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Maïssa Bey, trente ans de création

  • Photo du rédacteur: Christiane Chaulet Achour
    Christiane Chaulet Achour
  • il y a 2 jours
  • 11 min de lecture

Maïssa Bey (c) DR
Maïssa Bey (c) DR


C’est la couverture originale par son titre et son regard de l’album édité en 2008, préfacé par Maïssa Bey, que je propose à l’initiale de cet article ; regard original par rapport à ce que l’on entend habituellement sur l’Algérie : « Claire et Reno Marca sont allés à la découverte de l'Algérie d'aujourd'hui une Algérie colorée, surprenante, fraternelle, chaleureuse, vibrante de générosité et riche d'une diversité culturelle infinie ». Il ouvre ainsi le collectif récemment édité consacré à l’écrivaine algérienne aux éditions Barzakh, en ce mois de février 2026. Imèn Moussa, sa préfacière, donne, avec une grande justesse, la qualité première de cet univers d’écriture : « Chez elle, nul besoin de rechercher l’issue d’un événement spectaculaire : l’essentiel se joue dans les frémissements minuscules des existences. »



C’est l’occasion pour Collateral de proposer un parcours dans cette importante contribution à la littérature, pour oser visiter l’Algérie littéraire en sortant des sentiers convenus, hors des querelles médiatico-financières et (re)découvrir une écrivaine qui marque son temps. Lire quelques-uns de ses titres, c’est entrer en création et respirer une bouffée d’oxygène loin des débats fastidieux et parfois nauséeux qui réduisent la littérature algérienne à moins de noms que les doigts de la main.

Un univers de création… Neuf romans et récits, trois recueils de nouvelles, trois entretiens, trois pièces de théâtre, deux essais et trois accompagnements de livres de voyages et de photographies : en trente années,  c’est impressionnant !

 

 

1996-2026 : des dates qui ne sont pas des dates de biographie mais des dates de création, un nom qui n’est pas un nom d’état civil mais une identité d’écrivaine… trente ans d’écriture, de paroles et d’échanges… Car véritablement, Maïssa Bey a créé un univers, de romans en essais, d’essais en prises de parole dont on ne peut rendre compte exhaustivement mais que chaque contribution de ce collectif analyse ou effleure, racontant une rencontre. Les femmes y sont à l’honneur pour ce qu’elles ont à partager et dont l’écrivaine se fait l’écho et la transmettrice et qu’on peut caractériser autour de mots essentiels : enfermement, clôture, silence mais aussi luminosité et recherche de liberté. Les trois entretiens disponibles permettent d’entrer dans sa parole intime, son « examen d’identité », accompagné de la belle formule d’Édouard Glissant, « vivre une altérité étoilée d’héritages et d’horizons ». 

 

La narratrice, Malika de Cette fille-là, déclare en préambule : « Je suis celle qui veut chasser la nuit, s’accrocher au jour qui revient. Retenir, se retenir… Ne pas basculer. Ne pas sombrer. Continuer à raconter leurs histoires, à les écrire, écrire, écrire… écrire… ». Elle apparaît comme l’alter ego de l’écrivaine qui privilégie la transmission d’une polyphonie plutôt qu’une confession autobiographique. L’écriture comme libération, comme conjuration de la peur et pacte de liberté, c’est la marque de ses protagonistes depuis la première, Nadia à la plus récente, celle qui a tué et qui n’a pas de nom, sinon le surnom de « Katiba ». Et "Maïssa Bey" c’est aussi une écriture, un geste reconnaissable dès lors qu’on a lu quelques textes.

 

Il est toujours nécessaire de suivre le parcours éditorial d’une œuvre car il informe sur les choix et les risques que prennent un éditeur et un auteur – en l’occurrence des éditrices et une autrice !– et sur la diffusion assurée à l’écrivain.e. Celui de Maïssa Bey a commencé par une édition dans une maison périphérique mais combien symbolique en ce temps si bouleversé pour l’Algérie, de la revue Algérie Littérature Action, créée en 1996 dont on ne dira jamais assez le bien qu’elle a fait à la production littéraire et  picturale de l’Algérie dans les années sombres.

 

 

Maïssa Bey et sa première éditrice, Marie Virolle
Maïssa Bey et sa première éditrice, Marie Virolle

Dans le texte du collectif, Sylvie Brodziak rappelle sa découverte de la romancière par cette première édition. Celle-ci fut un coup d’envoi productif et après un unique passage chez Grasset, ce fut, ce qui perdure, la double édition : en France aux éditions de l’aube et, en Algérie aux éditions Barzakh.

 

 

 

C’est Marion Hennebert qui clôt le collectif, Lire, écrire et traduire Maïssa Bey : « Maïssa Bey a, pour raconter les histoires, une écriture solaire, l’histoire des femmes de son pays, cette Algérie qui fait face à la France, avec la Méditerranée en partage… on y revient toujours ». Le couple d’éditeurs de Barzakh, Selma Hellal et Sofiane Hadjadj, ont voulu et réalisé ce bel ouvrage pour fêter en quelque sorte, les vingt-cinq années de leur maison d’édition à Alger ; cette "courte" longévité est un exploit en Algérie !

Notons que plusieurs de ses textes sont aussi publiés aux éditions Chèvrefeuille étoilée dont elle est une des fondatrices, restant fidèle aux éditions périphériques. Des textes également essaimés ici et là, au hasard des rencontres, au hasard de collectifs : trois courts textes  théâtraux où d’un « fait divers », l’écrivaine fait une expérience d’existence humaine ; des textes d’accompagnement dont celui signalé en ouverture de cet article.

 

Pour moi, les rencontres, il y en eut et de nombreuses comme le 7 mars 2003, avec Malika Mokeddem à la Bibliothèque Marguerite Durand à Paris, « l’année de l’Algérie en France ».... Une autre rencontre marquante, cette fois à Oran, en juin 2005. L’Association Les Amis de l’Oranie en partenariat avec d’autres y avait organisé un colloque : « Albert Camus : Oran, l’Algérie, la Méditerranée », à l’initiative de Yahia Belaskri, écrivain et journaliste. Maïssa Bey est intervenue « Présence de femmes », y algérianisant Camus en analysant avec humour et bienveillance sa relation aux femmes, ses représentations et sa conception du mariage et du couple et de ses chemins de traverse.

 

Au-delà de la distribution des textes sous l’étiquette des genres littéraires connus, la caractéristique profonde de l’écriture de Maïssa Bey est cette capacité à dire beaucoup en une concentration de la matière narrative : cela était souligné, dès le premier récit, par sa préfacière, Claire Etcherelli. Les nouvelles mettent encore plus en valeur cette brièveté narrative. Comment ne pas évoquer et inciter à lire… le court récit bouleversant, publié en septembre 2002, Entendez-vous dans les montagnes… où par le biais d’une sorte d’auto-fiction, elle mettait au jour le père instituteur, mort sous la torture pendant la guerre de libération : ces soixante quinze pages sont d’une écriture particulièrement ciselée et concertée pour faire advenir en texte l’indicible et l’enfoui. Il est restitution d’un pan de mémoires croisées entre l’Algérie et la France avec lucidité, doigté et force. Quelques annexes ancrent aussi la fiction dans un pan d’Histoire de l’Algérie et de la France mêlées comme ce titre qui, tout à la fois, suggère La Marseillaise et le chant algérien, Min Djibalina. Dans le collectif, Mohamed Sari, traducteur de ce texte en arabe, dit la difficulté pour lui de rendre la subtilité du titre pour un lecteur arabophone et la transformation qu’il a opérée. Ce travail de mémoire intime s’élargit en 2008 avec Pierre, Sang, Papier ou Cendre où elle embrasse cette fois l’histoire de toute la période coloniale (1830-1962) en vingt-cinq tableaux à travers le regard d’un enfant qui est présent et observe, le matin du 14 juin 1830, l’arrivée de "Madame LaFrance". Et comme le passé inscrit ses signes profonds dans le présent à vivre, le roman de 2006, Bleu, blanc, vert, qui couvre, lui, la période de 1962 à 1992, est aussi de cette veine. Des textes particulièrement marquants pour sa traductrice suédoise, Monica Malmström, dont elle témoigne, dans une lettre à Maïssa, dans le collectif. Pour Pierre, Sang, Papier ou Cendre, elle écrit : « un récit plein de savoir historique mais en même temps très poétique. C’est un texte qui témoigne des douleurs et des stigmates que cette traversée de l’Histoire a laissés au sein du peuple algérien, le tien. Mais qui, aussi, nous fait entendre la voix de l’Autre, l’envahisseur ».

 

Des espaces clos, des espaces d’enfermement ont, dans romans et récits, des significations sensiblement différentes et pourtant, convergentes : l’asile, le train, l’appartement, la prison... Une écriture de la cité où les femmes sont enfermées dans un lieu. La voix principale, qu’elle soit celle d’une narratrice ou d’un personnage, est féminine. Les « sujets » sont majoritairement féminins : tout ce qui a trait au corps, au vécu de la sexualité, au viol, à l’avortement, à la maternité : ces sujets s’imposent comme une nécessité d’une exploration en profondeur pour y engager cette nouvelle identité de femme que définit l’écriture… Imèn Moussa qui a dirigé ce livre-hommage, Docteure en littérature dont la thèse portait en partie sur l’œuvre de Maïssa Bey, rappelle son entrée dans son univers, à son arrivée de Tunisie en France : « Découvrir Maïssa Bey fut pour moi une rencontre fondatrice, une secousse intime. […] (Elle) portait sur l’urgence à dire. Oui, j’étais à ce moment-là de ma vie dans une double urgence : celle de l’Histoire de mon pays, en pleine effervescence avec sa dite révolution, que j’observais de loin, et celle de ma propre histoire, en construction, dans un amas de contradictions, de silences et de doutes. »

 

Avec cette romancière, on n’est ni dans la plainte ni dans la résignation : on quitte l’espace de la négociation, de l’effacement féminin et de la révolte intériorisée pour faire place à une parole forte de rage et de rejet, dans les années qui ont suivi l’indépendance de l’Algérie. Il ne prend donc pas appui sur l’actualité immédiate de la violence et du terrorisme mais en est subtilement nourri : au fil des confidences, il oblige à lire le sort subi par les femmes autour des interdits, des contraintes et des diktats sexuels dans un univers clos.

 

En 2005 paraît le roman, Surtout ne te retourne pas. Partant d’un fait réel, le séisme de 2003, la romancière revient sur ses thèmes obsessionnels : la fuite et de la fugue, l’espace et son hostilité, l’identité et l’origine, sources de disfonctionnements profonds de l’individu-e. Son éditrice et enseignante italienne raconte l’expérience « bouleversante » que fut sa première lecture du roman de 2010, Puisque mon cœur est mort. Elle lit les autres mais c’est d’abord celui-ci qu’elle traduit. Elle introduit aussi des textes de Maïssa dans son enseignement : « "Maïssa Bey une voix au-delà des limites" : tel était le titre du séminaire que j’ai animé à Rome l’année dernière ».

 

 

Lorsqu’on suit les différents romans de l’écrivaine, on ressent le dernier, à ce jour, en 2018, comme un aboutissement… attendu. Il a pour titre Nulle autre voix. Cette fois la « carcéralité » n’est pas une métaphore mais le lieu réel de la prison qui « libère » plus que le domicile conjugal. Nouveau récit sobre, retenu, lancinant et dérangeant puisqu’il nous fait partager la voix d’une femme qui sort de prison  après avoir assassiné son mari. En fin de parcours, on peut lire : « Le mot CRIME est tatoué sur ma peau.»

 

Du « je » qui dialoguait avec lui-même, on est passé à une interpellation qui s’adresse à « l’écrivaine » qui a permis à la narratrice de prendre pleinement sa place dans son identité de criminelle, dans son identité de femme « hors normes » qui a revendiqué son acte et, face aux juges et à la société, a rejeté pour toujours soumission, supplication, victimisation. Ainsi de portrait de femme en portrait de femme, Maïssa Bey brise le stéréotype de la femme passive et sans initiative et rend visibles des résistances féminines d’une société patriarcale, multiples et efficaces. Encore un roman à lire, sans modération !

 

Ce roman est à découvrir dans toute sa complexité. Il semble que jamais Maïssa Bey n’avait été aussi loin dans la mise en lumière d’une voix de femme. Et sans grand discours justificatif, l’écrivaine récuse, par cette fiction, la manière de lire un roman algérien de femme. Quand la criminelle accepte de parler à l’écrivaine en recherche de témoignage, son objectif est de montrer les ressorts de la fabrication d’un récit et la position de celle qui écrit. Il ne s’agit pas seulement d’être témoin privilégié d’une situation de souffrance mais d’être artisane de la mise en fiction de sa parole qu’il n’est question ni de déléguer ni de se faire confisquer. Elle oblige ainsi à réfléchir à la distance nécessaire que la lecture doit mettre pour ne plus être « un consommateur de réalités sordides qui lui permettent de jouir des malheurs d’autrui sous couvert d’empathie ». Cela se traduit par plusieurs procédés discursifs : l’ironie sur les thématiques qu’on attend d’un écrivain francophone ; les préjugés sur ce que doit être une femme sous contrainte, une femme criminelle ; le rejet de la marginalité et la revendication d’une autre « norme » qu’on ne lui reconnaît pas, celle d’écrivaine. Et donc poser les questions centrales : « qu’est-ce qu’une « femme-marge », « qu’est-ce qu’une opprimée » ?

Est-elle « hors normes » par rapport au regard occidental ? Elle ne serait qu’un objet d’étude pour un regard qui, sous couvert d’universalisme, surplombe une situation qu’il ne comprend pas ? Sous-jacente, dans cette fiction : « la dénonciation de la modernité occidentale comme l’incarnation d’une forme de colonialité encore présente, bien après la période des indépendances », écrit le critique Ridha Boulaâbi. Aussi l’héroïne-narratrice conclue par ce qui est le titre auquel le critique donne tout son sens : Nulle autre voix / que la mienne ! Que la dernière héroïne de Maïssa Bey soit dénommée par ses « co-détenues » « Katiba » (l’écrivaine) est, en soi, un programme ! Ainsi, ce roman « postcolonial francophone » est à la fois un témoignage sur le vécu des femmes, un regard sur la société patriarcale orientale et plus particulièrement sur la société algérienne ; mais il est surtout une fiction sur la fabrique de l’écriture, sa singularité, la prise en compte de la genèse d’un texte. A ce titre, il est un aboutissement après Cette fille-là et Surtout ne te retourne pas, entre autres œuvres antérieures. L’œuvre se manifeste comme pièce d’une littérature à part entière et non comme un sous-produit de la littérature française.

 

On peut être frappée chez Maïssa Bey par le traitement des personnages masculins. Même si elle dit toute son admiration pour son père « ce héros », elle dit aussi qu’être fille de héros, c’est être orpheline de père. Et par ailleurs, au fil des pages, combien de pères, de maris absents, enfermés dans leur violence ou inconscients de leur masculinité toxique…

 

Lisant l’essai si prenant et dérangeant de Manon Garcia, Vivre avec les hommes - Réflexions sur le procès Pelicot, l’interrogation centrale qui est la sienne peut rencontrer nos lectures d’une telle romancière : « Comme beaucoup de femmes, une question ne cesse de me tarauder, de me hanter, qui revient, lancinante, quand je m’y attends le moins : peut-on vivre avec les hommes ? A quel prix ?

Je sais que cette question peut irriter, heurter, insupporter, mais je préférerais qu’elle me heurte plutôt qu’elle me hante. Je voudrais pouvoir appeler au calme, à faire la part des choses, mais plus encore que d’habitude ce procès met en relief dans mon quotidien l’immense patience, résilience, ou peut-être faudrait-il dire soumission, qui est la nôtre ».

 

La philosophe analyse, la romancière construit des scénographies : toutes deux nous font réfléchir au  monde dans lequel nous vivons. A ce titre, l’œuvre de Maïssa Bey est un viatique pour avancer qu’on soit lectrice ou lecteur.

 

Et c’est un lecteur Ndiaye Sarr, Mauritanien, ayant soutenu un Master II à l’Université de Casablanca, qui rappelle sa rencontre à Montpellier avec l’autrice, au printemps 2023, pour la présentation de dernier essai, Assia Djebar, Femme écrivant : « la découvrir dans le partage direct, dans l’espace vivant de la parole,fut une expérience singulière, presque initiatique » :

 

 

Elle renouait ainsi, écrit-il, « avec une filiation, une mémoire, une dette de reconnaissance. Elle disait avec une gravité apaisée combien l’acte d’écrire, pour une femme algérienne, relevait d’un geste de résistance. Ecrire c’est, disait-elle, "reprendre la parole confisquée", c’est redonner voix à celles que l’Histoire a reléguées dans l’ombre ». Ndiaye Sarr dit aussi combien il a été frappé par la manière de lier « l’intime et le collectif ».

Deux écrivains ont dit aussi leurs ressentis en lisant cette œuvre. Le premier, écrivain et enseignant à Skikda, parcourt l’œuvre avec lyrisme et sensibilité. La seconde, connue pour ses deux premiers romans édités chez Gallimard et l’un d’eux chez Barzakh, Debout les vivants, Amina Damerdji, met en musique deux mots, exil et sensations : « l’exil a été avant tout une rupture avec le régime sensoriel ». Elle conclue : « de l’exil, j’ai gardé un certain rapport à l’intensité. Elle me manque vite ; partout je la recherche. Je crois que tous les exilés du monde le savent : nous vivons sensoriellement, comme des amputés ». Et lisant Entendez-vous dans les montagnes, elle a retrouvé ce même manque sensoriel exprimé dès lors qu’on quitte sa terre natale.

 

Ce collectif rassemble ainsi les analyses et témoignages dont peut rêver toute écrivaine : ceux de ses pairs en littérature, ceux de ses traducteurs-traductrices (ici en arabe, en suédois et en italien), celui de son éditrice en France, ceux des chercheurs qui ont passé des heures d’analyse sur son œuvre par l’intermédiaire d’enseignantes qui ont su transmettre une œuvre hors-programme. Toutes et tous contribuent, en rendant hommage à Maïssa Bey, à ce que Imèn Moussa souligne en ouverture : « accompagner les mutations des sociétés, en révéler les fractures et en préserver l’humanité ». Les pays de chacun.e des intervenant.e.s disent la diffusion internationale de l’œuvre.

 

Pourquoi lire Maïssa Bey ? Tout simplement pour combler un manque de plus en plus visible et qu’évoque Leïla Slimani dans sa prise de parole de l’été 2025 à Avignon, Assaut contre la frontière.  Constatant tous les signes de la culture arabo-musulmane au Portugal où elle réside depuis quatre ans, elle constate, en comparaison : « Pourquoi l’Europe a-t-elle tant de mal à valoriser ce passé arabo-musulman ? Pourquoi continue-t-on à appréhender ce monde arabo-musulman come extérieur à l’identité européenne alors que nos histoires sont liées depuis des siècles ? Je ne cesse de le marteler : non, nous ne sommes pas vos irréductibles étrangers. »

 



 

  • Lire, écrire &traduire Maïssa Bey, Alger, Barzakh éditions, février 2026, 140 pages

  • Maïssa Bey, Assia Djebar femme écrivant…, Montpellier, éditions chèvre-feuille étoilée, 2023, 81 pages

  • Leïla Slimani, Assaut contre la frontière, Gallimard, février 2026, 73 pages

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