top of page


Ananda Devi : « Il faut des gestes extrêmes, sublimes et fous, pour enraciner la mémoire. Et une continuité dans la transmission pour éviter la rupture. » (Chronique d’un royaume perdu)
Ananda Devi (c) JF Paga/Grasset C’est au cours de ses recherches pour son doctorat d’anthropologie, sur une minorité indienne de l’île Maurice, qu’Ananda Devi rencontre les habitants d’un village isolé au sud de l’île. Ils lui expliquent qu’ils descendent de deux uniques familles, l’une blanche, l’autre noire. L’autrice a porté pendant quarante ans cette histoire avant de se lancer dans cette grande fresque qui raconte la vie de cette famille sur quatre générations. La quatr

Cécile Vallée
il y a 4 jours


Lilia Hassaine : « Une histoire d’hier. Une histoire d’aujourd’hui. » (Je)
Ce nouveau roman de Lilia Hallaine est un exemple magistral de ce que peut apporter une lecture actualisante d’un classique. Cette réécriture de La Prisonnière des sargasses (1966) de Jean Rhys, transfictionnalité de Jane Eyre, apporte, en effet, un éclairage contemporain sur le mécanisme de l’emprise masculine et le contexte colonial, tout en élaborant une intrigue romanesque réussie. « Chacune m’a regardée depuis son époque. Chacune s’est racontée à travers moi. » La narra

Cécile Vallée
22 sept.


Véronique Ovaldé : « Alors que je continue obstinément d’écrire de la fiction, surgit un livre sur celle que je n’attendais pas. Ma mère » (Vivre sans bonheur et n’en point dépérir)
Véronique Ovaldé s’est saisi de ce matériau autobiographique avec brio. Elle joue sur la frontière avec la fiction et évite, comme d’habitude, toute mièvrerie, tout en suscitant l’émotion du lecteur et en atteignant « l’intériorité des choses ». « Un cœur simple » Elle commence par raconter l’enfance de Simone en prévenant que « c’est comme regarder dans un miroir brisé. On voit l’entièreté du visage mais par fragments disjoints ». Elle la décrit dans la cour de la ferme de

Cécile Vallée
14 sept.


Mariana Alves : « La loge est un croquemitaine qui brise les rêves de ceux qui osent à peine y croire» (La Classe et la fonction)
Janine Niepce (c) DR Tout commence par le cadre spatial, celui du 16e arrondissement parisien, dont la narratrice commence par décrire le luxe et le calme. Cependant, elle fait rapidement passer le regard des miroirs profonds à un lieu caché, invisibilisé : la loge du concierge. De courts chapitres, comme des poèmes en prose, parfois introduits par une sorte de titre en italique, racontent l’enfance de la « Grande petite » dans une de ces loges, et la vie de ses parents venu

Cécile Vallée
15 juin


Arundhati Roy : « Lisez donc ce livre comme si c'était un roman. Il n'a pas de plus vaste ambition » (Mon refuge et mon orage)
Arundhati Roy (c) Gallimard C’est ce que conseille l’autrice indienne au lecteur de ce récit autobiographique qui raconte sa relation avec sa mère, une femme aussi féroce que généreuse et engagée. Il est aussi question de son propre parcours d’écrivaine, elle qui a obtenu un succès planétaire avec son premier roman Le Dieu des petits riens , et qui a consacré sa plume à des combats importants dans son pays, le troisième personnage de ce récit romanesque, donc, qui dit la com

Cécile Vallée
18 mars


Rémi David, « Le droit ? elle le voyait comme un outil puissant pour repositionner l’humain à sa place : ni en dehors ni au-dessus de la nature et du vivant. Parmi. » (Prélude à la goutte d’eau)
Rémi David (c) Francesca Mantonvani/Gallimard Qualifié de thriller écologique par l’éditeur, ce roman est également dystopique et postcolonial. Si ces étiquettes permettent de se faire une idée de ses thématiques et de la tension narrative du récit, elles restent insuffisantes pour présenter ce roman dont les ondes continuent à se propager bien après la lecture. « Après l’été, c’était encore l’été. Début octobre, dans la savane parisienne, comme dans tout l’Hexagone, la cani

Cécile Vallée
27 janv.


Alain Blottière : « En commençant par nous priver de ciel étoilé, Elon Musk, à dessein, prépare la fin de notre vie sur la terre voire notre extinction définitive » (Le ciel a disparu)
ALAIN BLOTTIERE ©Edouard_Monfrais-Albertini En 2026, dans une oasis égyptienne, par une nuit de pleine lune, un écrivain de soixante-quinze ans contemple le ciel étoilé lorsque le passage des satellites Starlink vient lui gâcher ce spectacle féerique. Il décide alors de tuer Elon Musk. Le récit de son projet alterne avec le commentaire qu’en fait son petit-fils adoptif, vingt-cinq ans plus tard. Au-delà du réquisitoire contre le milliardaire étatsunien, dont la dangerosité d

Cécile Vallée
20 janv.


Dahlia de la Cerda : « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit» (Mexico Médée)
Dahlia de la Cerda (c) Editions du Sous Sol « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit mais je peux encore changer mon présent, si c'est une femme qui écrit ce présent, et qu'elle m'aide à me racheter, qu'elle me donne de la profondeur, qu'elle me rend complexe avec mes erreurs mais aussi des vertus. » ( Mexico Médée ) C’est ce que propose Dahlia de la Cerda dans cette sorte de fanfiction féministe et mexicaine du mythe de Médée. On retrouve

Cécile Vallée
13 janv.


Mathilda Di Matteo : « Plus je creusais derrière les masques et les boucliers, plus je gagnais en profondeur de champ » (La Bonne Mère)
Mathilda Di Matteo (c) Marie Rouge Si la couverture acidulée annonce bien le rythme romanesque enlevé, les personnages désopilants et émouvants, le ton dynamique, percutant et drôle de ce premier roman de Mathilda Di Matteo, elle pourrait dérouter le lecteur qui ne voudrait pas seulement se divertir. Pourtant, ce roman, comme ceux présentés dans l’édito de cette rentrée littéraire, propose « une politique des mères, de la maternité et du matrimoine contre les violences pat

Cécile Vallée
16 déc. 2025


Julien Delmaire : « Gardons ce périmètre de pudeur, où nous ne sommes que témoins » (La Joie de l’ennemi)
Julien Delmaire (c) JF Paga/Grasset C’est à partir des chansons de Townes Van Zandt, un chanteur de country peu connu mais qui a inspiré ses successeurs, que Julien Delmaire, lui-même poète et slameur, propose, dans ce cinquième roman, une histoire de personnages en marge, au fin fond des Etats-Unis, qui rappelle les œuvres de Ron Rash et de Jim Harrisson et qui est soutenue par une écriture poétique envoûtante. « Le crépuscule colorie l’horizon d’un pastel gras. La jument

Cécile Vallée
4 nov. 2025


Hella Feki : « L’histoire est témoin des époques, la fiction est lumière de la vérité » (Une Reine sans royaume)
Hella Feki (c) Marie Rouge/Lattès Après Les Noces de jasmin , roman polyphonique dans lequel elle décrit la révolution tunisienne de...

Cécile Vallée
7 oct. 2025


Olivier Adam : « Je me sentais comme une coquille vide, une enveloppe dénudée de substance. Il m’a bien fallu inventer quelque chose. C’est tout » (Et toute la vie devant nous)
Olivier Adam par Jean-Philippe Baltel © Flammarion Depuis Je vais bien ne t’en fais publié en 2000, Olivier Adam participe à un rythme...

Cécile Vallée
30 sept. 2025


Dario Ferrari : Une satire irrésistible du petit monde universitaire (La Récréation est finie)
Dario Ferrari (c) DR Après le fantastique Uvaspina de Monica Acito, les éditions du sous-sol nous proposent un nouveau roman italien...

Cécile Vallée
23 sept. 2025


Cécile Guilbert : « Mon feu littéraire s’intéresse plus aux autres qu’à moi-même » (Feux sacrés)
Cécile Guilbert (c) JF Paga/Grasset L’épigraphe tiré de Dharma de Kerouac – « tout écrit qui n’est pas une façon de s’éclairer soi-même...

Cécile Vallée
16 sept. 2025


Chloé Delaume : « Tant que ne tomberont pas les ogres les plus en vue, les prédateurs conserveront la victoire culturelle » (Ils appellent ça l’amour)
Chloé Delaume (c) Bénédicte Roscot/Le Seuil Clotilde découvre que ses amies ont organisé leur week-end entre filles dans la ville de...

Cécile Vallée
9 sept. 2025


Nathacha Appanah : « Il y a l’impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d’une justesse au plus près de la vie » (La nuit au cœur)
Natacha Appanah (c) Francesca Mantovani/Gallimard Cet ouvrage hybride où le récit prend la forme de celui du roman mais aussi de...

Cécile Vallée
2 sept. 2025


Joy Majdalani : « L’énergie érotique a une intensité particulière : pour peu qu’on la condense, elle devient esthétique » (Jimmy Freeman)
Joy Majdalani (c) Grasset Les éditions Grasset se sont associées au Centre Pompidou pour lancer la collection « un seul art » qui...

Cécile Vallée
20 juin 2025


Charlotte Fauve & Claire Houmard : « Tout dans ce récit est à la fois véridique et incertain » (Alaska, l’usure du monde)
https://archeologie.culture.gouv.fr/fr/nunalleq Les éditions du Seuil se sont associées à la Villa Albertine – établissement culturel...

Cécile Vallée
17 juin 2025


Estelle-Sarah Bulle : « Avec les cheveux crépus vient toute une histoire partagée » (Histoire sentimentale de mes cheveux)
Estelle-Sarah Bulle (c) Alexandre Marchi/Bayard Il y a plusieurs façons de découvrir un écrivain. L’une d’elles est de commencer par...

Cécile Vallée
20 mai 2025


Audrey Jarre : « Ça ne servait à rien de prendre ou de regarder une photo si ce n’était pas pour être profondément perturbé par ce qu’elle représentait » (Les négatifs)
Audrey Jarre (c) Francesca Mantovani/Gallimard En 2014, Alice, jeune Française, débarque à New York pour faire un stage, dans un petit...

Cécile Vallée
13 mai 2025
bottom of page