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Laurence Briot et Juliette Cordesse : « Ce sens de la réplique qui est souvent l’apanage des femmes dans les textes de Jane Austen » (Jane Austen Forever)
À l’occasion du cycle Jane Austen Forever , qui se tient au Forum des images du 26 mars au 26 avril 2026 en partenariat avec Collateral, notre revue est allée à la rencontre de ses deux programmatrices : Laurence Briot et Juliette Cordesse. Conçu pour célébrer le 250e anniversaire de Jane Austen, ce cycle d’une ampleur remarquable explore la richesse et la vitalité d’une œuvre dont les multiples réinventions, du cinéma aux séries, ne cessent de s’actualiser et de se trans

Simona Crippa
1 avr.


Jean Pierre Ceton : « Les silences de Duras qui étaient sa façon de penser manquent dans le chaos médiatique »
Evoquer la mémoire de Duras au présent, c’est aussi convoquer un écrivain qui s’est avancé en littérature par Duras : Jean Pierre Ceton. Dédicataire des Yeux Verts, Ceton a également débuté en littérature avec le magistral Rauque la ville chez Minuit, préfacée par Duras, et depuis lors, auteur d’une œuvre riche dont Jamais autant . Il revient avec amitié pour Collateral sur ce qui de Duras nous hante encore. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ?

Jean Pierre Ceton
25 mars


Anne Bourrassé : « Démontrer chirurgicalement les processus de discriminations à l’œuvre dans mon milieu » (Les Refusées)
Anne Bourrassé (c) Astrid de Crollalanza Avec Les Refusées. Les artistes femmes n’existent pas (Seuil, janvier 2026), Anne Bourrassé propose un essai aussi incisif que nécessaire, qui s’attaque aux angles morts de l’histoire de l’art. Critique d’art et curatrice d’exposition, elle y met au jour les mécanismes d’invisibilisation qui ont durablement relégué les artistes femmes hors du récit dominant, en interrogeant les conditions mêmes de la reconnaissance et de la légitimité

Simona Crippa
24 mars


Anouk Grinberg : La lignée de Méduse (Respect)
La photographie de Sarah Moon qu’Anouk Grinberg a souhaité voir placée en couverture de son livre, nous met déjà face à la tristesse empreinte de fermeté avec laquelle la comédienne et artiste témoigne de sa vie de femme. C’est une image-mémoire, un noir et blanc d’un chaud argenté, daguerréotypée , pure, polie. Image-miroir qui appelle et rappelle les souvenirs enfuis. C’est en effet du puits profond de cette image-archive qu’Anouk Grinberg nous parle : « je ne suis plus une

Simona Crippa
20 mars


Nane Beauregard : « Je ne sais pas ce qu’il en serait d’un monde sans Duras aujourd’hui »
Nane Beauregard (c) Nadeau Nane Beauregard nous a quiittée l'an passé. Elle avait accepté avec beaucoup de délicatesse et force amitié de répondre au questionnaire Duras que nous sommes émus de donner à nouveau. On se souvient que Nane Beauregard avait publié un roman, J'aime chez POL en 2006 puis La Manouba chez Leo Scheer en 2012, et enfin son dernier roman paru fin mars 2024 aux Éditions Maurice Nadeau, Balle perdue . Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un liv

Nane Beauregard
18 mars


Emmanuelle Walter : « Le féminicide autochtone canadien est un exemple paroxystique parmi d’autres de la guerre mondiale faite aux femmes »
Emmanuelle Walter © Lynn S.K. Avec Sœurs volées, enquête sur un féminicide au Canada (Lux Éditeur, 2014), Emmanuelle Walter propose un récit rigoureux et engagé sur l’une des violences structurelles les plus persistantes du Canada contemporain : les disparitions et assassinats de femmes et de jeunes filles autochtones. À partir du cas de deux adolescentes anishnabées, Maisy Odjick et Shannon Alexander, disparues au Québec en 2008, l’autrice met en lumière, à travers une inv

Simona Crippa
17 mars


Julie Rossello Rochet : « Marguerite Duras incarnait pour moi une grande prêtresse écrivaine »
Julie Rossello Rochet (c) DR Julie Rossello Rochet est écrivaine, en particulier depuis dix ans pour les scènes de théâtre. Ses pièces sont publiées aux éditions Théâtrales, chez L'Entretemps et aux Cahiers de l'Égaré. On se souvient notamment de Scaphandre , suivi de Louyetu , son premier recueil de pieces de théâtre pour la jeunesse. Également docteure en études théâtrales, elle travaille sur les oeuvres et les vies d'autrices dramatiques engagées dans l'espace public à Par

Julie Rossello Rochet
17 mars


Paloma Hermina Hidalgo : « Tant qu’une œuvre comme celle de Duras garde cette puissance d’intranquillité, elle appartient non au passé, mais à la part la plus vive, et la plus inquiète, du présent »
Paloma Hermina Hidalgo (c) DR Révélée par Michel Deguy, Paloma Hermina Hidalgo est écrivaine, poète, essayiste, également actrice et danseuse. À la croisée de la poésie, de la prose, de la pensée et de la scène, son œuvre se tient au point où la littérature se fait épreuve. Autrice et interprète, récemment, de Féerie, ma perte , elle affirme une voix inclassable, dont la critique a souligné la puissance et l’intransigeance. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un

Paloma Hermina Hidalgo
16 mars


Virginie Poitrasson : « Grâce à Duras, je me suis autorisée dans l’écriture à hurler, et plus seulement à murmurer »
Virginie Poitrasson (c) DR Interroger l’héritage durassien au contemporain 30 ans après sa dispartion, c’est se tourner vers la poésie pour y retrouver dans l’écriture cette tentation du poétique qui a toujours su travailler la voix de Duras. Qui d’autre que Virginie Poitrasson, autrice notamment de Chambre(s) à écho(s) : journal d'une traversée avec Joce Mienniel qui vient de paraître et à la rentrée de septembre de l'important Livre des débords pour venir avec Collateral

Virginie Poitrasson
13 mars


Véronique Bergen : « Davantage que marquée, j’ai véritablement été tatouée par des personnages, des livres de Duras »
Véronique Bergen (c) DR Par son univers romanesque et poétique si singulier et la force d’incandescence de son écriture qu’incarne encore son dernier livre, Saint-Just, roman , Véronique Bergen ne pouvait manquer d’être sollicitée par Collateral pour le dossier des 30 ans de la disparition de Duras. Duras, notre contemporaine ? Telle est bien la question à laquelle Bergen, avec sa science exacte des concepts et des mots répond dans un entretien passionnant. Comment avez-vous

Véronique Bergen
13 mars


Jouir d’écrire (Sur 'Les Yeux bleus cheveux noirs' et 'La Pute de la côte normande' de Marguerite Duras)
Marguerite Duras (c) Minuit - détail de la couverture de l'édition "Double" de "Les Yeux bleus cheveux noirs" « J’ai passé des semaines entières avec un fatras d’écritures différentes. Je crois maintenant que celles qui m’apparaissent comme les plus incohérentes étaient, en fait, les plus décisives. » ( PCN , 14)* La genèse des Yeux bleus cheveux noirs , publié en octobre 1986 chez Minuit, est révélée par Marguerite Duras dans La Pute de la côte normande , un opuscule qui

Simona Crippa
13 mars


Sandra de Vivies : « Il me semble que Duras a fait trembler deux mondes : la position des femmes devant le désir et la littérarité de la langue »
Sandra de Vivies (c) Alice Khol Comment ne pas penser à interroger Sandra de Vivies sur la résonance 30 ans après sa disparition de Marguerite Duras dans l'aire contemporaine ? C'est en pensant à son premier splendide premier roman, La Femme du Lac, paru l'an dernier qu'il est devenu évident que Duras jouait un rôle certain dans cette oeuvre naissante. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ? Quelle a été votr

Sandra de Vivies
11 mars


Emma Marsantes : « Ce qui me captive dans l’écriture de Duras, c’est l’obscurité du réel qui reste supérieure au récit que l’on peut en faire »
Emma Marsantes (c) Marie C. Avec Une mère éphémère, son premier roman paru chez Verdier, Emma Marsantes s’est imposée comme l’une des révélations de la rentrée littéraire de 2022, confirmée avec éclat dans son second récit, Les Fous sont des joueurs de flûte paru en 2024 . Langue acérée et heurtée, univers de la violence intime et de la sidération, puissance de la diction, l’intime politique de l’univers d’Emma Marsantes n’est pas sans évoquer l’univers de Marguerite Duras

Emma Marsantes
11 mars


Gaëlle Obiégly : « Marguerite Duras vient dans mes rêves »
Gaëlle Obiégly (c) Francesca Mantovani pour Gallimard Impossible pour Collateral d’enquêter sur l’héritage de Marguerite Duras dans la littérature contemporaine sans aller à la rencontre de l’une de ses figures majeures : Gaëlle Obiégly . Depuis ses premiers récits jusqu’à son dernier, le fascinant Sans Valeur , un des plus beaux textes parus ces dernières années, Gaëlle Obiégly propose une fiction et une diction où le fantôme de Duras peut guetter à chaque instant. Comm

Gaëlle Obiégly
11 mars


Colette Fellous : « L’impossible aura toujours été la recherche principale de Duras, le point de départ de tous ses livres »
Colette Fellous (c) DR Evoquer la résonance contemporaine de Marguerite Duras, c’est immanquablement rencontrer le chemin riche et généreux de Colette Fellous. Si la romancière a pu directement en convoquer la présence amicale dans son très beau Le Petit foulard de Marguerite D., l’ensemble de son œuvre a su en recueillir et accueillir la résonance aimante. Pour Collateral, Colette Fellous qui vient de faire paraître Quelques fleurs revient sur ce qui la lie à Duras. Comme

Colette Fellous
10 mars


Sandra Moussempès : « Chez Duras, j’aime cette approche organique de l'écriture, ce respect de la langue dans la langue»
Sandra Moussempès (c) DR En moins d’une trentaine d’années, de Sunny Girls à Sauvons l'ennemie, Sandra Moussempès a réussi à s’imposer comme l’une des voix les plus remarquables de la poésie contemporaine. Une poésie à la voix singulière traversée de figures féminines spectrales qui ne sont pas sans évoquer les fantômes de Marguerite Duras. Collateral ne pouvait manquer d’évoquer avec la poétesse le rapport qu’elle entretient avec l’autrice de La Vie matérielle. Comment ave

Sandra Moussempès
10 mars


Philippe Vilain : « Ce qui me fascine le plus chez Duras, c’est son pouvoir de produire une parole transcendante, prompte à atteindre la puissance du mythe »
Philippe Vilain (c) DR Philippe Vilain est écrivain, éditeur et enseignant à l'université Naples Federico II, il anime l’atelier d’écriture « S’écrire » centré sur ses préoccupations romanesques et théoriques. Auteur de l’essai Dans le séjour des corps à propos de Duras, il a publié à la rentrée d'hiver dernière Mauvais élève aux Editions Robert Laffont. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ? Quel a é

Philippe Vilain
10 mars


Marielle Hubert : « L’œuvre de Duras est certainement le soutien le plus précieux qui puisse être quand on est autrice ou auteur »
Marielle Hubert (c) Aurélie Foussard Pour ouvrir cette seconde semaine des 30 ans après la disparition de Duras, retour avec Marielle Hubert sur l'influence de l'autrice du Ravissement de Lol V. Stein. Pour l'autrice des remarqués Ceux du noir et Il ne faut rien dire avant, dans quelques semaines, la parution de Selon toi, Duras s'offre comme une voix majuscule. Comment avez-vous découvert Marguerite Duras ? Un livre ? Un film ? Une pièce de théâtre ? Ses entretiens ?Quelle a

Marielle Hubert
9 mars


Antoine Wauters : « Quand je me suis mis à écrire, il y avait quelques personnes à mes côtés et Duras en faisait partie »
Antoine Wauters (c) Francesca Mantovani/Gallimard En moins d’une dizaine d’années, Antoine Wauters s’est imposé comme une des voix les plus remarquables du contemporain. De Nos mères jusqu’au Plus court chemin, le jeune écrivain fait entendre une parole qui se sent en amitié avec celle de Marguerite Duras. Collateral ne pouvait manquer de mesurer cet héritage de Duras en compagnie de l’auteur de Mahmoud ou la montée des eaux et Haute-Folie. Comment avez-vous découvert Margue

Antoine Wauters
9 mars


Duras ou le geste archaïque du récit
Duras (c) Simona Crippa La question de la puissance créatrice, libre et indomptée de la littérature durassienne – de cette voix mantique qui continue de fasciner nos contemporains – m’accompagne depuis longtemps. Après avoir consacré une thèse de doctorat à l’œuvre de Marguerite Duras afin d’en dégager la portée théorique et de la mettre en dialogue avec les penseurs de son époque, le désir persistait de déplacer le regard critique vers une autre dimension de cette écriture

Simona Crippa
9 mars
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