top of page


Penelope Lively : Kaléidoscopie existentielle (Moon Tiger)
Détail de couverture Moon Tiger © L’Olivier Claudia a soixante-seize ans et même si elle est hospitalisée et oscille entre veille et éveil, elle reste celle qu’elle a été par le passé – quoique cela recouvre plusieurs versions d’elle-même. Historienne anticonformiste, volontiers frondeuse, femme enveloppée d’un glacis de froideur caustique qui cache des souvenirs brûlants et un cœur qui a battu trop vite, trop fort. Voilà Claudia faite chair grâce à ses mots – la Claudia d’h

Cécile Péronnet
12 mai


Ocean Vuong : Parce que « la vie est belle » (L’Empereur de la joie)
Ocean Vuong (c) DR Hai – la « mer » en vietnamien – est arrivé dans le Connecticut à deux ans. Désormais jeune homosexuel, aspirant écrivain, endeuillé de bientôt vingt ans, « au beau milieu de la nuit de l’enfance », il n’arrive pas à se passer de la douce torpeur promise par la « magie des comprimés » opioïdes-poison. Il pleure Noah, mort trop tôt, et sa mère dont il s’est éloigné par crainte de la décevoir une nouvelle fois. Celle qui travaille dans un salon de manucure d

Cécile Péronnet
8 avr.


Valerie Fritsch : L'ogre, la sorcière et le rêveur amoureux (L’invention de la douleur)
Valerie Fritsch (c) Martin Schwartz Ce roman commence comme commencerait un conte, peuplé d’un ogre qui violente un enfant, d’une sorcière aux pommes rougissantes qui se croit « princesse sans couronne » et d’August, leur fils au corps parsemé de bleus, bientôt plongé dans un « grand sommeil », le visage blanc comme la neige, pantin de bois dont le cœur est meurtri sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. [Il] cherchait à établir en avalant sa première gorgée de schnaps s

Cécile Péronnet
30 mars


Aurélien Gautherie : Le pouls de Gjо́gv (L’enfant du vent des Féroé)
Aurélien Gautherie Ph. MATSAS / NOTABILIA Aux confins des Féroé, aux confins du monde, « posé au bord de l’eau, au milieu de nulle part », se dresse Gjо́gv, farouche village de pêcheurs qui abrite toujours quelques âmes et surtout le souvenir de celles qui y ont pleuré il y a des décennies de cela. Sa voix retentit dans les pages de ce premier roman – elle raconte les couleurs que l’on provoque et que l’on peint pour égayer les jours trop pâles, les vagues qui lèchent les ri

Cécile Péronnet
9 févr.
bottom of page