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Juliette Cordesse et Pauline Frachon : « Ramener le cinéma à une dimension collective » (Sois-belle et tais-toi !)

Photo du rédacteur: Simona Crippa
Simona Crippa
il y a 8 heures
13 min de lecture



Qui a le pouvoir de faire image, de décider ce qui mérite d’être vu, conservé, canonisé et transmis ? Avec le cycle Sois belle et tais-toi !, le Forum des images interroge les rapports de pouvoir qui traversent les représentations des femmes et les gestes de résistance qui les déplacent.

« Faire image autrement », c’est aussi l’un des enjeux de ce cycle, sur lequel je suis revenue dans un article il y a une quinzaine de jours. Afin de prolonger cette réflexion, il était important de rencontrer Juliette Cordesse et Pauline Frachon, ses programmatrices, qui nous parlent de leurs choix, de la mémoire féministe du cinéma, de la nécessité de rendre visibles d’autres récits et d’enfin ramener le cinéma à sa dimension collective.

 



Pourquoi avoir choisi de faire dialoguer Maria Schneider et Delphine Seyrig dans un même cycle ? Au-delà de leur lien dans Sois belle et tais-toi ! qu’est-ce que leurs trajectoires respectives permettent de raconter ensemble d’une histoire féministe du cinéma ?

 

« Sois belle et tais-toi » est une injonction faite aux femmes depuis la nuit des temps et c'est aussi en effet bien sûr un film documentaire, réalisé par Delphine Seyrig avec Carole Roussopoulos en 1976, où la comédienne-vidéaste décide de se placer derrière la caméra pour interroger vingt-quatre actrices françaises et américaines - parmi lesquelles Maria Schneider. « Auriez-vous choisi ce métier si vous aviez été un homme ? », « Quels sont les rôles dévolus aux femmes ? », « Quelles images ces rôles renvoient-ils des femmes ? », « Quels rôles des actrices de cinquante ans peuvent-elles espérer jouer ? » Autant de questions troublantes d’actualité posées par Delphine Seyrig dans son film.

Ce cycle dont le sous-titre parle de lui-même : « Delphine Seyrig & Maria Schneider : deux icônes pré-#MeToo » rend donc d’abord un hommage inédit à Maria Schneider « l’insoumuse », décédée en 2011, il y a tout juste 15 ans. S’en suivent six semaines cinéphiles pour célébrer Delphine Seyrig. 

Il nous semblait important de retracer plusieurs jalons des prises de paroles féminines et féministes. Delphine Seyrig, à travers ses films et lors de plusieurs interventions télévisées, a longuement débattu sur de nombreux sujets : l’avortement, la place des femmes dans la société et au cinéma, le patriarcat, les prisionnières politiques, les travailleuses du sexe… Elle fait récemment l’objet d’ouvrages, de thèses, d’émissions de radio, des comédiennes lui consacrent des spectacles et des comptes Instagram lui sont dédiés, ce qui montre aussi la modernité de ses engagements. La parole, elle ne s’est pas seulement contentée de la prendre, elle l’a aussi donnée, comme le montre donc Sois belle et tais-toi ! Maria Schneider y offre une interview poignante et forte où elle confie que Le Dernier tango à Paris est l'œuvre de deux hommes qui ne l’ont pas consultée. Ce qu’elle dit ici reflète le système du monde du cinéma à ce moment-là : des producteurs jusqu’aux réalisateurs en passant par les acteurs principaux, ce sont des hommes qui répondent à des hommes financés par des hommes. Delphine Seyrig, en ce sens, a presque entièrement cessé de tourner avec des réalisateurs à partir de 1975.  Elles ont pourtant subi les mêmes conséquences : une difficulté à trouver des rôles, à être considérées, à être écoutées. Mais elles sont toutes deux sources d'inspiration. Elles ont dit « non », et c’est aussi comme ça que s’écrit une histoire féministe du cinéma, en refusant de jouer le jeu masculin.

Ce cycle s'inscrit dans l'ADN du forum qui a toujours proposé des programmes engagés, interrogeant des questions de société, les mettant en perspective avec l'histoire du cinéma et son esthétique, mais en les reliant toujours au contemporain : des ponts entre hier, aujourd'hui et demain. En ce sens, réunir ces deux visionnaires pré #MeToo dans un geste de programmation permet d’interroger leur place majeure dans l’histoire du cinéma mais aussi leur place dans notre société contemporaine et ce qui continue à être à l'œuvre dans leur modernité et leurs engagements.

 



Sois belle et tais-toi ! est un film profondément politique : en 1976, Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos donnent la parole aux actrices sur leur condition et leur travail. Cinquante ans plus tard, qu’est-ce que ce geste de faire entendre collectivement la parole des actrices déplace encore dans notre manière de regarder l’histoire du cinéma ? Et que peut nous dire aussi cette frontière entre l’actrice qui est regardée et la réalisatrice qui produit ses propres images ?

 

Le collectif a toujours son importance car il permet de réfuter l’argument du « cas isolé ». Lorsque ce n’est pas une, mais vingt femmes qui ont les mêmes parcours dans le cinéma, on peut parler d’un système en place et non plus de malchance. Les femmes qui s’expriment dans Sois belle et tais-toi ! sont aussi issues de générations différentes : on peut donc imaginer aisément que des années plus tard, les mêmes témoignages puissent exister. Ainsi nous avons organisé le 3 octobre une table ronde avec l’association A.D.A (Association d'acteur·ices féministe et anti-raciste) pour discuter des représentations dans le cinéma avec des comédiennes (Juliette Smadja, Maud Wyler, Yaël Ciancilla, Nana Benamer, Marie-Julie Chalu) et Lara Sarciaux, agente artistique. De réelles évolutions ont eu lieu depuis 2026, comme par exemple la création du métier de coordinateur-rice d’intimité dont les présences devraient être beaucoup plus systématiques sur les tournages et en amont. L’ampleur et les sujets des prises de parole sont indéniables aussi. Même si les choses changent, l'industrie cinématographique reste en partie verrouillée. Les chiffres du collectif 50/50 ou les nommés aux festivals et récompenses prouvent que ce sont les hommes qui dominent encore. Sois belle et tais-toi ! nous permet encore de voir le monde du cinéma tel qu’il est aujourd’hui. Le film a été montré en ouverture de la partie consacrée à Delphine Seyrig, il y avait une salle pleine composée de toutes les générations. Les échanges qui ont suivi la projection, menés par Nicole Fernandez Ferrer (du centre audiovisuel Simone de Beauvoir) ont été d'une grande richesse et montrent que beaucoup de choses n'ont pas encore assez changé.

C’est aussi pour cela que la frontière entre actrices et réalisatrices tend à se brouiller. Judith Godrèche, Kristen Stewart, Valérie Donzelli ou encore Sophie Letourneur ne sont que quelques exemples du nombre de femmes qui s’emparent de la caméra, parfois même pour se mettre en scène elles-mêmes. S’approprier la caméra, c’est se donner le pouvoir d’écrire des récits qui peuvent s’éloigner du regard ou des désirs masculins. La sortie le mercredi 30 septembre du film de Judith Godrèche, Mémoire de fille, permet ainsi de lier ses prises de paroles publiques à celles de l’intimité de toutes les femmes. Elle filme le personnage d’Annie Ernaux dans son livre depuis la place des victimes de violence et ce nouveau regard est plus qu’important.

 



Maria Schneider a été durablement ramenée à une seule image, celle du Dernier Tango à Paris. Vous choisissez précisément de ne pas programmer le film et de faire entendre d’autres œuvres de sa filmographie. Ce geste de relecture participe-t-il, pour vous, d’une forme de justice et d’éthique de la programmation ? Peut-on aussi penser ce geste comme une manière de réparer certains imaginaires tout en contribuant à redéfinir ceux, patriarcaux, que le cinéma a longtemps façonnés ? De la même façon, justement à propos du Dernier Tango, Isabelle Huppert, nouvellement élue présidente de la Cinémathèque, propose de montrer les films non comme l’œuvre d’un seul mais comme une œuvre collective dont on ne peut se priver : est-ce une voie possible également ?

 

Dans un geste de programmation, on n'envisage pas Le Dernier Tango à Paris de la même manière dans une rétrospective de Bertolucci que dans un hommage à Maria Schneider. Au regard du scandale et de l’impact qu’eut Le dernier Tango à Paris sur sa vie, Maria Schneider déclarait plus tard qu’elle refuserait ce rôle aujourd’hui. Pour cette raison, il n’a pas été projeté. Le film étant néanmoins important dans sa carrière, il a été choisi de montrer un documentaire à son sujet, Il était une fois… le dernier tango de Bruno Nuytten et Serge July. Cela peut être interprété comme une manière de rendre justice aux volontés de Maria Schneider sans effacer l’histoire de ce film très connu. Car, finalement, faire comme si Le Dernier tango n’existait pas, c’est nier ce qu’il lui a fait. Ce cycle permettait de montrer aussi l’étendue de sa filmographie méconnue et pourtant très forte.

Un film est bien une œuvre collective. Pourtant, c’est encore malheureusement la voix des réalisateurs qui priment le plus lors des tournages. Comme l’explique parfaitement Geneviève Sellier, le culte de l’auteur lié à celui de l’artiste domine encore, car il permet leur domination sur les conditions de fabrication.

Le collectif des Insoumuses fondé par Delphine Seyrig, Carole Roussopoulos, Iona Wieder et Nadja Ringart avait pour but de réellement ramener le cinéma à une dimension collective. Les films sont signés à plusieurs, chaque membre du collectif est impliqué dans la réalisation, l’image ou le montage.

 


Vous parlez de « films abîmés », une formulation juste et intéressante, mais qui peut aussi être mal interprétée. Qu’entendez-vous précisément par-là ? Qu’est-ce que cette expression permet de désigner, et quel regard souhaitez-vous qu’elle suscite sur les œuvres concernées ?

 

Nous parlons davantage de films « dits abîmés ». Sachant que ce sont moins les œuvres qui sont « abîmées » que des personnes qui ont été abîmées par ces films. Ce terme, abyssal, recouvre un vaste champ d’exemples différents sur lesquels nous souhaitons, entourées de théoriciennes et professionnelles, poser un regard critique. Le terme de films « dits abîmés » peut à la fois évoquer des films dont les propos, les actes ou les représentations choquent les spectateur·ices et violentent les acteur·es (racisme, violences sexistes ou sexuelles, viols...) ; mais aussi des œuvres impliquant des acteur·ices ou réalisateur·ices aujourd’hui accusé·es de violences sexuelles.

 



Une partie du public, comme certains critiques qui ne renoncent pas à une forme de virilisme dans leur manière de regarder le cinéma, semble aujourd’hui se lasser de ces relectures féministes, voire de les contester. Quel avenir pour ces « films abîmés » ? Laure Murat, à propos de la littérature, défend l’idée qu’il ne s’agit pas de censurer les œuvres du passé, mais de les contextualiser, de les restituer dans leur époque tout en donnant au lecteur les outils pour comprendre ce qu’elles véhiculent. Cette approche pourrait-elle être une piste pour penser la programmation des « films abîmés » : comment les montrer sans les censurer, mais sans neutraliser non plus ce que notre regard contemporain permet désormais d’y voir ?

 

Lors d'une table ronde consacrée à cette question, les notions de programmation, médiation, accompagnement, et boycott des œuvres ont été beaucoup débattues et c'était passionnant.

Si on prend un film de Woody Allen ou Les Oiseaux de Alfred Hitchcock, ce ne sont pas forcément les mêmes questions qui se posent et cela dépend du cadre (dans le sens contexte) de la programmation et de la présentation du film. Le cas du Dernier Tango à Paris est très particulier, puisqu’en plus des conséquences qu’il a eu immédiatement sur Maria Schneider, le viol est montré à l’écran et personne ne le nie, comme le démontre, entre autres, le documentaire Il était une fois… le dernier tango.

Dans la semaine qui lui était consacrée, Justine Lévêque a adopté avec nous plusieurs approches pour ce film mais aussi pour La Dérobade de Daniel Duval dont le tournage a été marqué par les violences de Niels Arestrup sur les actrices. Le Dernier tango à Paris n'a pas été montré, mais le documentaire sur le film a été suivi d'une table ronde. C’est aussi une table ronde sur la représentation des travailleuses du sexe au cinéma qui s’est tenue après La Dérobade. Elle était modérée par Timé Zoppé de Trois Couleurs, avec Celio et Manon Clavel. En outre, pour ce film, nous avions pris soin, sur notre site internet et lors de la présentation, d’alerter les spectateur·ices sur les scènes de violence. Ce qui a changé, c’est notre façon de regarder ces images, de les juger, de les conscientiser. C'est aussi cela qui est passionnant dans le travail de programmation : se poser la question de l’accompagnement des œuvres, de leur réception en 2026, se demander pourquoi et dans quel cadre on les montre - et si c’est nécessaire de le faire.

 


Depuis #MeToo, ce n’est pas seulement la parole des femmes qui a changé de place : notre manière de regarder les images et d’interpréter les situations représentées semble, elle aussi, avoir été profondément déplacée. Les notions de Female Gaze et de gaslighting participent de ce changement de regard. Qu’est-ce que #MeToo a réussi à faire basculer dans la manière dont on mobilise aujourd’hui ces outils pour penser les images, les récits, les rapports de pouvoir au cinéma ? Et jusqu’où ces notions permettent-elles de relire des œuvres anciennes sans leur faire dire rétrospectivement ce qu’elles ne disaient pas ?

 

#MeToo a mis en avant de manière cruciale le fait que la violence n’était pas uniquement dans les films. Ce mouvement portait sur l’industrie de l’art et moins sur les œuvres d’art en elles-mêmes. Cela a permis de souligner les porosités entre l’image et celui qui la crée. Dans notre table ronde « #MeToo : ce que les années 70 ont fait aux actrices » (modérée par Iris Brey, avec Guslagie Malanda, Hélène Frappat, Camille Nevers et Caroline Deruas), les intervenantes sont revenues sur certains mythes du cinéma, notamment la méthode de l’actor studio qui voudrait qu’un·e acteur·ice souffre réellement pour que le jeu soit réussi. #MeToo a permis de mettre en évidence que l’essentiel d’un film est dans son tournage et que chaque long-métrage peut être analysé aussi par ses conditions de production et création. Pour exemple, les prises de paroles passées et actuelles de Adèle Haenel font partie des éléments majeures dans ce mouvement et les nombreux publics qui vont à sa rencontre pour la sortie récente de son livre prouvent que sa parole vise juste.

Tout cela permet de repenser le patrimoine, pour le démystifier mais aussi pour reconnaître ses réussites. Les critiques contemporaines des films de patrimoine n’ont pas forcément pour objectif de pointer ce qu’il y a de problématique dans ces œuvres. Elles permettent plutôt souvent de souligner ce qui serait visionnaire et de rappeler que dès l'origine, des artistes femmes luttent pour imposer un regard différent. D'ailleurs, nos cours du vendredi dans cet esprit n’évoquent pas seulement Delphine Seyrig mais discutent aussi des outils d’analyses féministes. Le vendredi 23 octobre nous invitons Chloé Thibaud pour discuter de son essai Pourquoi les hommes ont peur des femmes et la semaine suivante, le 30, c’est la journaliste Occitane Lacurie qui fera une conférence sur la notion de Female Gaze et sa portée politique.

Sur ces questions et pour ouvrir à d’autres programmes du Forum des images : la saison dernière nous avons invité Hélène Frappat pour un cours « Le Gaslighting : un crime parfait contre la vérité » dans le cadre de la thématique « L’Art du mensonge ». Et pour cette nouvelle saison, nous proposons (du 13 au 22 novembre) un hommage à John Berger, qui a posé les bases du concept du male gaze dans son ouvrage et la série télévisée Ways of Seeing dès 1972. Terme qui a été formalisée en 1975 par la célèbre théoricienne du cinéma Laura Mulvey.

 


J’ai beaucoup apprécié la décision d’ouvrir le cycle avec Mémoire de fille de Judith Godrèche d’après le texte d’Annie Ernaux. Godrèche a très bien su montrer comment filmer un viol au cinéma sans reconduire le regard qui transforme la violence sexuelle en spectacle, cela me semble absolument crucial. Vous faites donc dialoguer, tout au long du cycle, les figures de Maria Schneider et Delphine Seyrig avec des artistes et cinéastes contemporaines. Que signifie aujourd’hui transmettre cet héritage féministe sans le réduire à un récit linéaire de « pionnières » dont les combats auraient simplement été poursuivis par les générations suivantes ?

 

Merci ! En effet, l’ouverture de ce cycle et de la saison avec l’avant-première de Mémoire de fille de Judith Godrèche, adapté du roman autobiographique d’Annie Ernaux, en présence de toute l’équipe, s’est imposée avant même sa projection au festival de Cannes comme une certitude. Judith Godrèche, voix incontournable et puissante du féminisme, éclaire le récit autobiographique d’Annie Ernaux d’une acuité contemporaine saisissante et montre que certaines expériences n’appartiennent jamais au passé et que les mécanismes de domination n’ont pas disparu. De plus, Judith Godrèche y filme, fait rare au cinéma, une agression sexuelle, un viol, du point de vue de la victime.

Pour la partie consacrée à Delphine Seyrig, nous souhaitions éviter une approche trop linéaire pour plutôt constituer une cartographie, un kaléidoscope sous forme de jeu de miroirs. Ainsi pour les années 70 / 80, nous avons aussi programmé Agnès Varda, Lizzie Borden ou Nelly Kaplan afin de montrer que le nombre de femmes réalisatrices, tout en restant minoritaire, était aussi plus important que ce que l’on s’imagine. À cet égard, durant sa carrière, Delphine Seyrig a travaillé avec des cinéastes femmes aux propos et mises en scène très différents. Sa filmographie parle d’elle-même et prouve que les combats et les discours sont multiples, que tout se conjugue au féminin pluriel. De la même manière, nous avons programmé des réalisatrices de plusieurs pays. Il nous a semblé qu’un documentaire comme Toute la beauté et le sang versé de Laura Poitras pouvait parfaitement s’intégrer dans le même mois que Medusa de Anita Rocha Da Silveira ou Les années de plomb de Margarethe von Trotta, pas parce qu’elles sont les miroirs les unes des autres mais au contraire parce qu’elles montrent des combats qui font des virages, qui vont sur tous les sujets, qui parfois peuvent se contredire. Il nous semblait impossible de tout réduire à un même mouvement et la diversité de notre filmographie a pour but de souligner cela.

 

 

Les programmatrices :

 

Elise Tessarech

Directrice artistique du Forum des images.

L'envie de transmettre et faire connaître le cinéma et les arts de l’image comme espaces de créations, initiée avec sa formation universitaire en DESS de « Direction de projets culturels option cinéma et audiovisuel », s’est développée tout au long de son parcours professionnel. Elise Tessarech a notamment travaillé pour des cinémas art et essai, festivals, compagnies de danse… Puis, en tant que Directrice de l’éducation aux images du Forum des images, elle s’est consacrée, pendant près de 20 ans, à l’élaboration de propositions - critiques, ludiques, créatives et pratiques - autour du cinéma et des nouvelles images, pour les plus jeunes jusqu’aux adultes en formation. Dans une continuité logique, elle occupe le poste de Directrice artistique du Forum des images depuis septembre 2025 où elle porte, avec toute l’équipe, une programmation engagée, cinéphile, pop, intergénérationnelle, sociétale, collective, esthétique, inclusive.

 

Juliette Cordesse :

Programmatrice et intervenante jeune public, jeux-vidéos et programmation générale au Forum des images, je suis diplômée de littérature française à la Sorbonne et d'édition à Nanterre. Je rédige des critiques ou des rétrospectives dans l’association Cinématraque et je participe très régulièrement à nos podcasts mensuels et hors-série. J’ai participé durant un an au Club Lumière en tant que co-directrice de publication, un autre média de critiques de films orienté dans l'analyse politique et esthétique. Cette association s’investit aussi plus concrètement dans des causes humanitaires en sortant des revues pour récolter des fonds comme par exemple Cinéma de Palestine en 2025.

 

Pauline Frachon

Programmatrice cinéma et bande-dessinée au Forum des images, Pauline est diplômée en lettres modernes et cinéma, et a travaillé pour divers festivals de cinéma, sociétés de production et de distribution. Elle a également écrit et réalisé un documentaire de société.

 

 

« Sois belle et tais-toi ! », du 15 septembre au 1er novembre 2026 au Forum des Images : https://www.forumdesimages.fr/sois-belle-et-tais-toi

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