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Barcelone, Godard et la fraternité des métaphores

  • Photo du rédacteur: Jean-Michel Devésa
    Jean-Michel Devésa
  • il y a 1 jour
  • 12 min de lecture


(c) Jean-Michel Devésa
(c) Jean-Michel Devésa



Ricard Ripoll et moi, nous avons fait connaissance grâce au surréalisme et à une certaine littérature que nous aimons, laquelle englobe le Nouveau Roman et Tel Quel. Les mânes de René Crevel et de Salvador Dali, qui intellectuellement et affectivement étaient très proches, ont de fait été les parrains de notre amitié, c’était il y a longtemps, au tout début du XXIe siècle, Ricard, mon cadet de trois printemps, était en poste à l’Université Autonome de Barcelone, j’étais alors maître de conférence habilité à Bordeaux, sur le campus où j’avais étudié et où je m’étais imaginé participer au combat final pour l’émancipation du genre humain, et l’abolition de l’exploitation et de toutes les discriminations.

C’est le 14 mai 2001 que je suis intervenu dans une de ses classes pour une conférence consacrée à l’art du roman chez mon écrivain fétiche, lequel s’évertuait à le casser, sans trop se soucier de surcroît de l’interdit dont André Breton avait dans le Manifeste de 1924 frappé ce type de narration. Je ne me souviens plus des circonstances exactes dans lesquelles je suis entré en relation avec Ricard : depuis quelque temps, je fréquentais la Fondation Gala et Salvador Dali à Figueras, cherchant des inédits à publier, l’historien de l’art Fèlix Fanés m’y avait introduit, je ne sais plus si je dois aussi à ce dernier de m’avoir orienté vers Ripoll, il n’est pas du tout impossible que celui-ci m’ait touché un mot à son sujet pendant ou à la suite du colloque célébrant le centenaire de la naissance de l’auteur de Mon Corps et moi (1925), de Babylone (1927) et du Clavecin de Diderot (1932), manifestation que j’avais réussi à monter au sein de mon établissement, ce qui relevait en soi d’un indéniable tour de force tant en ses murs l’intérêt pour Montaigne, Montesquieu et François Mauriac primait sur les productions dites d’avant-garde ou sur celles, textuelles, jugées exagérément expérimentales, sinon hasardeuses. Ricard, lui, écrivait déjà, de la poésie et, justement, des fictions dans la lignée de celles de Perec et de Sollers ; je n’avais pas été déniaisé des illusions de la passion ni vacciné contre quelques-unes de mes folies, aussi n’avais-je pas trouvé ma voix, mon dernier essai en la matière datait de mon séjour brazzavillois et il avait fort opportunément terminé dans la corbeille à papier.

 

Depuis, vingt-cinq ans ont passé.

 

Il y a quelques mois, Ricard Ripoll a publié La Ciutat incandescent, Barcelona viscuda i escrita en francès (Ajuntament de Barcelona/Barcelona Ciutat de la Literatura, 2025), un essai dans lequel il mesure combien la cité catalane a stimulé l’imaginaire de nombreux créateurs français du XXe siècle ; et, en ce moment, il travaille à une œuvre personnelle, Les Barbares, Une autofriction pataphysique, visant à restituer sa propre marche dans l’Histoire, entre la France où il a grandi, ses parents originaires du pays valençais y ayant immigré pour des raisons économiques, et la Catalogne où, adulte, il a voulu après 1982 et avec ses diplômes poser ses valises, une Catalogne dont par ailleurs il a épousé la cause indépendantiste, à partir de positions de gauche.

De mon côté, la sortie de Cadavérée – mon nouveau roman – étant prévue pour septembre, je suis plongé dans l’élaboration et la rédaction d’un récit « italien » dont je souhaite qu’il me permette d’éclaircir les ressorts souterrains de mes engagements politiques, là où le théorique recouvre le théologique et où la foi du charbonnier l’emporte sur la raison et la critique dialectiques.

Quoi qu’il en soit, lorsque j’examine nos trajectoires respectives, celle de Ricard et la mienne, j’ai la conviction qu’à aucun de nous deux on ne pourra reprocher d’avoir mal vieilli, en dépit du cours désastreux du monde nous n’avons pas viré notre cuti, notre devenir nous a épargné de sombrer dans le conservatisme et la connerie, Jacques Brel s’il était parmi nous nous serrerait les mains de rester réfractaires à la faiblesse de beaucoup de notre génération qui ont rallié les petits calculs, le ressentiment et les tricheries de « ces gens-là », bref, en dépit de nos rides nous ne sommes pas mécontents de demeurer des « modernes ».

 

 

La dernière fois que j’étais allé à Barcelone, le 28 avril 2025, à peine avais-je débarqué de l’avion, un peu avant midi trente, qu’une panne électrique (due à une déconnexion de 15 GW aux causes assez floues et à la réaction en chaîne qui s’en était suivie) avait pendant huit heures paralysé la péninsule ibérique et les régions frontalières françaises. Il n’était pas insensé ni délirant de percevoir dans ce black-out une dimension prémonitoire de l’effondrement qui vient. Cependant, mon séjour s’était conclu sur une note un peu moins décourageante, depuis octobre 2023 le Museu de l’Art prohibit traçait crânement une « carte géopolitique de la censure » et la dénonçait ; j’ignorais qu’il serait contraint à une fermeture définitive le 27 juin 2025. En cette mi-mai-ci, les raisons d’être morose ne manquent pas, elles concernent l’avenir de la planète et de la paix, et les menaces qui pèsent sur elles ; elles participent aussi du dévoiement nationaliste, autoritaire et xénophobe du malaise affectant bien des secteurs des couches populaires dans le monde, en France avec un horizon présidentiel sinistre et en Catalogne avec des projections électorales inquiétantes en faveur de la formation d’extrême droite Aliança Catalana…

 

 

Ce dimanche, Ricard Ripoll est donc mon hôte, et, comme d’ordinaire, il est un hôte généreux, ne s’est-il pas démené pour que les membres de trois clubs de bibliothèques inscrivent ma Désarmée des morts (2025) au programme de leurs échanges et me rencontrent ? Et, de plus, ne m’a-t-il pas proposé d’entretenir le lendemain de cette causerie ses élèves de 2e année de L’Amant (1984) de Marguerite Duras ?

À son domicile de Sant-Andreu-de-Palomar, joyeusement, nous planifions nos activités des prochains jours.

Le semestre à l’Universitat Autònoma de Barcelona n’étant pas achevé, Ricard doit évidemment composer avec ses obligations d’enseignant-chercheur ; par ailleurs, mercredi, se réunit l’un des groupes de lecture dont il est l’animateur, et jeudi, dans le prolongement des effets produits par la sortie de son ouvrage célébrant l’incandescence barcelonaise, il guidera une cohorte de vingt-cinq personnes à travers le cœur jadis sensible de cette Barcelone magnétique que « le furoncle » – le dictateur Franco (pour user de l’épithète que lui décoche Mandiargues dans La Marge) – n’avait pas encore humiliée ni martyrisée, et que désormais le tourisme de masse et la gentrification transforment en trompe-l’œil. Malgré ces devoirs auxquels il ne soustraira pas : si je le désire, il se libèrera pour m’accompagner à La Virreina, car s’y déroule une grande et riche exposition Godard, il ne s’y est pas encore rendu, il m’attendait pensant que  je m’y précipiterais et qu’il me plairait d’y courir avec lui, il précise qu’Altaió, l’ancien directeur du centre culturel Arts Santa Mònica – je l’ai connu, Altaió, en 2009, avant son rôle dans le film d’Albert Serra où il incarne Casanova, à l’occasion du séminaire Miró/Dupin auquel Ripoll nous avait, lui et moi, conviés, donc Vicenç Altaió, il lui a dit qu’une visite ne suffisait pas, même en cinq ou six heures il y avait beaucoup trop de choses à voir et à visionner, il était plus raisonnable de se réserver la possibilité d’y revenir d’autant que l’entrée y était gratuite… J’écarquille les yeux. Non pas à l’annonce de la gratuité de cette rétrospective, dont le vernissage a eu lieu le 27 mars, mais au fait que son existence n’ait pas, en France et en Suisse, retenu l’attention de la presse. Très vite, je me secoue. Et se dissipe la stupéfaction qui s’était emparée de moi, j’applaudis, j’exulte, voilà une aubaine qu’il convient de ne pas rater, si rien pour lui ne s’y oppose il m’agrée que dès mardi en quittant l’Universitat Autònoma de Barcelona nous rejoignions La Virreina : nos engouements communs sur le plan littéraire se doublent d’une fervente admiration pour Jean-Luc Godard. Ce qui nous amène à nous épancher…

Ricard évoque une projection de Je vous salue, Marie (1985) interrompue par les boules puantes jetées par des catholiques intégristes ; je me rappelle la séance au cinéma Utopia d’Avignon, en juillet 1972, où les Cahiers du cinéma ont, en marge du XXVIe Festival et dans le cadre de leur semaine « Cinéma et luttes de classes », diffusé Vent d’est (1969-1970, « signé » par le Groupe Dziga-Vertov), j’avais seize ans... En pensée, nous sommes le 3 août 1967 dans la cour d’honneur du Palais des Papes, quand après Messe pour un temps présent de Maurice Béjart et Pierre Henry, et à l’invitation de Jean Vilar on donne en avant-première La Chinoise, avec sur les gradins et dans les parages de Godard : Anne Wiamzesky, Juliet Bertot et Jean-Pierre Léaud, et quarante-huit plus tard au Verger d’Urbain V lorsque Jean-Luc y explique sa visée.

Pierrot le fou (1965) et La Chinoise (1967) ont la préférence de Ricard ; La Chinoise et Vivre sa vie(1962) me bouleversent, récemment j’ai téléchargé sur le « mur » du réseau social où je fais la réclame de pour mes écrits et réagis à l’actualité déboussolée du globe la séquence dans laquelle Jean Ferrat s’attarde devant un juke-box dans un café, sous le regard de madone d’Anna Karina, alors que deux amoureux – un appelé du service militaire et son amie – sont attablés et tentent de juguler les affres de leur séparation prochaine en se souriant, avec « Ma Môme » en bande-son…

À Barcelone, en ce mai 2026, Ricard et moi sommes mentalement parmi le public avignonnais de 1967, au milieu de celles et de ceux qui applaudissent, fâchés des quolibets et des mines renfrognées des autres lesquels se traînent lamentablement, faute de courir, ils se vautrent dans leurs préjugés, la routine, leur aveuglement, leur intelligence bornée, ils méconnaissent une vérité indépassable : « voilà presque cinquante ans / que dans le noir / le peuple des salles obscures / brûle de l’imaginaire / pour réchauffer / du réel / maintenant celui-ci se venge / et veut de vraies larmes / et du vrai sang », le vieux monde est aux basques de ces assis mais aussi des enragés, eux ont la grâce, le courage et l’intrépidité de s’être élancés à l’assaut du ciel...

 

Et c’est en proie à cette fébrilité que nous avons, mardi, aux environs d’onze heures, en hommes libres, toujours indécrottablement drapés dans la liberté de nos vingt ans, gravi les marches sans tapis rouge ni paillettes menant à cette « fraternité des métaphores » parce que, si « on a oublié cette petite ville / et ses murs blancs cerclés d’oliviers », nous ne doutons pas, Ricard et moi, que dans la compassion à l’endroit de Sarajevo, et de Gaza et de la Palestine, et des six millions de victimes de l’Endlösund der Judenfrage, « on se souvient de Picasso / c’est-à-dire de Guernica »… Quoique nous époumonant à « la recherche du siècle perdu », nous n’avons pas baissé les bras, nous ne nous sommes pas commis dans le processus d’aseptisation généralisée de la société et de la submersion des individualités dans une sirupeuse vertu.

 

 

À la Virreina, il n’y a certes pas tout Godard, comment pourrait-il y être entièrement, à La Virreina ou ailleurs, ici ou là, consigné à un périmètre, circonscrit à un domaine, à une orbe, surtout maintenant qu’il n’est plus, quoique présent en nos mémoires, avec sa voix crépusculaire commentant sur le ton de l’oracle et de la mélancolie la dévastation généralisée du vivant et le saccage de l’étant, ainsi que leur éhonté déni, à Barcelone ce Jean-Luc Godard qui exorcise n’est qu’en partie, et il en sera toujours ainsi, à Barcelone et partout, de ce Tirésias de la caméra nous ne conserverons que des images, de la pellicule et des textes, et une incitation majeure, celle de questionner en toute circonstance les représentations, et de travailler à voir et à divulguer ce qui ne se communique pas, mais qui affleure dans ce qui s’écrit, se peint, se compose, s’enregistre, ainsi que lui nous n’a cessé de nous le rappeler, alors qu’importe s’il n’est pas en totalité à La Virreina, on s’y frottera cependant à beaucoup de lui, et souvent au meilleur, car il n’y est pas seul, à La Virreina, il n’y est pas comme un arbre lequel est seul et ensemble, avec les autres arbres de la forêt, à La Virreina Godard n’est nullement isolé, épinglé comme un phénix, une vedette, une star, un génie ou un prodige, il y est en un toujours heureux voisinage, comme Aimé Pache en son pays de Vaud, avec en face l’autre de cette terre érigée en vigie, la France, « ô retour au pays natal / ô retour de celui / qui n’a plus besoin / d’être un invité », et à la Virreina Jean-Luc est dans une connivence et une complicité d’exception avec une multitude, une armée des ombres, de celles qui sont tombées, et de celles qui ont blanchi sous le harnais, des célèbres et des anonymes, de celles des ciné-tracts, et de celles qui étaient des étoiles dans ses distributions, fréquemment des comédiennes et des comédiens dans une provisoire  panade et des accoucheurs d’un progrès qui s’est finalement métamorphosé en cauchemar – un se divisant en deux –, et puis d’abord à La Virreina Godard est avec sa camarade et amoureuse Anne-Marie Miéville, et cela en est un bonheur, tant ces deux-là ont su œuvrer de concert, dialoguer et débattre, et s’éprouver l’un l’autre, dans le combat, la démonstration et l’argumentaire, à contre-courant, en cheminant l’un avec l’autre, l’un à côté de l’autre – l’atteste « Libres propos sur la fonction de mère (Papa comme maman) », l’« épisode » de 18 novembre 1977 de l’émission « Écoutez voir » –, Miéville parfois devant Godard, et quelquefois lui la précédant, mais en réalité dans une même tension, comme avec Le Livre de Marie de l’une et le Je vous salue, Marie de l’autre, ridiculisant à jamais les ersatz que sur la toile on nous fait gober en nous chapitrant et en nous catéchisant, que ce soit dans les multiplexes des centres commerciaux ou sur les plateformes où l’on nous fourgue notre dose stupéfiante de leurres et de simulacres.  Pendant cinquante ans, depuis 1972, le couple à la caméra et à la table de montage, les amants du cinéma-vérité et du « ciné-tract », ce sont eux, Godard et Miéville ! L’esprit de justice (envers Anne-Marie Miéville) et de justesse (humaine et politique) commande de ne pas les dissocier, ils nous lèguent un « sauve qui peut (le cinéma) » sans lequel nous serions démunis et pauvres, proies faciles du miroir des alouettes avec lequel on nous fait confondre la vie et le divertissement.

 

Jusqu’en octobre, La Virreina de Barcelone aura des allures d’extension du studio de Godard à Rolle, de position avancée d’une utopie concrète, un peu comme l’avait été, en 2020, le château de Nyon pour la sublime installation « sentiments, signes, passions – à propos du livre d’image » qui, dans la lignée de celle de 2006 au Centre Georges Pompidou (« Voyage(s) en utopie, Jean-Luc Godard, 1946-2006 – à la recherche d’un théorème perdu »), rendait hommage à Henri Langlois et à son Musée du cinéma, et nous plongeait dans une expérience singulière, que je qualifierais de « montage vécu » (par démarquage de l’expression – et du slogan – d’« art vécu »). L’enjeu de Nyon était de « se mettre à [l]a place » de Godard, et de « [r]egarder le monde avec ses lunettes », cette remarque de Fabrice Aragno m’a habité et tenaillé alors que, pas à pas, je composais un itinéraire, le mien, parmi les traces et les signes (comment ne pas sacrifier à Ramuz alors que mes quartiers sont en Suisse ?) disposés par Manuel Asín en une sorte de gigantesque cryptogramme – pour paraphraser André Breton, Godard ne demande-t-il pas à être ainsi déchiffré ?

À Barcelone, devant un extrait d’Ici et ailleurs (1976, documentaire de Godard et Miéville), j’ai eu l’impression qu’Asín avait attenté à la résignation qui nous stérilise et nous fige dans la déploration. Qu’il soit remercié d’avoir convoqué et conjugué l’apparence, le visible, le symbolique et l’imaginaire, les fantômes de l’Histoire et les enfants d’un futur qui déjouerait la fatalité et les malédictions qui nous accablent. À « l’école » de Jean-Luc Godard, ce « maître ignorant », on se familiarise et on s’affermit dans l’art (magique et insurrectionnel) de transmuer la boue en or, le marasme en chanson, « l’apocalypse [et les déroutes] en armée » au terme d’un « déraisonné » télescopage des éléments de la réalité – innutrition, « remakes » et un irrépressible « plus-que-la-citation ». Cette initiative, la plus considérable depuis que Godard a tiré sa révérence, pour laquelle n’est perçu aucun droit, aurait gagné à « articuler » dans un catalogue les lignes de force qui la structurent, la brochure distribuée (juste une brochure, est-elle juste, en permanence, et absolument juste, cette brochure ?, aurait plaisanté – et titillé – Godard…) et les placards muraux manquant de relief, même si cette « absence » (accentuée par le défaut de librairie où acheter des livres de et sur Godard) a le mérite paradoxal de ne pas restreindre la liberté de chacune et de chacun d’échauder son « livre d’image » et son discours sur les misères et les cendres de notre humanité.

 

Au lendemain de cette première exploration, je suis reparti à La Virreina, à l’écart de l’agitation sans destination de La Rambla (le piétinement imbécile, les rires et éclats de voix des chalands, le martèlement des engins de terrassement, le bruit continu et exténuant d’un trafic automobile). Combien d’heures y ai-je ratiociné avec mes rêves ? Trois, quatre ? En ce basculement qui naufrage l’espoir en piètres espérances et qui s’en exonère en substituant à la profondeur et à la complexité des représentations la platitude des images et la vacuité d’une langue sans beaucoup de paroles, je ne suis pas différent des autres, un figurant qui au bord des larmes essaie de se convaincre qu’il faut savoir musarder et languir pour retourner car l’avenir est (peut-être) un procès sans fin ni sujet, donc un futur sans rivage…

 

 



Barcelone, La Virreina Centre de la Imatge (Palais de la Virreina, La Rambla 99), exposition « Jean-Luc Godard, La fraternitat de les metàfores », commissaire : Manuel Asín, 28 mars-4 octobre 2026.


Horaires des visites : de mardi à dimanche et fériés, de 11h à 20h. Fermé le 24 juin. Entrée gratuite.


 



Ricard Ripoll est universitaire, écrivain et traducteur. Il est l’auteur d’autofictions poétiques commeEngrunes d’estels irats (1986), De l’abrupte fins al cos (1987), Els encontres fortuïts (2001),La memòria dels mots (2003), El cant del Salvador (2007), Les flors àrtiques(2007),El món s’acaba demà (2020), Escomeses (2025), La dona aproximativa (2025) ; et d’un roman, L’espai dels Impossibles (2005). Son dernier livre :La Ciutat incandescent, Barcelona viscuda i escrita en francès

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