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Judith Godrèche : Revenir sur des sensations restées sans nom (Mémoire de fille)
Il y a six ou sept ans, j’écrivais, à propos de Mémoire de fille, combien l’écriture d’Annie Ernaux m’avait bouleversée. Elle m’avait semblé si immersive, si immédiate. Une immédiateté d’autant plus saisissante que je songeais à l’effort qu’avait dû lui coûter ce retour en arrière : fouiller la mémoire, revenir sur des moments et des sensations longtemps restés sans nom. Car, au fond, nous sommes tous les enfants d’un été que « nous avons juré d’oublier et de ne jamais racont

Sara Durantini
30 sept.


« Sois belle et tais-toi ! » ou faire image autrement
Sois belle et tais-toi (c) Films de la Butte Il y a des titres qui vieillissent mal. Et puis il y a ceux qui, à mesure que le temps passe, deviennent encore plus justes, même dans leur cruauté : Sois belle et tais-toi. Ce titre que Delphine Seyrig donne en 1976 à son film documentaire, appartient à cette seconde catégorie, il suffit aujourd’hui de le lire pour mesurer tout ce qu’il charrie de misogynie. Le cycle que le Forum des Images consacre à ce que le cinéma a fait — et

Simona Crippa
28 sept.


Annie Ernaux & Judith Godrèche : Mémoire, consentement et émancipation féminine (Mémoire de fille)
La première fois que j’ai lu Mémoire de fille d’Annie Ernaux, j’avais depuis longtemps dépassé l’âge de dix-huit ans, le même âge que la fille de ‘58. J’avais depuis longtemps laissé derrière moi ses insécurités, cette incapacité à savoir comment se comporter, ce besoin de plaire pour se sentir appartenir à un groupe, attitudes typiques de celles qui n’avaient pas reçu les outils sociaux et culturels nécessaires pour s’orienter dans le monde des adultes. De nombreuses années

Sara Durantini
3 juin


Écrire la vie : la parole d’Annie Ernaux au cinéma avec Claire Simon et Judith Godrèche
Annie Ernaux (c) DR/Gallimard En tant que femme qui écrit et qui s’interroge sans cesse sur le sens du geste d’écrire, sur la narration à partir de soi, j’ai relu récemment la réflexion de Simone de Beauvoir selon laquelle il faut sortir de l’enfermement de soi et en soi pour faire un saut vers l’objectivité. Je trouve que cette réflexion est d’une telle actualité qu’elle se place au cœur du débat culturel et littéraire contemporain, précisément dans la période historique qu

Sara Durantini
16 mars


Judith Godrèche : L’archive féministe contre l’emprise (Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux)
Judith Godrèche (c) Jonas Bresnan « Je vais vous raconter une histoire décousue, celle d’une enfant qui s’en sort » (p. 11). Dès cette phrase, le ton est donné : Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux (Seuil 2026) ne suit pas une simple linéarité, il se déploie comme un fil à la fois fragile et tenace, que le lecteur doit saisir afin de recomposer l’écheveau complexe de ce récit. Car entre mémoire, défense et résistance, Judith Godrèche ne se contente pas de

Simona Crippa
26 janv.


Une rentrée rurale, intime et vocale pour rebattre les cartes du contemporain ?
Comment évoquer cette rentrée d’hiver 2026 qui des mois durant va nous occuper sans revenir avant tout sur l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Comment débuter notre éditorial d’hiver sinon en faisant retour sur ces quatre courts mois qui, de mémoire de contemporain, ont été de loin le théâtre de l’une des rentrées littéraires parmi les plus resserrées ? De fait, comme rarement, la rentrée littéraire de septembre 25 a opér

Simona Crippa & Johan Faerber
5 janv.


Lecture en différé : « Point de côté » de Judith Godrèche
Le roman – pour l’instant le seul – de Judith Godrèche, édité en 1995, aura-t-il plus de lecteurs avec sa réédition en mars 2024 ? Si...

Christiane Chaulet Achour
5 avr. 2024


Sur "Icon of French Cinema" de Judith Godrèche
Dans la série Icon of french cinema, mise en ligne sur Arte.tv, Judith Godrèche met en scène sa situation réelle, son retour dans le...

Juliette Riedler
7 févr. 2024
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