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Pourquoi les hommes ont peur des femmes : entretien avec Chloé Thibaud
Chloé Tihibaud (c) Laurie Bisceglia Chloé Thibaud est journaliste et essayiste. Spécialiste des sujets de société et de culture, elle adopte dans ses travaux une perspective au féminin et, parce qu’elle a à cœur d'être accessible et de s'adresser au public le plus large possible, c’est la pop culture qui constitue principalement son terrain d’exploration. Longtemps en charge de la newsletter « La Pause Simone [1] », elle vient de lancer sa propre newsletter « L’Assertive ».

Delphine Edy
12 mars


Sandra de Vivies : « Il me semble que Duras a fait trembler deux mondes : la position des femmes devant le désir et la littérarité de la langue »
Sandra de Vivies (c) Alice Khol Comment ne pas penser à interroger Sandra de Vivies sur la résonance 30 ans après sa disparition de Marguerite Duras dans l'aire contemporaine ? C'est en pensant à son premier splendide premier roman, La Femme du Lac, paru l'an dernier qu'il est devenu évident que Duras jouait un rôle certain dans cette oeuvre naissante. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ? Quelle a été votr

Sandra de Vivies
11 mars


Emma Marsantes : « Ce qui me captive dans l’écriture de Duras, c’est l’obscurité du réel qui reste supérieure au récit que l’on peut en faire »
Emma Marsantes (c) Marie C. Avec Une mère éphémère, son premier roman paru chez Verdier, Emma Marsantes s’est imposée comme l’une des révélations de la rentrée littéraire de 2022, confirmée avec éclat dans son second récit, Les Fous sont des joueurs de flûte paru en 2024 . Langue acérée et heurtée, univers de la violence intime et de la sidération, puissance de la diction, l’intime politique de l’univers d’Emma Marsantes n’est pas sans évoquer l’univers de Marguerite Duras

Emma Marsantes
11 mars


Gaëlle Obiégly : « Marguerite Duras vient dans mes rêves »
Gaëlle Obiégly (c) Francesca Mantovani pour Gallimard Impossible pour Collateral d’enquêter sur l’héritage de Marguerite Duras dans la littérature contemporaine sans aller à la rencontre de l’une de ses figures majeures : Gaëlle Obiégly . Depuis ses premiers récits jusqu’à son dernier, le fascinant Sans Valeur , un des plus beaux textes parus ces dernières années, Gaëlle Obiégly propose une fiction et une diction où le fantôme de Duras peut guetter à chaque instant. Comm

Gaëlle Obiégly
11 mars


Colette Fellous : « L’impossible aura toujours été la recherche principale de Duras, le point de départ de tous ses livres »
Colette Fellous (c) DR Evoquer la résonance contemporaine de Marguerite Duras, c’est immanquablement rencontrer le chemin riche et généreux de Colette Fellous. Si la romancière a pu directement en convoquer la présence amicale dans son très beau Le Petit foulard de Marguerite D., l’ensemble de son œuvre a su en recueillir et accueillir la résonance aimante. Pour Collateral, Colette Fellous qui vient de faire paraître Quelques fleurs revient sur ce qui la lie à Duras. Comme

Colette Fellous
10 mars


Sandra Moussempès : « Chez Duras, j’aime cette approche organique de l'écriture, ce respect de la langue dans la langue»
Sandra Moussempès (c) DR En moins d’une trentaine d’années, de Sunny Girls à Sauvons l'ennemie, Sandra Moussempès a réussi à s’imposer comme l’une des voix les plus remarquables de la poésie contemporaine. Une poésie à la voix singulière traversée de figures féminines spectrales qui ne sont pas sans évoquer les fantômes de Marguerite Duras. Collateral ne pouvait manquer d’évoquer avec la poétesse le rapport qu’elle entretient avec l’autrice de La Vie matérielle. Comment ave

Sandra Moussempès
10 mars


Philippe Vilain : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est son pouvoir de produire une parole transcendante, prompte à atteindre la puissance du mythe »
Philippe Vilain (c) DR Philippe Vilain est écrivain, éditeur et enseignant à l'université Naples Federico II, il anime l’atelier d’écriture « S’écrire » centré sur ses préoccupations romanesques et théoriques. Auteur de l’essai Dans le séjour des corps à propos de Duras, il a publié à la rentrée d'hiver dernière Mauvais élève aux Editions Robert Laffont. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ? Quel a é

Philippe Vilain
10 mars


Marielle Hubert : « L’œuvre de Duras est certainement le soutien le plus précieux qui puisse être quand on est autrice ou auteur »
Marielle Hubert (c) Aurélie Foussard Pour ouvrir cette seconde semaine des 30 ans après la disparition de Duras, retour avec Marielle Hubert sur l'influence de l'autrice du Ravissement de Lol V. Stein. Pour l'autrice des remarqués Ceux du noir et Il ne faut rien dire avant, dans quelques semaines, la parution de Selon toi, Duras s'offre comme une voix majuscule. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ?Quelle a

Marielle Hubert
9 mars


Antoine Wauters : « Quand je me suis mis à écrire, il y avait quelques personnes à mes côtés et Duras en faisait partie »
Antoine Wauters (c) Francesca Mantovani/Gallimard En moins d’une dizaine d’années, Antoine Wauters s’est imposé comme une des voix les plus remarquables du contemporain. De Nos mères jusqu’au Plus court chemin, le jeune écrivain fait entendre une parole qui se sent en amitié avec celle de Marguerite Duras. Collateral ne pouvait manquer de mesurer cet héritage de Duras en compagnie de l’auteur de Mahmoud ou la montée des eaux et Haute-Folie. Comment avez-vous découvert Margue

Antoine Wauters
9 mars


Juliette Riedler : « J'imagine que Duras serait affolée par cette époque et nous alerterait sur le fascisme qui revient »
Juliette Riedler (c) DR Juliette Riedler est écrivaine et libraire. Ancienne élève de l’ENS de Lyon et docteure en Études théâtrales, elle a fait paraître 7 Femmes en scène, émancipations d’actrices à L’extrême contemporain en 2022 et Vieille Petite Fille précédé de Lettres à Jean-loup Rivière aux éditions Tango Girafe en 2024. Un poème est également paru dans le numéro 7 de la revue Sabir. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de

Juliette Riedler
6 mars


Jean-Michel Espitallier : « Derrière la haine de Duras, il y avait une haine de la littérature, une haine des femmes émancipées »
Jean-Michel Espitallier (c) DR Difficile pour Collateral de ne pas aller à la rencontre de Jean-Michel Espitallier dès qu’il a été question d’évoquer au présent la mémoire de Duras pour les 30 ans de sa disparition. Qu’il s’agisse de son œuvre poétique ou de ses essais, Espitallier fait entendre dans sa manière si pertinente de saisir son temps ou dans les accents de sa diction une Marguerite Duras qui ne cesse d’être actuelle, et toujours renouvelée. Comment avez-vous découv

Jean-Michel Espitallier
6 mars


Louise Chennevière : « J’ai la voix de Duras au creux de l’oreille »
Louise Chennevière (c) DR Depuis Comme la chienne paru chez POL en 2019, à la manière d’une déflagration, Louise Chennevière incarne une des voix les plus vives et les plus ardentes de notre contemporain qu'a encore confirmé Pour Britney . Difficile de ne pas évoquer en sa compagnie la présence capitale de Duras dans une œuvre promise à un très bel avenir et qui proposera son quatrière roman à la prochaine rentrée de septembre. Pour Collateral, elle a accepté d’évoquer son h

Louise Chennevière
4 mars


Pauline Peyrade : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est le fait qu’elle transforme tout en écriture »
Pauline Peyrade (c) Zazzo/Minuit Avec L’Âge de détruire, prix Goncourt du premier roman 2023 et en cette rentrée d'hiver le magistral Les Habitantes , Pauline Peyrade a immédiatement su imposer une voix singulière, que son travail théâtral d’envergure avait déjà su déployer. Quoi de plus logique que de partir à la rencontre de la lauréate du prix Goncourt du premier roman pour évoquer, à la croisée de son travail romanesque et théâtral, le souvenir de Duras qui, 30 ans après

Pauline Peyrade
3 mars


Julien Viteau : « On parle souvent de la parole de Duras mais c’est à son écoute qu’il faudrait rendre justice »
Julien Viteau (c) Laurent Fiévet Evoquer les 30 ans de la disparition de Duras à l'aune de sa résonance contemporaine ultime, voilà un exercice qui ne pouvait que tomber sous le sens pour Julien Viteau, auteur en cette rentrée d'hiver du formidable Chiens, premier roman paru chez Verdier. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ?Quelle a été votre réaction après la "rencontre" avec cette écrivaine ? A quatorz

Julien Viteau
3 mars


Christophe Honoré : « Très vite, j’ai compris que c’était mal vu de lire Duras »
Christophe Honoré (c) Marie Rouge Impossible pour ouvrir notre dossier « Duras, 30 ans après » de ne pas nous tourner vers Christophe Honoré dont l’œuvre aussi bien littéraire que cinématographique interpelle régulièrement la mémoire durassienne et en résonne vivement. Du personnage de Marguerite Duras qu’il a mis en scène au théâtre en 2012 dans son formidable Nouveau Roman jusqu’au souvenir de son rythme dans la phrase de Ton Père, Duras revient au cœur du travail d’Honoré

Christophe Honoré
2 mars


Blandine Rinkel : « Ce qui me fascine le plus chez Duras : ces silences, son acuité, la nuit qu’elle transporte »
Blandine Rinkel (c) DR Pour évoquer Marguerite Duras à l'occasion des 30 ans de sa disparition, Collateral ne pouvait manquer d’aller à la rencontre de Blandine Rinkel le temps d’un entretien. La jeune romancière, autrice notamment du remarquable et terrible La Faille, un des récits majeurs de ces dernières années, évoque pour nous ce qui, aujourd’hui, appelle encore Duras dans son écriture. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de t

Blandine Rinkel
2 mars


Jonas Sollberger : « La fuite me fascine, peu importe ce qui nous fait fuir » (Viens Elie)
Jonas Sollberger (c) Zazzo/Minuit Aucun doute possible : avec Viens Elie, son premier roman qui paraît chez Minuit, Jonas Sollberger signe l'un des textes les plus puissants de cette rentrée d'hiver. La veille de partir pour le recrutement militaire, le jeune Elie s'aventure dans la forêt qui entoure la maison familiale avec son oiseau, Moïse. Mais l'oiseau s'enfuit. Il disparaît. Débute alors une recherche de plus en plus fiévreuse qui ressemble à une fuite avant. Roman poét

Johan Faerber
2 févr.


Jeanne Etelain : « La zone est une manière de diviser mais pour multiplier : composer l’espace en ménageant sa propre ouverture » (Zones)
Jeanne Etelain (C) DR Espace instable, lieu de passage, symptôme de crise et foyer d’invention : la « zone » est devenue l’un des mots clés de notre imaginaire contemporain. De Tarkovski aux ZAD, de la psychanalyse à l’écologie politique, cet entretien revient sur un essai philosophique qui fait de la zone un concept opératoire pour penser notre présent. Refusant la définition close, Jeanne Etelain propose une enquête transdisciplinaire sur ces espaces indéterminés qui déplac

Fabien Aviet
21 janv.


Julia Lepère : « La poésie ne m’a jamais quittée mais il me fallait également créer de toutes pièces ce monde qui n’existait encore nulle part ailleurs » (La Mer et son double)
Julia Lepère (c) Astrid de Crollalanza./Editions du sous-sol Gothique, baroque et envoûtant : voilà des termes bien rares qui disent par leur force le véritable plaisir qui se manifeste après lecture du premier roman de Julia Lepère, La Mer et son double qui vient de paraître aux Editions du sous-sol. Si on connaît son autrice par sa poésie, ce récit se singularise par l’histoire conjointe d’une naufragée recueillie en haute mer sur un navire au moment même où vient d’y dispa

Johan Faerber
19 janv.


Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
14 janv.
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