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Le racisme, la misogynie et leurs ravages : Toni Morrison conteuse de l’innommable
Toni Morrison (c) John Mathew Smith 2001 Écrire la haine, écrire l’amour : voilà, peut-être, les deux plus beaux et terribles défis qu’un auteur puisse se proposer de relever lorsqu’il pose le pied sur le terrain vague des passions… Toni Morrison ne choisit pas. Elle embrasse l’un et l’autre, les confronte, les refond, les marie et les déchire, les pétrit jusqu’à ce que ses romans deviennent la fresque édifiante d’une condition humaine torturée, écartelée entre ses affres et

Pauline de Toffoli
9 sept.


Séverine Daucourt : précis merveilleux de résistance sociale (Le Monsieur)
Séverine Daucourt (c) DR Dans son premier roman, Séverine Daucourt fait le choix de la densité, de la profondeur, et du merveilleux. Un pari risqué, qui porte cependant ses fruits : Le Monsieur se déploie comme un kaléidoscope dont l’économie et la cohérence littéraires permettent une exploration de problématiques contemporaines plurielles et essentielles. Par la médiation du conte, l’écrivaine met notamment sur la table le féminisme, la critique de l’âgisme, du mépris de cl

Pauline de Toffoli
27 juil.


Madeleine Pelletier féministe : la nuance à son radical
Madeleine Pelletier (c) DR Radical. Étymologie : racine. Madeleine Pelletier, dans son féminisme, retourne au radical de la pensée : elle l’enracine dans des prémisses rigoureuses et une finesse chirurgicale, en dépit de ce qui survit de sa réputation de fauteuse de trouble virago : la femme sera libre, ou ne sera pas. Loin d’être une misandre dégainant pistolets et canifs à toute occasion, elle se montre en réalité particulièrement critique et nuancée vis-à-vis du « féminis

Pauline de Toffoli
4 mai
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