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Amina Damerdji : Dans la gueule du loup
« Peut-être était-ce cela même que j’étais allée chercher, un peu de lumière au fond de la haine » (p. 14) J’apprécie d’autant plus un livre qu’il me fait aussi dériver vers d’autres lectures. Dans la gueule du loup d’Amina Damerdji a eu cette vertu que j’aime par-dessus tout. Oui, bien sûr, elle écrit pour se délivrer, en quelque sorte, de sa soirée au château de Plieux avec Renaud Camus, le loup et sa cour de louveteaux. Mais pas seulement. Pour se délivrer aussi des fron

Christiane Chaulet Achour
il y a 5 jours


Addie E. Citchens : Satire à fleur de peau (Les Révérentes)
Addie E. Citchens © Britt Smith/Gallimard Le premier roman d’Addie E. Citchens, traduit par David Fauquemberg, s’ancre dans une ville fictive du Mississippi, Dominion, dont le nom annonce déjà ce qui suivra. Les premières pages donnent d’ailleurs le ton : l’histoire compilée de l’Église missionnaire baptiste des Sept Sceaux déborde d’anecdotes sarcastiques. Ici, les femmes se soumettent ; les hommes font plier ou rompent. Ici, le Verbe sert à justifier l’injustifiable ou peu

Cécile Péronnet
il y a 5 jours


Aïda N’Diaye : « L'absence de honte du pouvoir néo-libéral repose sur une croyance dans l’idéologie du mérite » (La Honte)
Aïda N'Diaye (c) Audoin Desforges/Flammarion Avec La Honte qui paraît chez Autrement dans la collection "Les Grands mots", Aïda N'Diaye signe l'un des essais majeurs de cette année. Un grand et fort texte sensible où la philosophe et productrice à France Culture choisit d'interroger ce sentiment en sondant sa mécanique et sa fabrique d'indicible et de silence. Emotion purement négative, la honte est ce qui retranche socialement mais devient aussi le ferment d'une liberté poss

Johan Faerber
il y a 6 jours


Christelle Taraud : La fabrique des victimes, le pouvoir des agresseurs (Mais pourquoi elle est pas partie avant ? #contrôle coercitif : une mise au point vitale)
Christelle Taraud (c) Capture d'écran/DR « Mais pourquoi elle est pas partie avant ? » La question revient comme une rumeur sourde, lancinante, à chaque fois qu’une femme est tuée par son conjoint ou son ex-compagnon. Elle se veut relever du bon sens — je l’ai malheureusement souvent entendue — elle est pourtant l’un des mécanismes les plus tenaces de la culpabilisation des victimes. Comme si partir était toujours possible, comme si les violences n’avaient pas précisément po

Simona Crippa
il y a 6 jours


« Ce que le porno dit de nous » : 23 et 24 octobre 2026 (Sous nos regards)
Sous nos regards (c) DR La lecture de Sous nos regards. Récits de la violence pornographique m’avait bouleversée : livre choral, publié au Seuil en avril 2025, il est le résultat de l’écriture de quinze écrivaines qui ont recueilli et mis en mots les témoignages de femmes victimes des violences de l’industrie pornographique. Des récits singuliers qui donnent tous ensemble à voir un système de domination masculine et hétéronormative dont les agressions et viols se prolongent

Simona Crippa
19 oct.


La jeune création contemporaine à la recherche d’autres formes pour (se) raconter. Polyphonie du je(u)
Le récit de vie(s) s’est installé depuis quelques temps sur la scène théâtrale contemporaine, et la programmation de cette saison 2026-2027 s’inscrit dans cette lignée. Mais des variations, légères ou marquées, sont déjà perceptibles. Dans Casting Lear[1] qui a beaucoup fait parler de lui, la metteuse en scène Andrea Jiménez explore par exemple la relation père-fille au prisme du Roi Lear de Shakespeare, en dirigeant à chaque représentation un acteur différent qu’elle ne conn

Delphine Edy
23 sept.
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