Il faut démasculiniser la rentrée littéraire
- Simona Crippa & Johan Faerber

- il y a 1 heure
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Un an après La Maison vide, que reste-t-il pour celles et ceux qui restent ? Comment aborder, pour le public comme pour la profession, cette rentrée littéraire 2026 après ce splendide roman de Laurent Mauvignier, Goncourt 2025 vendu désormais à près d’un million d’exemplaires, qui, par effet de miroir, a peut-être laissé à son tour la maison littérature vide ? Comment se saisir ainsi des 461 romans francophones et étrangers qui paraissent en cette rentrée 2026 après un roman qui, au-delà de son évident succès, constitue une bascule littéraire : celle d’un roman-somme qui, au corps défendant de son propre auteur, a monumentalisé la rentrée 2025 dans nombre d’esprits ?
Peut-être faudrait-il commencer par dire que, dans un double contexte de turbulence éditoriale et d’effondrement des ventes de livres, contrairement à ce qu’on pourrait croire la rentrée est moins ouverte qu’il n’y paraît. Parce que la rentrée littéraire est encore et toujours plus conçue et lue comme une chose essentiellement et fondamentalement masculine : c’est-à-dire la perpétration d’un empire de la confiscation de la parole littéraire des femmes. Comme si, à chaque rentrée, en littérature, seuls les hommes écrivaient et pouvaient se montrer en capacité de faire événement par leur écriture. Un événement en littérature, ce serait forcément l’œuvre d’un homme qui écrit.
Pour les femmes, il en est nettement moins, voire absolument pas question. Et peu importe que les femmes qui écrivent soient supérieures en nombre aux hommes qui écrivent. Au contraire même. Plus les femmes écrivent, moins leur littérature serait capable de faire événement. Ou pour le dire plus directement : dans le traitement de la rentrée, il n’y a pas d’événement littéraire qui soit féminin. Telle serait la loi. Car, quand elles publient, les femmes écriraient toujours pour rien – et surtout elles écriraient toujours pour elles, – et entre elles. Quand elles écrivent, ce serait toujours invariablement pour témoigner et pour parvenir enfin à parler : vieille rengaine du gynécée, littérature hors de ces murs. Mais il faut peut-être le dire ainsi, comme un coup de force pour essayer de faire trembler les lignes et espérer ouvrir le débat : il faut démasculiniser la rentrée littéraire dans ses effets de réception.
Encore cette année, on veut faire de la rentrée la lecture d’un événement strictement masculin – au détriment même de ce que les œuvres elles-mêmes disent. Un exemple peut en donner une idée qui, indéfectiblement, lie masculin et patrimonialisation instantanée du geste d’écrire : lire l’œuvre d’un homme, c’est toujours revenir à souligner combien elle doit être perçue, par des hommes, dans une dramaturgie de l’exception. Comprendre : Les femmes ne sont pas exceptionnelles : c’est l’infra-ordinaire. Ce régime d’exceptionnalité artistique, ce sont par exemple les 11 volumes finaux du post-exotisme d’Antoine Volodine qui paraissent simultanément chez 11 éditeurs : on en parle comme d’une performance dans une héroïsation du geste d’écrire que, paradoxalement, l’œuvre de son auteur, par ailleurs, refuse et ne porte nullement comme telle.
Une telle mise en lumière est toujours révélatrice d’une lecture virilisante de la littérature (qui aborde l’œuvre pourtant majeure d’Annie Ernaux ou d’Annie Le Brun avec une telle grille ?) : or si l’œuvre de Volodine est importante, c’est peut-être parce qu’elle se donne avant tout, au-delà de son adieu à la littérature post-exotique, comme l’adieu à un certain régime de littérature – comme si avec l’œuvre de Volodine brûlaient les derniers feux d’une littérature du 20esiècle, comme si, avec elle, s’était dessinée une littérature de transition, quelque part entre un 20e siècle qui n’en finit pas de ne pas finir et un 21e qu’on empêche obstinément de faire commencer : Volodine, c’est du crépuscule en 11 volumes et 11 récits. Mais jamais on ne nous dit que faire ces choix, outre le manspreading de cette lecture, est un choix politique qui veut parler de transmission, d’héritages, et ce qui vient ensuite. En omettant de parler de liquidation d’héritage.
La rentrée 2026 se place aux antipodes : c’est bel et bien une rentrée d’héritages mais d’héritages toujours au féminin, d’héritages le plus souvent encombrants, qu’il s’agit donc de liquider, plus rarement d’héritages qu’il s’agit de magnifier et de transmettre. Ces héritages immatériels ne sont donc en rien matériels : on est à rebours ici de la littérature bourgeoise. Pas de littérature d’héritiers ici avec transmission du goût comme si personne n’avait lu Bourdieu. On est à rebours du Palais de François-Henri Désérable qui nous fait un curieux éloge du vin prompt à séduire un public qui érige l’alcool en marqueur culturel et cultuel.
La rentrée 2026 des héritages au féminin se fait avant tout politique car elle s’inscrit dans un contexte de backlash du féminisme que démontrent, pour qui en douterait encore, les affaires de Patrick Bruel et ses présumés viols en série, traités avec une légèreté judiciaire et médiatique désarmante. La littérature ne peut, à son tour, sortir indemne de ce contrecoup à #MeToo mais, accusant le coup et en formulant la conscience, poursuit plus que jamais son exploration d’une parole qui rendrait à la fois la mesure des événements intimes mais également de leur puissance extime.

Mais la rentrée 2026 montre que #MeToo a bougé à son tour. Des années, des livres et des événements ont passé qui ont produit des effets tout à fait logiques, qui ont accentué les récits comme autant de réponses au dispositif, au sens foucaldien, du patriarcat et de sa domination hégémonique. La plus éclatante de cette réponse est précisément Une Réponse d’Iris Brey. À la croisée du récit de soi, de l’essai et de l’enquête intime, l’autrice y revient sur l’expérience d’une réorientation du désir qui survient au moment de l’accouchement : alors qu’elle vient de donner naissance, elle fait l’expérience d’une autre possibilité de sa vie sexuelle et affective, celle d’une relation avec une femme. Ce déplacement du désir, loin d’être envisagé comme une rupture isolée, ouvre une réflexion sur la liberté, sur les normes qui configurent nos trajectoires intimes et sur ce que signifie, pour une femme, reprendre possession de son désir. Iris Brey met aussi en regard cette expérience avec son histoire d’incestée, faisant apparaître, sans jamais les confondre, les lignes de tension et de résonance qui peuvent se dessiner entre une sexualité marquée par la violence et l’avènement d’un choix sexuel véritablement libre. C’est précisément cette articulation, aussi délicate que politique, qui donne au texte sa force. Car Une réponse échappe aux récits convenus de la réparation comme aux discours sur l’émancipation. Par son écriture d’une grande simplicité, mais jamais simpliste, par sa tendresse, son humour et surtout par la joie qui la traverse, Iris Brey transforme une expérience singulière en une proposition politique d’une remarquable puissance. Il y a dans ce récit quelque chose de profondément vivifiant : une manière de penser la liberté sexuelle non comme un mot d’ordre, mais comme une conquête sensible, incarnée, fascinante. Une fraîcheur politique dont nous avons grand besoin, un beau texte qui trouve jusque dans le nom de la maison d’édition qui le publie, Les Liens qui libèrent, une forme de nécessité : celle de défaire les assignations, délier les héritages et rendre au désir la possibilité de s’inventer. Une réponse fait ainsi de la liberté non seulement l’un de ses sujets porteurs, mais aussi son geste littéraire.
Une autre réponse se fait explicitement romanesque avec le remarquable Le Livre des souterrains de Phoebe Hadjmarkos Clarke qui, après le prix Inter pour le très bel Aliène, explore ce que le patriarcat fait à une artiste fictive, la quinquagénaire Marie Marzouk : comment son corps lui est comme confisqué passé un certain âge, qui la laisse dans un âge incertain au regard des hommes, c’est-à-dire de la société. Ici il y a bel et bien performance mais autrement : ou comment produire une performance de son corps, à savoir performer une parole pour performer une vie comme le démontre avec éclat encore Gaëlle Obiégly dans l’épatant Rien à voir.
Ces récits critiques ou ces récits sous la forme d’essais romanesques donnent le signal d’une mutation de paradigme que #MeToo porte depuis son entame. On a toujours eu tort de limiter Le Consentement de Vanessa Springora à simple une charge documentaire à vocation judiciaire : d’emblée, le texte s’est donné comme une littérature dans la littérature qui voulait s’inscrire au cœur du débat public en retournant la forme masculine de domination par excellence dans laquelle « Vanessa » avait été enfermée par Matzneff : la forme-livre qui permettait à Springora de piéger à son tour l’agresseur.

Si bien que cette rentrée 2026 travaille à son tour cette question formelle, donne une profondeur formelle encore plus nette à #MeToo avec quatre romans clefs de cette rentrée : le très beau N’efface pas mes cercles d’Emma Marsantes qui se saisit d’emblée de la question de l’héritage : de quoi héritons nous ? s’interroge Mia, la narratrice, face au suicide de sa mère, Elsa, « la départante » en remontant le cours du 20e siècle dans une fulgurante contre-saga où tragédies intimes et guerres se conjuguent pour détruire les femmes ; le non moins beau Nous aussi d’Anne Godard qui, porté par la forme du pronom indéfini « on », raconte l’emprise classiste et sexiste d’une riche famille du 5e arrondissement où les tragédies des fratries emportent tout, #MeToo s’y lit dans une glaçante économie de groupe : #WeToo ; de la même manière, le singulier et incroyable Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? de Lucie Rico qui, interrogeant la forme du thriller, sonde l’héritage impossible de la mémoire révolue : pourquoi le grand-père regardait avec sa petite fille Autant en emporte le vent ? Que cache cette scène ? La littérature est ici la réponse : Rico oppose l’invention d’une forme en littérature contre le patriarcat décidément conçu comme un indépassable dispositif qui enserre nos vies.
Car ce qu’acte plus qu’aucune autre cette rentrée 2026, dans ces héritages au féminin, c’est combien chaque récit pousse encore un peu plus loin la rupture épistémique de #MeToo jusqu’à une rupture esthétique. C’est ce qu’offre enfin avec une rare puissance narrative, comme emportant tout dans son passage, un récit presque picaresque, une cavale folle contre les violences intrafamiliales, un premier roman au titre programmatique : le fort Tuer le vieux de Daria Marx.
On le comprend : #MeToo pose en cette rentrée une question de composition : comment faire récit de ce qui échappe au récit ? Comment faire récit de ce qui est maintenu hors champ non à l’extérieur des récits mais, paradoxalement, au cœur de tous les récits qui, pourtant, se disent ? Comment, en héritant, conjurer ce hors champ, c’est-à-dire proposer une littérature comme une éducation tardive face à des questions qu’on a empêché de poser ?
Et, le plus souvent, dans ces questions, hériter, c’est ne pas parvenir à exister. Tant qu’on hérite, on n’existe pas. On vit dans ce qui est tombé sur soi sans qu’on puisse bouger. Après l’exploration formelle d’une rare intensité, la rentrée 2026 des héritages au féminin poursuit plus que jamais l’exploration de l’imaginaire de la mère et des mères – ou plutôt : le revisite pour en produire une décision politique. C’est Louise Chennevière avec Faire la peau et qui ouvre une tout autre scène. Là où Iris Brey inscrit son récit dans la possibilité d’un pardon, Chennevière écrit depuis l’impossibilité de pardonner. À sa mère comme à sa grand-mère, elle adresse le reproche d’un silence dont elle cherche inlassablement à déchiffrer les effets : ne pas avoir nommé, ne pas avoir parlé, c’est aussi, dans le récit qu’elle compose, n’avoir pas empêché. L’inceste apparaît alors moins comme un événement isolé que comme ce qui se propage dans les non-dits, d’une génération à l’autre, jusqu’au corps et à la voix de celle qui écrit. Chez Chennevière, la rage devient une forme : la phrase se déploie en un flux continu, se reprend, bifurque, s’accélère, comme si l’écriture devait à son tour porter tout ce qui, précisément, n’a pas pu être dit. Cette parole qui déborde la page emporte le lecteur dans son mouvement et fait de la colère non seulement son sujet, mais son énergie formelle. Faire la peau ne cherche ni l’apaisement ni la réconciliation. Il ne pardonne pas. Que faire, alors, de ces mères qui n’arrêtent pas les incestueurs ? La littérature ne tranche pas cette question ; elle en éprouve les différentes possibilités. Iris Brey peut faire du pardon accordé à sa mère l’un des gestes de sa propre émancipation. Chennevière, elle, refuse cette issue. Et Anne Godard, dans son propre travail, ne reconduit pas davantage le récit vers une réconciliation. Entre ces textes se dessine ainsi une cartographie profondément dissonante des figures maternelles : mères qui se taisent, mères qui échouent à protéger, mères auxquelles il faut parfois pardonner, parfois au contraire demander des comptes. Ce qui les rapproche n’est pas une réponse commune, mais la puissance avec laquelle chacune transforme cette question en littérature.
C’est aussi la figure de la mère qui travaille Mon œil de Victoria Kaario : une mère hors d’elle qui rend le récit strabique et divergent. Mais hériter, c’est aussi savoir hériter de ce qui permet de nous révéler : comme à son habitude, l’une des plus belles voix du contemporain, Célia Houdart réussit à merveille Notre-Dame-des-Anges son nouveau roman dans lequel elle hérite des lettres d’amour de ses grands-parents qui lui font hériter de la force narrative du coming out. Ces héritages d’imaginaires plus largement familiaux se transmettent enfin à un dernier pan de cette rentrée 2026 : celui qui démasculinise les récits de guerre, les récits de captivité.
A l’enseigne de Paradisi Gloria d’Elise Lespade, éclatante réussite d’un premier roman qui raconte la guerre intérieure de son héroïne, la si mal-nommée Alexis de La Paz, deux premiers romans de cette rentrée démasculinisent le récit de guerre en parlant, depuis un point de vue féminin, d’une guerre elle-même minorée dans l’imaginaire occidental : la guerre en Bosnie dans les années 1990. Quelle belle réussite que ces deux récits complémentaires de la guerre en ex-Yougoslavie, à lire tous les deux comme en diptyque, l’un d’Amandine Agic, D’un pays qui n’existe plus dans lequel la fille d’un émigré bosniaque vit la terrible guerre comme pétrifiée depuis la France ; l’autre de Seila Pohara, Les Testaments trahis dans lequel la petite titiste découvre, depuis la Bosnie même, qu’elle est musulmane pour les Serbes avant d’être yougoslave. Ces deux récits vibrants font enfin écho à un troisième, le très beau A voix basse de Polina Panassenko qui achève de démasculiniser les récits de la Kolyma.
Démasculiniser les récits, c’est aussi retourner aux histoires que nous croyons connaître pour y entendre ce que leur lecture masculine avait recouvert. C’est ce que fait Jennifer Tamas dans Barbe-bleue, contre-enquête où elle reprend le conte de Perrault au plus près de sa lettre, et, dans des prolongements historiques, anthropologiques et philosophiques, elle interroge ses silences. Tamas transforme ce texte si célèbre en véritable scène de crime : derrière la figure du mari monstrueux se dessinent les imaginaires du mariage, de la domination conjugale et du féminicide. Son enquête, qui fait dialoguer littérature du XVIIe siècle, récits populaires, textes de femmes et histoire des violences faites aux femmes, ne se contente pas de relire Perrault à la lumière de notre présent : elle montre combien le féminicide est aussi une histoire, une culture, un imaginaire dont les contes ont conservé les traces. C’est cette double attention, à la matérialité historique des violences comme à la puissance propre de la fiction, qui rend l’essai de Jennifer Tamas particulièrement remarquable.
Démasculiniser les récits, c’est dès lors reprendre possession des représentations qui ont si longtemps condamné les femmes à l’effacement, les assignant à des places et à des rôles dont il revient désormais aux autrices de déplacer les contours, de s’affranchir. C’est précisément ce que propose Gloria Origgi dans Philosophie de la ménopause — dont le titre italien, La donna è mobile, nous plaît davantage — en s’emparant d’un âge de la femme que la philosophie, l’histoire et les imaginaires sociaux ont trop souvent pensé sous le signe du déclin, de la perte ou de la fin. Comme en écho à l’héroïne de Phoebe Hadjimarkos Clarke qui évoque la ménopause comme « le climatère » qui est « l’âge critique » et l’âge de bascule qui guette les femmes ménopausées, Origgi fait de la ménopause non plus le terme d’une histoire, mais l’ouverture d’un autre temps : celui d’une femme qui ne disparaît pas avec sa fécondité, mais peut au contraire se déprendre des rôles qui l’ont définie. Il n’est pas indifférent que cette pensée d’une femme qui renaît à elle-même fasse écho au livre d’Iris Brey, qui s’ouvre sur une naissance : de la naissance d’un enfant aux renaissances successives d’une femme, ces deux livres déplacent la question de la féminité hors de ce qui voudrait la déterminer une fois pour toutes. À l’une comme à l’autre, il revient alors d’inventer les récits d’une vie qui recommence.
Autant de réussites littéraires et essaystiques qui montrent également dans les très beaux et délicats La Meilleure d’Emmanuelle Lambert ou aussi bien Grave de Laure Gouraige combien, du titre de la belle collection ouverte par Sandra Lucbert à La Découverte, on pourrait croire que notre temps est celui de la catabase. Les romans et les textes que nous lisons et élisons pour cette rentrée s’inscrivent tout aussi bien dans un espoir contraire : ils seraient ceux en effet d’une catabase qui se retournent immédiatement en anabase. Les deux mouvements, de descente et de lente remontée, sont à tenir ensemble pour avancer un peu plus loin.
Tant qu’on y croit.
Iris Brey, Une réponse, Les Liens qui libèrent, août 2026, 224 pages, 16 euros
Phoebe Hadjimarkos Clarke, Le Livres des souterrains, Editions du sous-sol, août 2026, 317 pages, 21,50 euros
Emma Marsantes, N'efface pas mes cercles, Verdier, août 2026, 160 pages, 19,50 euros
Anne Godard, Nous aussi, Actes Sud, août 2026, 201 pages, 20 euros
Lucie Rico, Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?, POL, août 2026, 217 pages, 21 euros
Daria Marx, Tuer le vieux, Flammarion, août 2026, 160 pages, 18 euros
Gaëlle Obiégly, Rien à voir, Verticales, août 2026, 240 pages, 21 euros
Louise Chennevière, Faire la peau, POL, août 2026, 207 pages, 21 euros
Victoria Kaario, Mon oeil, Verdier, août 2026, 128 pages, 17,50 euros
Célia Houdart, Notre-Dame-des-Anges, POL, août 2026, 240 pages, 20,50 euros
Elise Lespade, Paradisi Gloria, Le Cercle Ouvert, août 2026, 784 pages, 24,90 euros
Amandine Agic, D'un pays qui n'existe plus, L'Olivier, août 2026, 160 pages, 18,50 euros
Seila Pohara, Les Serments trahis, Gallimard, août 2026, 208 pages, 20 euros
Polina Panassenko, A voix basse, L'Olivier, août 2026, 272 pages, 19,50 euros
Jennifer Tamas, Barbe bleue, contre-enquête : ce qui fait trembler les hommes, Le Seuil, août 2026, 272 pages, 21 euros
Gloria Origgi, Philosophie de la ménopause, Flammarion,août 2026, 192 pages, 14,90 euros
Emmanuelle Lambert, La Meilleure, La Maindonne, septembre 2026, 98 pages, 20 euros
Laure Gouraige, Grave : trois phrases sur la mort de mon chat, Les Intranquilles, septembre 2026, 96 pages, 14 euros


