mille et Une Nuits ». Une fois affirmée la figure exceptionnelle de Shahrazade, elle s’appuie presqu’exclusivement sur deux grands traducteurs et commentateurs de ce monument ancien, René R. Khawam, né à Alep (1917-2004) et Jamel Eddine Bencheikh, né à Casablanca (1930-2005) qui ont eu à cœur de faire connaître et transmettre la culture arabo-musulmane dans son ampleur et son authenticité. Etant donné le sujet central de son essai « Femmes arabes d’aujourd’hui », on peut regretter qu’elle en reste, pour la Sultane, à ce qui est énoncé de façon assez classique et qu’elle n’ait pas exploré, aimantée par la séduction justifiée exercée sur elle par ces deux critiques majeurs, les héritières contestatrices et insolentes et qu’elle n’ait pas pris en charge ce que les écrivaines arabes d’aujourd’hui ont écrit à propos de Shahrazade. Je pense en particulier à la Tunisienne Fawzia Zouari qui a publié en 1996 un essai marquant, Pour en finir avec Shahrazade ;  à la Libanaise Joumana Haddad qui fait paraître en 2010, J’ai tué Schéhérazade… une simple citation : «  Je suis convaincue que ce personnage est un complot contre les femmes arabes en particulier, et les femmes en général […] J’en ai assez qu’on en fasse une héroïne (surtout en Occident, mais dans le monde arabe aussi). » Ces autrices se révoltent contre cette obligation faite aux écrivaines arabes d’être répétitrices et transmettrices d’un patrimoine ancestral au détriment de leur propre création. Rejet surprenant dans un contexte culturel arabe et universel où l'on a toujours magnifié le geste verbal de Shahrazade. Il y aurait aussi la Syrienne Salwa Al Neimi, la Marocaine Fatima Menissi, l’Algérienne Assia Djebar et d’autres encore.  

Hawa Djabali elle-même s’est mesurée aux Nuits en créant Le Huitième voyage de Sindabad le marin, pièce éditée au Centre culturel Arabe de Bruxelles en 2000. Reprenant la matrice des voyages – dont elle  signale qu’ils n’appartiennent pas au corpus attesté des Mille et Une Nuits –, elle fait voyager le personnage vers l’Occident et non vers l’Orient. Le propos est le récit d’un échange difficile entre le masculin et le féminin.

 

Dans le troisième exposé, elle traite d’un sujet particulièrement sensible, « Les femmes dans les religions à partir de l’expérience du monde arabe » : Elle met en scène les trois religions monothéistes et affirme : « Toutes les trois ont été rédigées par les gens des cités et toutes les trois étaient dans la mouvance du patriarcat ». Ces sociétés citadines allaient rédiger les lois. « Le fondement commun de ces sociétés demeure l’exploitation du sol, de la flore et de la faune par l’Homme et aussi l’exploitation de la force de travail de l’Homme par l’Homme ». Les religions monothéistes ont aidé à la mise au pas des femmes, « l’enracinement dans l’infériorité féminine provenant du choix du patriarcat instauré religieusement ». Pour chaque religion, l’essayiste donne un florilège de citations édifiantes prises dans les textes.

 

Les deux derniers développements : « La relation au corps chez les Maghrébins : d’où nous venons et les contre-valeurs rencontrées dans nos résidences occidentales » et « Entrelacs : tentative de réflexion sur la relation au tissu et la sacralisation de certaines pièces d’étoffe, en particulier sur l’habitude du voile » cernent, avec de nombreux exemples qui témoignent d’une familiarité profonde avec les sociétés maghrébines et la société occidentale, le rapport au corps et à l’apparence, en particulier la fétichisation du vêtement. Comment l’être humain est passé de la nudité au port du tissu, emprisonnant la nature dans le caché, le masqué : « sortant de l’innocence avec le vêtement, l’homme sort du Paradis, de l’inconscience animale. (…) naissent alors les dieux masculins qui vont détrôner la Grande Déesse, la Vie, toute-puissante, séduisante, désespérante ». Hawa Djabali cite un de ses romans, Glaise rouge qui chante le retour à la Nature : « Il  est le Paradis, comme le ventre des mères, on en sort toujours, on n’y entre jamais ». On cloître les femmes, on les enferme, on les voile les rares fois où elles sont autorisées à sortir.

Notons que tous ces chapitres de l’essai ne s’en tiennent jamais à l’immédiateté mais embrassent largement l’antériorité historique et donnent ainsi une profondeur aux propos. Cet essai est, malheureusement, l’ultime transmission de Hawa Djabali, forte, déroutante, pleine d’esprit et d’insolence.

 


Hawa DJABALI est née à Créteil le 17 mai 1949 et décède le 18 septembre 2026 à Béziers. Après une enfance en France, elle réside en Algérie en 1963. De 1973 à 1979, elle vit et travaille à Alger et à Constantine. Plume et voix des médias, elle a animé à la chaîne de radio en français, « L’autre moitié » et signé dans la presse sous le pseudo de Assia D. Scénariste de films et écrivaine de contes pour enfants, son premier roman Agave (Publisud, 1983) est reçu avec intérêt dans le milieu algérois. Au début des années 90, elle doit s’exiler et vit à Bruxelles où elle est co-responsable du Centre Arabe d’Art et de Culture. Elle s’y consacre à l’écriture théâtrale et au jeu de scène. En décembre 1998, elle édite aux éditions Marsa à Paris, son second roman, Glaise rouge - Boléro pour un pays meurtri, superbe roman sur le désarroi d’une jeune femme, son exil et ses repères bouleversés. Par ailleurs Hawa Djabali a publié des nouvelles dans des collectifs. Le C.A.A.L à Bruxelles a édité quatre de ses pièces : en 1995, L’Epopée de Gilgamesh (en collab. avec A. Khedder), en 1997, Cinq mille ans de la vie d’une femme, en 1998, Le Zajel maure du désir. Sa 4ème pièce est disponible en 2000, Le Huitième voyage de Sindbad.

Son troisième roman est édité par les éditions de la différence en 2013, Noirs jasmins. La même année, elle publie Poèmes de soie et de crin suivi des Nouvelles de la Méditerranée(Espace libre). En 2018, un essai, Croyance et pouvoir dans la sphère culturelle arabe (Face à Daech et à l’extrême droite (Le Geai bleu éditions). En 2024, elle édite un roman, Le Silence de Dhaïa  Barza (Falcon éditions) avant de faire paraître, en 2026, aux éditions du Canoë, Femmes arabes d’aujourd’hui : une caravane entre deux mirages.

Le temps viendra où il faudra recenser tous ses écrits, édités ou non, et ses différentes interventions orales.

 



On peut situer Hawa Djabali dans le mouvement littéraire féminin en Algérie qui s’est affirmé très lentement pour différentes raisons, se focalisant essentiellement autour du nom et des créations d’Assia Djebar. Ce mouvement s’accélère dans les années 80, tant du point de vue d’écrivaines qui confirment dans la décennie leur présence incontournable que du point de vue d’auteures plus secondaires qui n’en participent pas moins à rendre visible la prise de parole et d’écriture des femmes. Dans cette période apparaissent les noms de Nadia Ghalem, Djanet Lachmet, Fettouma Touati, Farida Belghoul, Leïla Hamoutène ou Latifa Benmansour pour les fictions, Fatima Gallaire pour le théâtre et l’inoubliable récit de Yamina Mechakra, La Grotte éclatée.

 

Toutefois et sans conteste s’impose le nom d’Hawa Djabali. Elle est déjà connue à Constantine où elle a créé des contes pour enfants mais aussi à Alger, dans le milieu de la presse où elle signe des articles sous le pseudonyme d’Assia D. et dans celui de la radio pour les émissions qu’elle fait à la Chaîne III dont « L’autre moitié » et « Côté jardin ».

 

Je garde, pour ma part, une admiration certaine pour son premier roman, Agave qu’elle publie, en 1983 chez l’éditeur algérien à Paris, Publisud. Elle en a  toujours regretté la mise en page défectueuse. Il mériterait une réédition. (Cf. mon entretien sur cette fiction, le 23 mai 1986 dans Diwan d’inquiétude et d’espoir - La littérature féminine algérienne de langue française, 1991)

 

 

C’est le premier roman à ne pas consacrer une seule de ses lignes à la guerre d’indépendance et ce fut véritablement, pour nous lecteurs en Algérie, une vrai bouffée d’oxygène : il est entièrement tourné vers les questions contemporaines à son écriture : les relations familiales, les relations de couple et sa difficile émergence, le travail de la femme et son épanouissement amoureux problématique, le rapport inventif à la tradition créatrice. Le récit est raconté du point de vue de « lui », l’homme, le mari, qui n’a pas de nom dans le texte : Hawa Djabali affirmait qu’il fallait reproduire en texte la réalité, la femme n’ayant pas la parole, il n’y avait pas de raison pour qu’elle la prenne dans le roman ! Mais c’est une manière aussi de mieux l’observer, de la nommer car si le « je » masculin ne se nomme pas, il la nomme « elle », Farida. Et au trois quart du roman, Farida fait irruption dans le texte, s’appropriant la première personne : « A elles, comme à moi, il manque que le courage puisse devenir colère, colère agissante, colère violente et continue ! A elles, comme à moi, il manque de pouvoir dire " je ", de pouvoir arracher la parole, un chapitre à l’histoire ! Elles ont la patience, lourde, autour du cou ! Elles  se laissent être dites, êtres racontées, analysées et décriées, et je souffre de leurs humiliations consenties ou silencieuses parce que je suis d’elles ! Il me raconte et se bat avec le reflet de moi-même ! (…) Moi, tout à coup, je suis rentrée dans mon histoire, sans que rien ne puisse avertir que j’allais ravir ma propre présence ! » 

 

Ce roman a été bien reçu en Algérie et il fut inscrit au programme de la licence de français l’année suivant sa parution. Les étudiants de cette période n’ont sûrement pas oublié l’intervention de la romancière tant elle était marquante : belle, lumineuse et tragique car elle traversait une période difficile de sa vie.

 

Hawa Djabali y explore les rapports homme/femme avec un rare réalisme pour l’époque n’hésitant pas à user d’un humour mordant et ne reculant sur aucun détail de la vie d’une femme. Au centre du roman, la créatrice Aïcha : « Aïcha noie le féminin pluriel dans le ruisseau du devenir, onde tressée à l’onde et toujours au présent », peut-on lire. Elle est le centre rêvé et incandescent du roman : « Aïcha est la Conteuse, la Terre est sa maison, elle possède les clefs de tous les horizons ; ce qu’on n’oserait pas qualifier de vivant, elle le guérit par l’amour et le verbe (…) chaque conteuse, gazelle bondissante, se doit de découvrir le petit vallon aux floraisons soudaines, le creux des dunes qui n’attend que la pluie, la révélation des larmes, la brise de la conscience amère pour libérer de l’or, des mauves, des bleus inconnus du ciel, des roses tendresse, tendresse, réalité d’amour aux yeux brûlés, errants ! »

A "il", l’homme du couple venu se ressourcer à son contact, elle explique : « Masculin plus féminin, ça ne fera jamais le neutre, force sera donc aux langues d’inventer un genre nouveau ». Dois-je avouer que, depuis plus de soixante ans, c’est une de mes phrases fétiches ! En 1998 dans mon ouvrage Noûn - Algériennes dans l’écriture, je lui ai consacré un « Portrait » qui dit tant de ses réalisations, de ses projets et de la capacité qui fut la sienne de se re-créer dans l’exil sans jamais perdre de vue ses objectifs.

 

Après ce premier roman, Hawa Djabali a ouvert encore sa palette puisqu’elle a écrit et joué des pièces de théâtre (Cinq mille ans de la vie d’une femme : elle a joué car elle n’avait pas trouvé d’actrice acceptant dans le début de la pièce, d’être pendue par les pieds comme le mouton de l’Aïd pour le sacrifice !). Elle a publié trois autres romans d’une très grande complexité et beauté. Ses créations romanesques nouent une belle solidarité de femmes, hors des sentiers battus des slogans faciles. L’écriture joue audacieusement de registres différents déplaçant le lecteur du réalisme dénonciateur ou poétique à des moments allégoriques où la nature prend toutes les couleurs, des espoirs d’une génération, sans manichéisme. Comme elle l’a déclaré, en 1996 : « Elle vit, mon écriture, de la vie de toutes les femmes qui me vivent. Pas de distance possible, pas d’amour platonique : elles ont l’odeur de la terre, elles triomphent dans leurs rires, dans leurs défis, dans leur survie. Je les porte, leurs voix, à l’intérieur de ma poitrine, comme la tradition d’une musique ancienne, si sûre d’elle, qu’elle peut improviser le présent ».  Farida et Aïcha dans Agave ; Hannana, grand-mère Nedjma et la Jeune Fille dans Glaise rouge ; Djazaïr, Mouna, Khouloud et Samara dans Noirs jasmins ; Dhaïa et Samiya dans le dernier roman.

 

La notoriété médiatique d’Assia Djebar, justifiée, a néanmoins caché d’autres arbres dans la forêt de la littérature algérienne des femmes. Hawa Djabali est à découvrir et à transmettre. Dans ses romans et dans ses interventions, elle a su rendre visibles des gestes et des percées des femmes du monde arabe, particulièrement d’Algérie, différents de ceux des féminismes occidentaux, invitant à penser à partir d’autres réalités et d’autres luttes.

 

Hawa Djabali se lit mais aussi s’écoute. Pour celles et ceux qui veulent entendre sa voix, il est possible de le faire : https://www.youtube.com/watch?v=rCsu6IQUpVU, en 2016 où elle se définit en tant que romancière, femme, conteuse.

Ou en 2018, https://www.youtube.com/watch?v=7rw6LR_Sc9s, sa conférence au Centre Culturel du Monde Arabe de Roubaix, intitulée « Face à Daech et à l’extrême droite, croyance et pouvoir dans la sphère culturelle arabe ».

 

Le dernier mot à son éditrice, Colette Lambrichs, qui a édité aux Éditions du Canoë son essai : « Hawa était un merveilleux écrivain et une femme exceptionnelle. Je l'ai rencontrée alors qu'elle dirigeait un centre arabe laïc à Bruxelles dont des religieux l'ont évincée. Elle était à la fois érudite et conteuse et très attachée à cette culture méditerranéenne dont elle faisait partie. Sa disparition a été un grand choc pour moi qui avais publié aux Editions de La Différence que je dirigeais alors son roman intitulé, Noirs jasmins, en 2013 ».

 

 

Hawa Djabali, Femmes arabes d’aujourd’hui - Une caravane entre deux mirages, Éditions du Canoë, août 2026, 327 pages, 21 euros

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