Entretien avec Michèle Bacholle & Jacqueline Dougherty : L’« écriture imageante » (Annie Ernaux Beyond Words Images and Scenes)


« Ce qui sera bouffon, si on publie un jour ce journal d’écriture, en fait de recherche à 99%, c’est qu’on découvrira à quel point, finalement, la forme m’aura préoccupée. Bref, ce qu’ils appellent la littérature[1] ». La forme, dit Annie Ernaux. La forme avant tout, ce que nous appelons la littérature. Eh bien, ce sont des mots qui me reviennent à l’esprit, de manière cyclique, des mots auxquels se heurte quiconque tente de faire de l’écriture sa vie. Dans ses livres, Annie Ernaux n’a jamais cessé de s’interroger précisément sur la manière dont une expérience vécue peut devenir écriture, sur la forme capable de la restituer sans la dissocier du réel social et historique dans lequel elle s’est produite. Et, au sein de cette recherche, le visuel a acquis une importance particulière, je dirais même de premier ordre, parce qu’Ernaux elle-même transforme ses textes en lectures visuelles, avec les mots, elle fixe, cadre, photographie, montre. Photographies réelles et photographies décrites, images absentes, scènes conservées dans la mémoire, instantanés et séquences presque cinématographiques traversent son œuvre comme les éléments d’une architecture à l’intérieur de laquelle le lecteur se déplace sur différents plans : celui de l’expérience, celui de la mémoire, celui du réel au présent et celui de sa restitution par l’écriture. Cette complexité narrative pourrait nous amener à réfléchir à ce que signifie aujourd’hui lire et relire Annie Ernaux[2], en interrogeant constamment le rapport entre ce que la parole raconte et ce qu’elle parvient à rendre visible, mais aussi en déplaçant le regard, en ouvrant de nouveaux territoires critiques et en mettant son œuvre en relation avec d’autres disciplines, langages et contextes. C’est dans cette direction que s’inscrit Annie Ernaux International Studies, la nouvelle série internationale publiée par Brill/De Gruyter et dirigée par Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty, essayistes, chercheuses et enseignantes universitaires. Entièrement consacrée à l’œuvre d’Annie Ernaux, elle a été pensée comme un espace interdisciplinaire susceptible d’accueillir des études issues de pays et de perspectives différents. Les premiers volumes explorent des territoires connexes tels que la circulation de l’œuvre au-delà des frontières françaises, les textes moins consacrés et les formes possibles de l’héritage d’Ernaux dans l’écriture contemporaine. Annie Ernaux Beyond Words. Images and Scenes, volume lui aussi dirigé par Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty, a précédé et, d’une certaine manière, ouvert ce nouvel espace de recherche, en portant l’analyse au-delà du texte écrit afin d’interroger les rapports de l’œuvre ernalienne avec la photographie, le cinéma, le théâtre, la danse et les arts performatifs.
C’est de là que prend naissance la conversation avec Michèle Bacholle et Jacqueline Dougherty, à travers la forme et l’image, la mémoire et le réel, pour parvenir aux passages entre les langages et à la constitution d’un champ d’études qui, plus de cinquante ans après les débuts d’Annie Ernaux, continue encore de s’interroger sur la manière de lire et de regarder son œuvre.
Dans votre introduction, la dimension visuelle de l’œuvre d’Annie Ernaux n’apparaît pas comme quelque chose qui viendrait se greffer de l'extérieur sur son écriture, mais comme une dimension profondément inscrite dans sa manière de concevoir la mémoire (qu’elle a récemment définie mémoire du stigmatisé), le réel et la pratique littéraire elle-même. Est-ce également de ce constat qu'est né Annie Ernaux Beyond Words ? Et dans quelle mesure le volume invite-t-il non seulement à explorer un territoire encore relativement peu étudié, mais aussi à relire l’ensemble de l’œuvre d’Ernaux à partir de cette dimension visuelle ?
M. Bacholle : C’est un fait qu’il est impossible de séparer le visuel de l’écriture ernalienne et de la façon dont Annie Ernaux aborde la mémoire, un de ses thèmes de prédilection. On se rappellera par exemple que des « photos en prose », décrites et partagées ultérieurement dans le Quarto Écrire la vie, encadrent le récit de La Honte, ou encore que des photos et films « en prose » servent de tremplin aux périodes qui scandent Les Années. La mémoire d’Annie Ernaux, par ailleurs formidable, semble être une mémoire visuelle et son écriture facilite une telle représentation chez ses lecteurices — on imagine aisément la jeune fille des Armoires vides faisant des mouvements sur son lit pour accélérer l’avortement.
Annie Ernaux Beyond Words n’est toutefois pas né de ce constat, ou du moins pas complètement. Nous avions toutes deux, mais séparément, écrit sur les photographies dans des textes d’Annie Ernaux[3]. En mars 2024, nous avons eu l’idée de proposer ce qui s’intitulait alors « Annie Ernaux : Texts, Images and Scenes » pour le numéro spécial d’une revue, principalement parce que nous assistions à un essor substantiel soit de représentations de textes d’Annie Ernaux, soit d’adaptations plus libres tant en France qu’à l’étranger – la première adaptation que nous ayons relevé en France étant celle de Laurence Cordier en 2016, intitulée Le Quat’sous. À y regarder de plus près, en plus des adaptations cinématographiques et théâtrales, il y avait eu The Abortionist’s Studio, le tableau peint en 2013 par Blanche Şerban d’après l’ekphrasis d’Ernaux dans L’Événement, le « flipbook » Les Années de Marie Paccou en 2018, l’adaptation des Années par Claudia Seigmann en Autriche en 2020 et par Eline Arbo aux Pays-Bas en 2022, l’adaptation d’Audrey Diwan en 2021 de L’Événement (qui reçut le Lion d’Or à Venise et rendit Annie Ernaux encore plus visible à l’international, avant qu’elle ne reçoive le prix Nobel de littérature en novembre 2022), la sortie des Années Super 8 de David Ernaux-Briot en 2022, la réédition de L’Autre fille avec des photos de Nadège Fagoo en 2023 et l’exposition « Extérieurs – Annie Ernaux et la photographie » à la Maison Européenne de la Photographie à Paris au printemps 2024. La proposition de Lou Stoppard, la commissaire de cette exposition, qui mettait en dialogue Journal du dehors avec des photographies appartenant à la collection de la MEP, était intéressante dans la mesure où, comme avec Fagoo, le texte ernalien entrait en dialogue avec d’autres images, existantes de surcroît.
Le volume Annie Ernaux Beyond Words a permis de sonder le rapport des textes d’Ernaux avec le cinéma, le théâtre, la danse, en France et à l’étranger, territoires effectivement encore peu étudiés — sauf le cinéma. Notre intention était de donner une impulsion à ce champ de recherche encore grandement en friche. Il démontre par ailleurs que l’ensemble de l’œuvre peut être relu à partir de cette dimension visuelle. Il est grisant de penser que quiconque peut s’emparer d’un texte d’Annie Ernaux et le représenter selon son medium, comme l’a fait l’artiste britannique Susan Diab dans son exposition « Palimpself : A Sculptural Exploration into Materiality in the Works of Annie Ernaux » (St Andrews, Royaume-Uni, 2024)[4]. Il est par ailleurs intéressant de noter que la Française Laurence Cordier a monté Le Quat-sous à partir desArmoires vides,Une Femme et La Honte et que la Suissesse Stina Werefel et la Néerlandaise Eline Arbo ont toutes deux mis en scène Les Années mais ont inclus dans leurs représentations des passages d’autres textes – L’Événement, Le Jeune homme et Mémoire de fille pour Werefel, Mémoire de fille, L’Événement et Passion simple pour Arbo. L’adaptation de l’œuvre d’Annie Ernaux ne semble avoir pour limites que celles des artistes qu’elle interpelle. Il est d’ailleurs étonnant que nous n’ayons pas encore eu d’adaptations musicales puisque les textes d’Ernaux regorgent de références à la musique classique et à la musique dite populaire. Imaginez un opéra de La Femme gelée !
L’un des concepts les plus suggestifs qui émergent du volume est celui d’écriture imageante, d’une écriture capable de produire des images. Dans l’œuvre d’Ernaux coexistent des photographies réelles, des photographies décrites, des images absentes, des images conservées dans la mémoire, jusqu’à ce qu’elle ne l’ait elle-même définie comme une écriture photographique du réel. Peut-on alors considérer l’image non seulement comme un objet de son écriture, mais comme une véritable modalité par laquelle l’écriture construit le réel et interroge la mémoire ?
J. Dougherty : Oui, c’est tout à fait le cas. Chez Ernaux, la mémoire — le point de départ de son écriture du réel — est avant tout un phénomène visuel, sinon cinématographique. Elle informe Fabien Arribert-Narce que sa mémoire « fonctionne beaucoup aussi comme un film déroulant des scènes » (151)[5]. De même, dans L’Écriture comme un couteau, elle avoue à Frédéric-Yves Jeannet le rôle primordial que joue sa mémoire visuelle dans sa démarche d’écrivaine : « Je ne peux pas écrire sans ‘voir’, ni ‘entendre,’ mais pour moi c’est ‘revoir’ et ‘réentendre’ » […] des choses vues, entendues […] des gestes, des scènes, avec la plus grande précision » (41)[6]. Donc, évidemment, il ne s’agit pas uniquement d’images remémorées fixes, des « arrêts sur image […] qu’on se repasse sans cesse » (Ernaux et Jeannet 42), mais aussi des scènes mouvantes.
Nous avons constaté ci-dessus que l’écriture et le visuel fusionnent inextricablement chez Ernaux pour établir une véritable posture d’écriture intermédiale. Se lient aussi dans ce processus le réel, la mémoire individuelle et la mémoire collective, comme nous l’indique l’écrivaine en désignant son premier journal extime comme « une collection d’instantanés de la vie quotidienne collective » (Journal du dehors 8 ; nous soulignons), « collection » entreprise grâce à cette fameuse « écriture photographique du réel » (Journal du dehors 9). Le je personnel d’Ernaux, voix narrative collective, se transforme aussi en on, nous et elle dans Les Années, effectuant tous trois des « arrêts sur mémoire » (240) — jeu de mots habile et intentionnel, sans doute — pour communiquer des expériences individuelles et collectives.
Par ailleurs, cette modalité intermédiale s’opère même au niveau lexical car les termes image et scène — et parfois, cinéma et film — remplacent régulièrement souvenir et mémoire dans l’œuvre ernalienne[7], surtout dans son rapport aux images-souvenirs, aux images immatérielles. De plus, parfois les images matérielles (les photos) créent une sorte de trame narrative avec les images immatérielles. Parmi les nombreux exemples, nous pouvons citer dans La Place « les photos en prose » du père à peine ou pas du tout souriant qui s’opposent à cet « Instantané de la mémoire » (95), souvenir du père l’air satisfait au repas du mariage de sa fille. Tel est aussi le cas de la photo d’Ernaux communiante, la photo d’Ernaux à Biarritz et « la scène indicible de [s]es douze ans » dans La Honte (38).
Ernaux s’engage donc à maintenir une réciprocité entre le texte et l’image. En fait, son assertion dans La Honte « Le ‘texte’ éclaire la photo, qui en est aussi ’illustration » (90) n’est pas limitée à ce récit. Pour résumer, l’image — qu’elle soit fixe ou mouvante, réelle ou imaginaire— est bien plus que simple objet de l’écriture ernalienne.
La phototextualité chez Ernaux est depuis longtemps au centre de l’attention critique, tandis que les rapports de son œuvre avec le cinéma, le théâtre, la performance, la danse et, plus largement, les arts visuels et performatifs constituent un champ d'étude beaucoup plus récent. Dans le volume, vous soulignez que l'on est désormais allé au-delà de la simple adaptation. Que se passe-t-il lorsque les mots d'Ernaux passent dans un autre médium ? Ces nouvelles formes artistiques peuvent-elles devenir, au-delà de la transposition, de véritables instruments de lecture critique de l'œuvre, capables de faire émerger des dimensions que le texte littéraire contient sans nécessairement les rendre immédiatement visibles ?
M. Bacholle : Ce qui se passe quand le texte est « rendu » dans un autre médium dépend bien sûr des possibilités et limitations qu’offre ce médium et de la sensibilité esthétique de l’artiste. Le chapitre de Jean-Baptiste Richard, qui figure dans Annie Ernaux Beyond Words, montre bien par exemple que L’Événement ne peut être rendu de la même façon au cinéma et au théâtre et les entretiens avec les actrices Marianne Basler et Françoise Gillard démontrent tout un travail de réflexion et exposent les choix qu’elles ont dû ou décidé d’opérer. Une adaptation circassienne, comme celle de Passion simple par l’Éolienne en 2013, passe beaucoup par le corps – et son rapport au trapèze ou à la corde par exemple[8].
Ainsi, effectivement, d’autres formes artistiques peuvent certainement devenir des instruments de lecture critique, ainsi que provoquer chez les spectateurices des réactions différentes à celles d’une simple lecture. Lire L’Événement provoque certainement moins de malaise physique que voir sa mise-en-scène et le jeu des actrices, comme cela a été le cas à Londres avec The Years en 2025 – mis en scène par Eline Arbo (voir le texte de Lyn Thomas dans notre volume). Les adaptations internationales, c’est-à-dire à partir d’un cadre culturel autre, peuvent offrir une autre lecture critique. Nous avons, sur ce point, hâte de voir comment la cinéaste mexicaine Natalia Beristáin va aborder et s’emparer de L’Usage de la photo.
Annie Ernaux Beyond Words marque un nouveau jalon dans les études ernaliennes, notamment parce que, contrairement à de nombreux ouvrages collectifs antérieurs, il n’est pas issu des actes d’un colloque. Parallèlement, avec Annie Ernaux International Studies, se construit un espace international et interdisciplinaire entièrement consacré à son œuvre. Que signifie aujourd’hui, selon vous, consolider les Ernaux Studies comme un véritable champ de recherche ? Et quels territoires vous semblent encore peu explorés et, de ce fait, particulièrement féconds pour les recherches à venir ?
M. Bacholle: Puisqu’Annie Ernaux s’est imposée, quoiqu’en pensent ses détracteurices, comme une plume et une voix incontournables de la littérature française contemporaine — rappelons que ses textes sont enseignés dans le secondaire et le Nobel l’a, en un sens, consacrée — nous avons pensé qu’il était grand temps qu’une série lui soit consacrée. Une série internationale de surcroît car, comme l’a rappelé Élise Hugueny-Léger, les textes d’Annie Ernaux ont fait l’objet d’études d’abord dans le monde universitaire anglophone — par Loraine Day et Tony Jones en 1995 au Royaume-Uni et par Claire-Lise Tondeur en 1996 aux États-Unis. Nous sommes heureuses que Brill/De Gruyter ait accepté, après Annie Ernaux Beyond Words, de publier la série Annie Ernaux International Studies dont le premier numéro paraîtra en 2027. C’est d’autant plus symbolique que la maison d’édition publie depuis 1983 Simone de Beauvoir Studies et que, comme l’écrit Ernaux, un fil la relie à Beauvoir. Notre intention en proposant Annie Ernaux International Studies était de pallier un manque, même si la série n’est pas le seul endroit, loin de là, où publier sur l’œuvre d’Annie Ernaux et ses adaptations diverses. Nous espérons que la série — qui peut inclure des monographies — permettra de diffuser plus largement, globalement, l’œuvre et la pensée ernaliennes et de sonder de nouveaux territoires.
Trois numéros d’Annie Ernaux International Studies (vol. 1 Annie Ernaux across Borders, vol. 2 Annie Ernaux au-delà des œuvres consacrées et vol. 3 The Heirs of Annie Ernaux) sont en cours, à divers stades de développement et nous anticipons un volume 4 sur « Annie Ernaux et l’Italie » qui sera dirigé par Sara Durantini et Tommaso Testolin. Nous aimerions explorer d’autres angles ou disciplines, comme « Annie Ernaux et les philosophes/la philosophie », « Enseigner Annie Ernaux », « Annie Ernaux et les jeunes » (puisque vient de sortir le documentaire de Claire Simon, Écrire la vie), et nous aimerions explorer la perception et réception d’Annie Ernaux en Asie ou ailleurs (en Inde par exemple puisque son éditeur new-yorkais, Seven Stories Press, la publie là-bas). Nous serions d’ailleurs ravies de recevoir des propositions pour de futurs numéros ou des monographies (bachollem@easternct.edu, jdough@sas.upenn.edu).

Michèle Bacholle, Jacqueline Dougherty (dir.), Annie Ernaux beyond Words. Images and Scenes
Brill, « Chiasme », juillet 2026, 270 pages, 126,60 euros.
Michèle Bacholle, Ph.D., CSU Professor of French at Eastern Connecticut SU, is co-founder of Annie Ernaux International Studies. Her recent publications are on Annie Ernaux, Chloé Delaume, Linda Lê, Céline Sciamma, and Julia Ducournau. Her latest book, Violence and Rebellion in Contemporary French Women’s Autofiction (on rape culture, slut-shaming, incest, femicide, immigration, racism, sex work, motherhood, aging, and workplace violence), was published by Bloomsbury in 2026.is forthcoming at Bloomsbury.
Jacqueline Dougherty, Ph.D., is a Lecturer in Foreign Languages at the University of Pennsylvania and co-founder of Annie Ernaux International Studies. Her publications include « Errance identitaire et entre-deux chez Marguerite Duras et Annie Ernaux », « L’Événement from Page to Screen », « ‘Je suis entrée dans l’image et je crève :Les Années Super 8 and the Emancipation of the Frozen Woman, » and, forthcoming, « Annie Ernaux’s Ekphrastic Intermediality: Image,
Notes :
[1]Annie Ernaux, L’Atelier noir, Éditions des Busclats, p. 215.
[2] Pierre-Louis Fort, «Après le Nobel: lire et relire Annie Ernaux», Université ouverte, CY Cergy Paris université, Dec. 2023, Cergy, France. ⟨hal-04393351⟩
[3] Voir Bacholle, Michèle, chapitre 2, Annie Ernaux de la perte au corps glorieux, Presses Universitaires de Rennes, 2011, et les articles « Annie Ernaux ph-auto-bio-graphe », Women in French Studies 22, 2014, pp. 72-86 ; « ph-auto●bio●graphie écrire la vie par des photos (Annie Ernaux) », Women in French Studies 21.1, 2013, pp. 79-93 et « Quels usages de la photo chez Annie Ernaux ? », Annie Ernaux : Perspectives critiques, Ed. Sergio Villani, Legas, 2009, pp. 115-25. Dougherty, Jacqueline, « Annie Ernaux’s Ekphrastic Intermediality: Image, Scene and Inter-photo-text in The Other Girl», Annie Ernaux Across Borders, Vol. 1, Annie Ernaux International Studies, à paraître, et dans sa thèse intitulée Cinematography in the Works of Annie Ernaux: Writing Memory and Reality, University of North Carolina, 2011.
[4] Voir Susan Diab, « Palimpself : A Sculptural Exploration into Materiality in the Works of Annie Ernaux », St Andrews, Royaume-Uni, 2024, disponible sur https://www.annie-ernaux.org/palimpself/?hilite=diab et le dernier chapitre dans Arribert-Narce, Fabien et Élise Hugueny-Léger, Annie Ernaux across Borders, vol. 1, Annie Ernaux International Studies (à paraître).
[5] Voir Arribert-Narce, Fabien. « Vers une écriture ‘photo-socio-biographique’ du réel. Entretien avec Annie Ernaux », Roman 20-50, I, 51, 2011, pp. 151-166.
[6] Voir Ernaux, Annie et Frédéric-Yves Jeannet. L’Écriture comme un couteau. Stock, 2003.
[7] Voir, par exemple, La Femme gelée, où la narratrice, au présent, épouse, mère et professeure, évoque des souvenirs de son indépendance en tant qu’étudiante : « Poétise, poétise, fais-toi le cinéma de ta liberté passée » (113 ; nous soulignons).
[8] Passion simple, L’Eolienne, écriture, mise en movement : Florence Caillon, 2013, disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=9m4PtHfnVNc&source_ve_path=MjM4NTE&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fwww.eolienne-cirque-choregraphie.com%2F&embeds_referring_origin=https%3A%2F%2Fwww.eolienne-cirque-choregraphie.com


