top of page


Voyages au bout de la psyché. lx : variations & Ce qui m’a pris de Marcos Caramés-Blanco
Le jeune auteur Marcos Caramés - Blanco revient à Théâtre Ouvert en proposant deux spectacles radicaux et instables, des portraits fragiles et fragmentaires d’êtres fissurés, en prise avec une violence qu’il leur faut traverser pour mieux s’en affranchir. ***** En octobre dernier, sur la scène de la petite salle de Théâtre Ouvert, on avait quitté Alann et Valentin (un spectacle écrit à quatre mains avec Pauline Peyrade) sur cette citation du réalisateur Leos Carax : «

Delphine Edy
il y a 5 heures


Lamine Ammar-Khodja fait l’éloge du « GPS algérien »
« On a tous un Algérien en nous » dit Bun Hay Mean dans un sketch… « L’Algérien, c’est ce sentiment de se dire que… Cette soif de liberté en fait, qu’il y a un monde plus grand que nous, qui essaie de nous "écraser", nous exploiter et qui se dit, mais NON, viens, on se lève ». Todd Sheppard, préface Né en 1983 à Alger, Lamine Ammar-Khodja est venu en France en 2002. Plus connu comme cinéaste que comme auteur, il se lance dans l’écriture en éditant, conjointement aux éditi

Christiane Chaulet Achour
il y a 1 jour


Jeanne Etelain : « La zone est une manière de diviser mais pour multiplier : composer l’espace en ménageant sa propre ouverture » (Zones)
Jeanne Etelain (C) DR Espace instable, lieu de passage, symptôme de crise et foyer d’invention : la « zone » est devenue l’un des mots clés de notre imaginaire contemporain. De Tarkovski aux ZAD, de la psychanalyse à l’écologie politique, cet entretien revient sur un essai philosophique qui fait de la zone un concept opératoire pour penser notre présent. Refusant la définition close, Jeanne Etelain propose une enquête transdisciplinaire sur ces espaces indéterminés qui déplac

Fabien Aviet
il y a 6 jours


Rencontre autour de Frantz Fanon, Alger, décembre 2025
L’année de commémoration de la naissance de Fanon dans son île de Martinique en 1925 vient de se terminer. Les colloques, rencontres, mises en scène de ses textes, films, créations de toutes sortes ont été nombreux et la synthèse n’en est pas encore faite. Ses deux pays, de naissance, la Martinique, et d’adoption, l’Algérie, n’ont pas été en reste et leurs apports sont encore à connaître. Le média numérique Twala a choisi de commémorer, les 6 et 7 décembre 2025, le centenair

Faïka Medjahed
19 janv.


Vincent Broqua, Anne Portugal : écrire en toute confluence (Et là je me mets en danseuse)
La critique d’un livre peut prendre les formes les plus variées : le compte rendu, avec ses doses variables d’analyse et d’empathie ; le dénigrement ou l’hommage, y compris sous forme de pastiche ; la continuation du texte sur d’autres modes, entre émulation (version haute) et plagiat (version basse). De fait, aucun livre n’existerait sans lecture préalable ; ni aucune lecture sans envie ou amorce d’écriture. Et là je me mets en danseuse , livre à quatre mains de Vincent B

Jan Baetens
7 janv.


Quand le poème outre-chante (Sur "Outrechanter" de Laure Gauthier)
Laure Gauthier (c) DR La tête tu sais n’est rien sans le CORPS Le serpent de bible a une VOIX La pensée est là pour dé-LIER Mais les chants, pas besoin d’y CROIRE sous la surface, apprends à VOIR outre-toi chante, c’est ça le SENS (Voix I, « Le serpent b. », Outrechanter , p. 66) Outrechanter , le dernier livre de poésie de Laure Gauthier, rassemble deux recueils, le terme des lamentations et le serpent b. . Les deux textes s’inscrivent dans la fente de l’histoire littér

Elke de Rijcke
6 janv.


Ham Nghi, le prince d'Annam déporté à El Biar, Alger
Ham Nghi dans son jardin à la villa d'El Biar Ham Nghi ans son jardin à la villa d'El Biar Ham Nghi, l’Empereur peintre d’El Biar Lorsqu’on déambule dans le silence feutré du Musée des Beaux-Arts de Hanoi, l’œil s’habitue aux délicates transparences de la peinture sur soie, berceau d’un art national. Les salles bruissent d’une mémoire subtile : les paravents, les rouleaux, les visages de femmes aux traits diaphanes. Et puis, soudain, une rupture. Une petite toile, intit

Arezki Metref
6 janv.


Azélie Fayolle : « Faire de la lecture et de l’écriture des actes de dissidence » (Subvertir le male gaze)
Azélie Fayolle © Aude Boyer/@uzaigajin Après Des femmes et du style (Divergences, 2023), Azélie Fayolle poursuit une réflexion exigeante et stimulante sur les régimes de représentation qui structurent nos imaginaires littéraires. Dans Subvertir le male gaze (Divergences, 2025) elle propose une relecture ambitieuse d’un concept longtemps cantonné au champ cinématographique, en l’appliquant à la littérature. L’autrice traverse de larges corpus afin de mettre à jour les mécan

Simona Crippa
19 déc. 2025


Écrire une nouvelle histoire du corps féminin en scène
Henri Matisse - La Danse (1909-1910) vous verrez mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires un corps neuf [1] Il y a quelques jours je proposais une analyse critique d’ Un jour sans vent (Une Orestie) de Céleste Germe, dans laquelle la metteuse en scène nous offre une contre-plongée incandescente à la tragédie originelle et crée un dispositif théâtral poétique pour les voix trop longtemps silenciées des femmes. Et force est de const

Delphine Edy
16 déc. 2025


Un jour sans vent (Une Orestie) : Das Plateau brûle pour Eschyle et enflamme la scène d’une fièvre poétique
(c) Simon Gosselin Avec ce nouveau spectacle, Céleste Germe signe un geste esthétique fort, d’une actualité brûlante. En déplaçant notre regard sur les zones d’ombre de cette tragédie originelle, elle nous offre une contre-plongée incandescente et crée un dispositif théâtral poétique pour les voix trop longtemps silenciées des femmes. ****** Sur la scène du Théâtre Public de Montreuil, on dirait qu’un petit théâtre antique a été convoqué pour mieux être déplacé et réinv

Delphine Edy
9 déc. 2025


Histoire et Art - Orientation/Désorientation : Expositions (novembre et décembre 2025)
Dans son ouvrage d’Histoire anthropologique, Faire taire le passé ( Collateral, 6 octobre 2025), Michel-Rolph Trouillot écrit : « la conséquence préjudiciable pour ceux qui n’ont pas le pouvoir d’enregistrer et de faire connaître est une « historicité unisituée ». Ecrire l’histoire dépend des enjeux qui lui sont attachés et non de « l’importance de l’événement initial ». Une communauté se crée son « modèle de stockage de la mémoire-histoire ». Et comme le passé dépend du p

Collectif
9 déc. 2025


Marie Virolle : « Défendre une littérature traversée par la voix plurielle des dominé.e.s » (Revue A littérature-action)
Dans la continuité du Salon de la Revue qui s’est tenu le 11 & 12 octobre 2025 à la Halle des Blancs-Manteaux à Paris, Collateral a souhaité aller poser quelques questions à Marie Virolle qui dirige depuis 2018 la revue A littérature-action (anciennement Algérie Littérature/Action , de 1996 à 2017) . Dans le paysage politique actuel fragmenté, morne et surtout fascisant, la force de sa parole et la clarté de son engagement ont ouvert une perspective qui redonne à la politiqu

Simona Crippa
8 déc. 2025


Monique Clavel-Lévêque & Laure Lévêque : Si, toujours si... (Peut-on changer l’Histoire ? L’histoire alternative dans l’Uchronie de Charles Renouvier)
De nombreux essais remettent l’Histoire en question, celle qui est enregistrée dans nos mémoires comme véridique. Le 6 octobre, un compte-rendu de l’ouvrage de Michel-Rolph Trouillot était publié par Collateral : il mettait en valeur le passé silencié, dont la sortie de l’invisibilité permettait d’outiller autrement l’interprétation historique admise. C’était une remise en cause d’événements passés sous silence et qui, révélés, permettaient de corriger ce qui était inscrit d

Christiane Chaulet Achour
2 déc. 2025


“Saint Luigi”, le sain avertissement de Nicolas Framont
Nicolas Framont (c) Bink Farton Le dernier livre du sociologue Nicolas Framont, Saint Luigi , aborde la violence capitaliste à partir de l’engouement populaire suscité par l’assassinat d’un PDG américain par un jeune new-yorkais, Luigi Mangione. “ Make capitalist afraid again. ” Voici le slogan qui s’est multiplié sur les réseaux sociaux à l’annonce du froid assassinat de Brian Thompson, 50 ans, PDG de la première assurance privée des États-Unis, United Healthcare, le 4 d

Morgan Crochet
24 nov. 2025


Hervé Castanet : « Parce que, de la littérature, nous avons à prendre de la graine »
Hervé Castanet (c) DR Jean-Michel Devésa : Nous ne nous lisons pas seulement, nous nous connaissons depuis très bientôt quinze ans. Nous nous sommes rencontrés à la faculté des lettres de l’université de Dijon lors d’un colloque consacré à Jean Genet, j’y présentais une communication que j’avais, en jouant – en potache – sur la polysémie, intitulée « Jean Genet ou la beauté du mal dans Journal du voleur ». C’était le 2 décembre 2010. En vous écoutant alors, j’ai immédiateme

Jean-Michel Devésa
24 nov. 2025


Julien Marsay : "Être queer, c’est de facto exister différemment dans le monde social : survivre à ce monde, le subvertir et en penser un autre" (Queers)
Julien Marsay (c ) donhovann_visuals Il faut lire Queers : riposter à l'insulte de Julien Marsay qui vient de paraître chez Payot : on ne saurait formuler plus clairement l'impératif politique et social de devoir prendre connaissance de cette stimulante réflexion sur ce qu'est être Queer aujourd'hui. Une urgence emporte notre temps : celle de devoir lutter cotnre l'extrême droite et de pouvoir poser des zones de dissidences, des axes de reconnaissance et des défenses face à

Johan Faerber
19 nov. 2025


Ta-Nehisi Caotes : « Hanter » par la lecture et l’écriture (Le Message)
« Il peut sembler étrange que des gens qui ont atteint une position de pouvoir par la violence passent autant de temps à justifier leur pillage avec des mots. [C’est] le besoin de raconter une histoire, afin de dresser un mur entre eux et ceux qu’ils veulent étrangler et dépouiller » (p. 41) Il arrive parfois que les étoiles s’alignent dans votre ciel de lectrice de façon inattendue et gratifiante. Ce fut le cas ce mercredi 5 novembre 2025 : je trouve dans la librairie de

Christiane Chaulet Achour
18 nov. 2025


Violences Sexuelles à l’encontre des femmes : Nos 5 W et quelques-uns de plus
À Laurence et à celles qu’elle défend, pour leur courage à Toutes (1). Je voudrais écrire ce qui va suivre en ponçant la langue, les mots, l'orthographe, la grammaire. Gratter, gratter jusqu'à buter sur l'os même de l'acte et qu'il existe sur cette page comme tel : un geste inqualifiable, innommable, sans langue, sans mots, sans orthographe, sans grammaire. Nathacha APPANAH (2) ELLE.S Une petite fille de 3 ans Une vingtaine de filles de 14 à 20 Une migrante sans papiers Un

Huguette et Méliné Bellemare
10 nov. 2025


Nathalie Quintane : "La littérature, ça n’arrête pas le sens, ça le cherche" (Soixante-dix fantômes)
Nathalie Quintane (c) Hélène Bamberger/POL Autant le dire sans attendre : avec Soixante-dix fantômes (choses vues) qui vient de paraître à La Fabrique, Nathalie Quintane signe sans doute à la fois l'un des forts textes de ces dernières années et l'un des plus puissants politiquement. En 61 flashes, Quintane propose au quotidien de saisir ces manières d'apparitions inquiétante d'un fascisme qui, tout sauf ordinaire, finit pourtant par s'emparer des moindres situations au jour

Johan Faerber
3 nov. 2025


Francesca Albanese : « Une libération des préjugés » (Quand le monde dort)
« Il faut nous dépouiller, un préjugé à la fois, de tous les fardeaux que chacun de nous porte, pour aller chaque jour un peu plus à la rencontre de la vérité » (p. 147) Il est des livres plus essentiels que d’autres au moment où se joue – et depuis longtemps déjà – dans un coin du monde, en l’occurrence Palestine/Israël, l’avenir de « l’humanité » de notre humanité : ce livre est celui de Francesca Albanese dont on sait qu’elle fut pressentie pour le Nobel de la paix, d

Christiane Chaulet Achour
3 nov. 2025
bottom of page




