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Une rentrée rurale, intime et vocale pour rebattre les cartes du contemporain ?

  • Photo du rédacteur: Simona Crippa & Johan Faerber
    Simona Crippa & Johan Faerber
  • il y a 4 jours
  • 11 min de lecture




Comment évoquer cette rentrée d’hiver 2026 qui des mois durant va nous occuper sans revenir avant tout sur l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Comment débuter notre éditorial d’hiver sinon en faisant retour sur ces quatre courts mois qui, de mémoire de contemporain, ont été de loin le théâtre de l’une des rentrées littéraires parmi les plus resserrées ?

De fait, comme rarement, la rentrée littéraire de septembre 25 a opéré un double resserrement qui a conduit à une double conséquence : un resserrement éditorial, tout d’abord qui a vu notamment une maison comme Gallimard sortir beaucoup moins de titre qu’à l’accoutumée : soit une demi-douzaine de récits, faisant mécaniquement moins profiter leurs autrices et auteurs de l’exposition promotionnelle inouïe de septembre. A ce resserrement éditorial a logiquement correspondu un resserrement médiatique dont la conséquence fut plus qu’étonnante : dès la fin du mois d’août, l’attention médiatique s’est immédiatement et logiquement concentrée sur cinq ou six noms – comme si, d’emblée, le carré des finalistes du prix Goncourt tant convoité s’était imposé, excluant de fait, malgré les finalistes même, toutes les autres autrices et auteurs.

Dès lors, une étonnante confusion s’est installée dans nombre de médias : le prix Goncourt y a revêtu les allures d’une course aux Oscars pour certains, d’une élection présidentielle pour d’autres. On se souvient ainsi des innombrables couvertures de magazines et autres suppléments littéraires avec Emmanuel Carrère comme s’ils avaient trouvé leur champion (contre tous les autres), et comme si, finalement, l’écrivain briguait l’Élysée. Tout ceci pour le voir finalement repartir quelques mois plus tard sans Goncourt, avec zéro voix au premier tour autour de la table du restaurant Drouant. Puis de manière révélatrice, sur les larges publicités de Noël dans le métro parisien dédiées à Kolkhoze, ne même pas porter mention, comme si cela n’en valait pas la peine, du pourtant très beau prix Médicis dont il fut pourtant couronné. Le jury appréciera. Comme si seul le Goncourt existait.

Ce qui pour être faux n’en est pas moins quelque peu vrai. Car au fil des années, mais peut-être plus que jamais aujourd’hui, le prix Goncourt a fini par s’imposer comme un trope social et moral de la vie littéraire : social car il ouvre à une notabilisation sans égale, que des ventes fortes viennent encore asseoir ; moral car il s’impose comme le couronnement d’une saison littéraire marquée par une violente mise en concurrence des autrices et des auteurs, d’autant plus terrible que ni les uns ni les autres n’ont demandé à être en compétition. Se déroule là un remake catastrophique de Survivor – comme si la course aux prix littéraires d’automne pouvait s’envisager comme une manière de télé-réalité en léger différé pour les happy few. Mais cette violence sociale ne serait peut-être pas devenue aussi radicale si le contexte économique de l’édition ne se révélait pas aussi épouvantable.

On le mesure : les conséquences de cette mise en concurrence artificielle des autrices et des auteurs se révèlent d’autant plus violentes qu’elles prennent place, pour le monde éditorial, dans un contexte économique absolument épouvantable doublement marqué, à la fois, par une baisse du volume des ventes de livres (même Zemmour et Bardella déçoivent en termes de ventes, en dépit du storytelling d’extrême droite – c’est dire), et par une suppression progressive et programmée des subventions à la vie littéraire par la politique anti-culturelle de la ministre de la Culture, Rachida Dati, dont la mission trumpiste revendiquée consiste à annuler purement et simplement la littérature comme manifestation de la vie sociale et comme constitution d’un commun.


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Partant, si la rentrée d’hiver 2026 s’ouvre depuis ce sombre constat et si le nombre de romans publiés surprend chaque année par son volume grandissant, comment tracer, au vu de ces 508 romans de cette saison, des lignes critiques ? Comment s’organisent, selon leurs récits, ces 65 premiers romans qui paraissent et qui font de la rentrée d’hiver non plus une rentrée moins médiatique que celle de septembre mais désormais une claire et forte seconde rentrée ? Si les prix de printemps, dont notamment le prix du Livre Inter aimante bel et bien cette saison, cette rentrée ne constitue en rien la coda molle de septembre mais, au contraire, par de fortes propositions, engage à rebattre les cartes du contemporain. Une peut-être nouvelle cartographie commence à s’y dessiner : une rentrée d’hiver rurale et vocale qui engage le féminin. Autant de directions qui toutes pointent vers une exploration résolue et neuve de l'intime - un intime plus que jamais, de la voix à la nature, politique.

Comme de coutume, la rentrée d’hiver se révèle double dans ses parutions : tout d’abord, des figures littéraires, déjà validées par la courbe du succès public et des instances critiques, à savoir des personnalités du champ littéraire qui n’entrent pas dans la course aux différents prix. Soit qu’elles aient déjà été primées par le succès public comme Delphine de Vigan ; soit qu’elles aient déjà été couronnées par un des prix d’automne en question. Cette voie première de la rentrée d’hiver ouvre à une rigoureuse classicisation de l’œuvre comme c’est l’éclatant cas de JMG Le Clézio qui, ce mois de janvier, couronné depuis bientôt 20 ans de son prix Nobel, fait paraître Trois Mexiques ou encore Pierre Lemaître, déjà couronné du Goncourt, qui publie Les Belles promesses.

Un roman qui interroge, comme nombre de cette rentrée, une problématique : que faire de la ruralité ? Comment dépeindre le monde rural ? Comment rendre la nature sans la culture ? Que faire de ce monde agricole ou encore non cultivé loin des villes et qu’en dire ? Est-ce qu’une approche écopoétique saura épuiser ou tout du moins rendre compte de ce qui, hors des villes, se trame ? On parle toujours d’exode rural mais cet hiver, c’est la rentrée rurale plutôt qui domine.

Toujours à la croisée de la classicisation et de l’exploration d’une voix singulière, sans doute revient-il Marie-Hélène Lafon dans le très bel Hors champ de convoquer, depuis toutes ces questions, une telle puissance tellurique et écologique dans son huis clos résolument singulier et remarquable.



Un monde rural ou peut-être plus largement un monde des périphéries solitaires et en déshérence qui viennent ainsi caractériser une rentrée d’hiver tempérée par la seconde voix de toute rentrée d’hiver : l’émergence de nouvelles autrices et auteurs, une rentrée vocale. Car convoquer le monde de la ruralité, revenir à une nature parfois sans écologie, nécessite aussi d’être attentif à ces nouvelles voix, fortes et belles qui se distinguent dans cette rentrée, et de manière doublement singulière.



A rebours de ces romans de la ruralité et de la vie périphérique qui, comme le poussif Aqua de Gaspard Koenig, échoue à faire sortir la vie à la campagne des chromos de foire pour citadins, deux romans, d’une rare réussite, se singularisent : tout d’abord, Les Habitantes de Pauline Peyrade qui pose dans une campagne tranquille mais secrètement hostile le destin d’Emily et de sa chienne Loyse qui vivent dans une maison isolée dans les bois dont sa famille cherche à la déloger. Un écoféminisme en acte. Que dire aussi de Sicario Bébé de Fanny Taillandier sinon, qu’à l’instar de Pauline Peyrade, elles incarnent deux fortes voix de notre contemporain. Dans le formidable Sicario Bébé, Fanny Taillandier explore notamment, à travers la forme d’un polar et d’un road-movie, les ZAD enfouies dans les arbres et les forêts dans une vie qui se refuse constamment dans sa facilité aux personnages.


Aux côtés de Fossiles de Laurence Potte-Bonneville qui prend les chemins de traverse des destins vagabonds au cœur des montagnes et qui se singularise vivement aussi au cœur de cette rentrée rurale ou du splendide Venise, Millefleurs de Ryoko Sekiguchi qui fait de Venise le lieu d’un herbier fluvial, comment ne pas évoquer dans le même mouvement l’exploration de la nature et de ses droits avec le très beau et très fort essai de Camille de Toledo, L’Internationale des Rivières dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Des droits, des devoirs : c’est au cœur de cette course éperdue dans la forêt d’une enfance qui s’achève et d’une vie adulte qui ne désire pas commencer, qui se fait le moteur d’un premier roman là encore promis à un retentissement certain : Viens Elie de Jonas Sollberger, magnétique comme on lit rarement.

De nouvelles voix qui émergent donc et qui, au cœur de cette rentrée des périphéries et de la ruralité, savent décidément se distinguer. A commencer par l’une des révélations majeures de cette rentrée, Chiens de Julien Viteau sur la vie d’un jeune homme l’été 85 épris d’autres hommes. Rarement a-t-on lu un premier roman aussi fort où la traversée de l’adolescence s’adosse à celle de la vie comme « phénomène » qu’il s’agit de cerner. Sans doute l’une des plus belles voix, à laquelle vient se conjuguer une autre première voix comme on dirait première fois avec Mille Millimètres de Ganymède de Philippe Savet, époustouflante traversée mythologique et mythographique d’une sexualité gay. C’est enfin du côté de cette même puissance que se trouve un des romans parmi les plus singuliers et importants de cette rentrée d’hiver, qui explore les terrains vagues de soi et de la société, Insula de Théo Casciani, odyssée mortuaire, deuil impossible du père et jeu vidéo sur fond de guerre, de tremblement de terre. Si son premier roman, Rétine, avait pu nous séduire, avec Insula Théo Casciani signe un des plus importants romans politiques de notre époque. Et sur la mort du père aussi bien : comment ne pas déjà évoquer La Grande Méthode de Louisa Yousfi qui, brassant diction et émotion à la mort du père, s'impose d'emblée comme un texte clef de notre année ?




Une rentrée d’hiver où se singularisent donc autant de voix car l’arbre ne doit pas cacher la forêt d’une rentrée qui, pour être rurale, sait aussi être décidément vocale. Deux premiers romans là encore donnent la mesure d’un changement de paradigme dans le contemporain. Le roman sera le roman, dans une tautologie qu’il avait quelque peu perdu de vue avec la non-fiction, et sa structure d’enquête que Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon a porté à son paroxysme et son accomplissement puis que, dans cette décidément étonnante année 2025, La Maison vide de Laurent Mauvignier a mis à distance par un retour au roman non comme puissance romanesque mais figure d’intellection du vivant. « J’imagine » : mot mantra de Mauvignier pour guider un univers où il ne fait, écrit-il, « que du roman ». Comme si l’enquête avait fini pour le moment par se sentir coupable, le roman reprend le dessus comme production fictionnelle.

Comment ne pas convoquer ici l’étonnant, tragique et poignant Ton Cadavre exquis de Marion Quantin qui transforme la mort du père en pratique narrative et taxidermiste ? Un premier roman ambitieux où la disparition des êtres chers se voit soumis à la question comme dans la tempête narrative baroque de Julia Lepère dans La Mer et son double. Incroyable livre somme, incroyable livre poème, incroyable livre à la croisée du réalisme magique et du baroque qui raconte l’histoire double d’un homme qui disparaît en mer, d’une femme inconnue qui resurgit sur un bateau dans une atmosphère envoûtante. Ces deux premiers romans signalent une ambition du romanesque tel qu’il engage une visite à rebours de tous nos schémas narratifs préétablis.

On peut parier sans trop s’avancer que la littérature comme ouvroir des formes romantiques, gothiques est lancée comme le rappelle aussi le formidable, Princesse de Kinga Wyrzykowska : le livre le plus jovial et politique de cet hiver comme en diptyque avec Mexico Médée de Dahlia de la Cerda, le plus politique et le plus noir du même hiver.



Ce sont ces mêmes schèmes narratifs, dont il faut se dégager par le récit, que le dernier pan de cette rentrée d’hiver explore : la rentrée des périphéries ouvre à une rentrée puissamment vocale et incidemment politique à l’image des angoissants oiseaux de Jacob Michael Lenz qui chantent encore des chants nazis dans Un forêt de Jean-Yves Jouannais : la politique y est un espace sensible où la voix œuvre, et ce sont, on l’aura remarqué depuis notre entame, si des voix queer se font entendre avec Julien Viteau, Casciai ou Savet : se disent avec force, de Marie-Hélène Lafon jusqu’à Pauline Peyrade en passant par Julia Lepère et Marion Quantin, autant de voix féminines. Tous ces romans travaillent le politique à l’endroit où le politique pourrait faire défaut, à l’instar notamment de trois d’entre eux : Carole Fives dans l’entraînant Appel manqué où au bout du fil MeToo se voit questionné d’une génération l’autre. Ou à l’instar également du très surprenant Trois fois Jacqueline de Hadia Decharrière une post-société au féminin résolument pacifiste. Ou encore de La Dynamique de l’œuf de Céline Curiol. Pardon : Féline Furiol – on vous expliquera tout.


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La rentrée vocale au féminin est également à lire dans une série de textes à la croisée de l’intime, du politique, de l’histoire, de l’observation sociale et culturelle ou encore de l’art. L’historienne Christelle Taraud par exemple, écrit en cette rentrée d’hiver un texte d’une grande puissance critique. Après s’être rendue au mémorial de Steilneset, en Norvège — lieu qui rend femmage aux « sorcières » exécutées dans la région du Finnmark au XVIIᵉ siècle — elle compose Les Filles au diable. Retrouver les sorcières de Steilneset (1620-2022), un ouvrage qui mêle archives historiques, récit intime et analyse politique. Depuis le profond froid norvégien, les paysages austères, la silhouette massive et impressionnante de la forteresse de Vardø, ce texte révèle avec une force renouvelée, l’horreur absolue du feu du bûcher. En instaurant un parallélisme constant entre les féminicides anciens et contemporains, Taraud éclaire autrement les violences faites aux femmes, passées comme présentes, et démontre combien les structures de persécution patriarcale se réinventent plus qu’elles ne disparaissent.

Dans un registre tout aussi personnel mais formellement différent, Judith Godrèche livre avec Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux un récit bouleversant où documents, photographies, dessins et devoirs d’école composent une mémoire fragmentée. Ce montage sensible donne à voir une vie de fille puis de femme, dont la fragilité et la force se répondent, et interroge la construction de soi à travers les traces laissées par l’enfance et les regards portés sur le corps féminin. Écrire pour Judith Godrèche n’est pas seulement se souvenir, mais c’est surtout résister, continuer à affronter publiquement les violences subies et mener un combat pour les filles et les femmes agressées, systématiquement silenciées. L’intime cesse d’être une faiblesse pour devenir force partagée, une force politique partagée, Annie Ernaux nous a ouvert la voix.



Avec Slut Shaming. Faire payer les femmes, Ovidie propose une analyse incisive, à la croisée du politique et de l’intime, des mécanismes de stigmatisation qui continuent de marquer les femmes au fer rouge. En revenant sur la période dite du « porno chic » (années 1990-2000), elle montre comment un enthousiasme culturel pour le sexe explicite — du cinéma à la télévision, du monde de l’art à la mode et à l’édition — s’est retourné contre celles qui en furent les figures les plus visibles, lourdement pénalisées pour avoir été jugées trop sexualisées. L’irruption de #MeToo en 2017 permet de relire ces trajectoires à l’aune des discriminations sexistes et sexuelles, en dévoilant la cohérence d’un système patriarcal qui ne cesse de blâmer, quand il ne les tue pas, les femmes. Enfin, Anne Bourrassé signe avec Les Refusées. Les artistes femmes n’existent pas une enquête rigoureuse sur les obstacles systémiques qui entravent l’accès des artistes femmes à la reconnaissance. Discriminations de genre, effacement historiographique, mythes persistants de la création masculine : son travail appelle, avec une urgence salutaire, à l’écriture d’une nouvelle histoire de l’art. On pense alors au geste pionnier de Joanna Russ dans le champ littéraire, tant l’ouvrage de Bourrassé s’inscrit dans cette tradition critique qui démonte, pièce par pièce, les mécanismes de l’invisibilisation.

Cette rentrée hivernale, à la fois vocale, intime et politique, se révèle résolument propositive, c’est un espace d’élaboration critique, de réparation symbolique, de volonté de transformation collective.




 

  • Marie-Hélène Lafon, Hors champ, Buchet Chastel, janvier 2026, 167 pages, 19 euros

  • Pauline Peyrade, Les Habitantes, Editions de Minuit, janvier 2026, 192 pages, 18 euros

  • Fanny Taillandier, Sicario Bébé, Rivages, janvier 2026, 192 pages, 19 euros

  • Ryoko Sekiguchi, Venise, Millefleurs, POL, janvier 2026, 256 pages, 20 euros

  • Laurence Potte-Bonneville, Fossiles, Verdier, janvier 2026, 288 pages, 21,50 euros

  • Camille de Toledo, L'Internationale des rivières, Verdier, février 2026, 240 pages, 10 euros

  • Jonas Sollberger, Viens Elie, Editions de Minuit, janvier 2026, 144 pages, 17 euros

  • Julien Viteau, Chiens, Verdier, janvier 2026, 160 pages, 18 euros

  • Philippe Savet, Mille Millimètres de Ganymède, Le Nouvel Attila, janvier 2026, 272 pages, 19 euros

  • Théo Casciani, Insula, POL, janvier 2026, 160 pages, 18 euros

  • Louisa Yousfi, La Grande Méthode, La Fabrique, février 2026, 180 pages, 15 euros

  • Marion Quantin, Ton Cadavre exquis, POL, janvier 2026, 176 pages, 19 euros

  • Julia Lepère, La Mer et son double, Editions du sous-sol, janvier 2026, 272 pages, 21 euros

  • Kinga Wyrzykowska, Princesse, Le Seuil, janvier 2026, 368 pages, 22 euros

  • Dahlia de la Cerda, Mexico Médée, traduit de l'espagnol (Mexique) par Lise Belperron, Editions du Sous-sol, janvier 2026, 176 pages, 21,50 euros

  • Carole Fives, Appel manqué, L'Arbalète, janvier 2026, 128 pages, 17 euros

  • Hadia Decharrière, Trois fois Jacqueline, Alma, janvier 2026, 168 pages, 17,50 euros

  • Céline Curiol, La Dynamique de l'oeuf, Actes Sud, février 2026, 416 pages, 23 euros

  • Christelle Taraud, Les Filles-au-diable, La Découverte, "Cahiers libres", janvier 2026, 176 pages, 18,50 euros

  • Judith Godrèche, Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux, Le Seuil, janvier 2026, 288 pages, 21,50 euros

  • Ovidie, Slut Shamming : faire payer les femmes, La Découverte, "Cahiers libres", janvier 2026, 160 pages, 18 euros

  • Anne Bourrasé, Les Refusées : les femmes artistes n'existent pas, Le Seuil, janvier 2026, 232 pages, 19 euros


 


 

 

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