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Christelle Taraud : Une historienne sur les lieux du crime (Les Filles-au-diable)
Christelle Taraud (c) Charlotte Krebs/Le Seuil Afin de rédiger Les Filles -au-diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset, 1620-2022 (La Découverte, 2026), Christelle Taraud se rend à l’extrême nord de l’Europe, sur l’île de Vardø, dans le Finnmark norvégien, l’un des épicentres majeurs de la chasse aux « sorcières » en Europe moderne. Ce déplacement s’inscrit dans un paysage aujourd’hui marqué par le mémorial de Steilneset, ouvert en 2011, dernière œuvre monumentale

Simona Crippa
12 janv.


Qui a peur de la sororité ? Dialogue entre Lamia Berrada-Berca & Laure Gouraige
Pour ouvrir cette année 2026 et creuser le sillon de cette rentrée d'hiver, quoi de mieux que d'en tirer le fil sororal en revenant sur cette passionnante conversation entre Lamia Berrada-Berca et Laure Gouraige sur la sororité et les questions d'identité. Une conversation des Enjeux Contemporains sur le "Faire Commun" animée par Jean-Marc Moura.

Maison des écrivains et de la littérature
9 janv.


Cracker l'époque : Agnès Giard (épisode 1)
Cette semaine nous avons le plaisir de recevoir Agnès Giard, anthropologue et journaliste, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : Les amours artificielles au Japon: Flirts virtuels et fiancées imaginaires (Albin Michel) Au Japon, de plus en plus de personnes se déclarent en couple avec des personnages de fiction issus des mangas ou des jeux-vidéos. Loin d’être fous, ces « ficto-sexuels » tentent de réinventer l’amour en rejetant les rôles traditionnels associés

Cracker l'époque
8 janv.


Théo Casciani : « Il me fallait ouvrir un univers parallèle pour pouvoir ausculter ce qui se cache derrière notre réalité » (Insula)
Théo Casciani (c) Jules Moskovtchenko/POL Aucun doute possible : avec Insula, Théo Casciani signe un des récits les plus puissants de cette rentrée d’hiver, et sans doute de ces dernières années. Après le remarquable Rétine, ce second roman propose un éblouissant et émouvant récit qui, dans un futur imminent dominé par l’extrême droite, voit l’apparition d’un curieux jeu de réalité virtuelle baptisé Insula. A cette enquête autour de la dimension nouvelle qu’offre ledit jeu se

Johan Faerber
7 janv.


Vincent Broqua, Anne Portugal : écrire en toute confluence (Et là je me mets en danseuse)
La critique d’un livre peut prendre les formes les plus variées : le compte rendu, avec ses doses variables d’analyse et d’empathie ; le dénigrement ou l’hommage, y compris sous forme de pastiche ; la continuation du texte sur d’autres modes, entre émulation (version haute) et plagiat (version basse). De fait, aucun livre n’existerait sans lecture préalable ; ni aucune lecture sans envie ou amorce d’écriture. Et là je me mets en danseuse , livre à quatre mains de Vincent B

Jan Baetens
7 janv.


Quand le poème outre-chante (Sur "Outrechanter" de Laure Gauthier)
Laure Gauthier (c) DR La tête tu sais n’est rien sans le CORPS Le serpent de bible a une VOIX La pensée est là pour dé-LIER Mais les chants, pas besoin d’y CROIRE sous la surface, apprends à VOIR outre-toi chante, c’est ça le SENS (Voix I, « Le serpent b. », Outrechanter , p. 66) Outrechanter , le dernier livre de poésie de Laure Gauthier, rassemble deux recueils, le terme des lamentations et le serpent b. . Les deux textes s’inscrivent dans la fente de l’histoire littér

Elke de Rijcke
6 janv.


Ham Nghi, le prince d'Annam déporté à El Biar, Alger
Ham Nghi dans son jardin à la villa d'El Biar Ham Nghi ans son jardin à la villa d'El Biar Ham Nghi, l’Empereur peintre d’El Biar Lorsqu’on déambule dans le silence feutré du Musée des Beaux-Arts de Hanoi, l’œil s’habitue aux délicates transparences de la peinture sur soie, berceau d’un art national. Les salles bruissent d’une mémoire subtile : les paravents, les rouleaux, les visages de femmes aux traits diaphanes. Et puis, soudain, une rupture. Une petite toile, intit

Arezki Metref
6 janv.


Pauline Peyrade : « Je ne voulais pas que l’écologie soit le sujet du livre, mais qu’elle le structure, qu’elle en soit la forme » (Les Habitantes)
Pauline Peyrade (c) Mathieu Zazzo/Editions de Minuit Beau et fort : voilà ce qui vient spontanément à l’esprit après avoir refermé Les Habitantes, le second roman de Pauline Peyrade qui vient de paraître aux Editions de Minuit. Après le fulgurant L’Âge de détruire, couronné par le Goncourt du premier roman et en parallèle d’une riche carrière dramaturgique, la jeune autrice signe un singulier et très riche récit, celui d’Emily qui, recluse et solitaire, vit dans la forêt en

Johan Faerber
5 janv.


Une rentrée rurale, intime et vocale pour rebattre les cartes du contemporain ?
Comment évoquer cette rentrée d’hiver 2026 qui des mois durant va nous occuper sans revenir avant tout sur l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Comment débuter notre éditorial d’hiver sinon en faisant retour sur ces quatre courts mois qui, de mémoire de contemporain, ont été de loin le théâtre de l’une des rentrées littéraires parmi les plus resserrées ? De fait, comme rarement, la rentrée littéraire de septembre 25 a opér

Simona Crippa & Johan Faerber
5 janv.


Dire le viol de Méduse, relectures féministes d'un mythe fondateur
Collage féministe (c) DR « Il ne faut pas que le passé fasse l’avenir » Hélène Cixous, Le Rire de la Méduse Ces jours-ci, une séquence discursive qui a enflammé les réseaux sociaux révèle avec une acuité troublante la persistance des logiques de domination à l’œuvre dans le traitement des violences sexuelles. Vous savez de quoi il en retourne. Brigitte Macron qualifie, en privé, les féministes qui ont fait irruption dans la salle de spectacle où se produisait Ary Abittan, de

Simona Crippa
29 déc. 2025


Azélie Fayolle : « Faire de la lecture et de l’écriture des actes de dissidence » (Subvertir le male gaze)
Azélie Fayolle © Aude Boyer/@uzaigajin Après Des femmes et du style (Divergences, 2023), Azélie Fayolle poursuit une réflexion exigeante et stimulante sur les régimes de représentation qui structurent nos imaginaires littéraires. Dans Subvertir le male gaze (Divergences, 2025) elle propose une relecture ambitieuse d’un concept longtemps cantonné au champ cinématographique, en l’appliquant à la littérature. L’autrice traverse de larges corpus afin de mettre à jour les mécan

Simona Crippa
19 déc. 2025


Anna Cazenave Cambet : les mots mis en lumière de Constance Debré (Love Me Tender)
Love Me Tender (c) Tandem Films Cela commence dans l’eau, et cela se termine au soleil. Entre-temps, quelque chose sèche. Pour savoir ce que c’est, il va falloir à Clémence beaucoup de patience. Love Me Tender est beaucoup de choses. D’abord, c’est une chanson d’Elvis Presley, enregistrée en 1956, où le King promet : « Love me tender, love me true / All my dreams fulfilled / For my darling, I love you / And I always will ». Et puis, dès 2020, chez Flammarion, c’est u

Ivan Berquiez
19 déc. 2025


Cracker l'époque : Sébastien Charbonnier (épisode 2)
Cette semaine nous avons le plaisir de recevoir Sébastien Charbonnier à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage : La fabrique de l’enfance. Anthropologie de la comédie adulte (2025, Lundimatin) L’enfance est la catégorie la plus dominée, la plus violentée et pourtant la moins pensée comme rapport de pouvoir. Deux épisodes pour faire entendre les vérités politiques que portent les enfants, défaire la figure de l’Adulte, comprendre ce qui fonde les rapports sociaux lié

Cracker l'époque
18 déc. 2025


Kaouther Ben Hania : L’enfance en Palestine (La voix de Hind Rajab)
« Viens me chercher » La Palestine au cœur Rappelons-nous les propos de la romancière palestinienne, Suzanne El Kenz, en 2024 : « De toutes les façons, quand bien même le monde entier veut oublier la Palestine, elle rattrape tout le temps […] Est-ce une chance ou une malchance d’être Palestinienne ? Je fais avec. La Palestine, c’est le thym. C’est l’huile. C’est beau. C’est moche. C’est violent par moments, mais c’est comme cela. Ghaza surgit à chaque fois, revient en

Christiane Chaulet Achour
17 déc. 2025


Joe Dassin, le chant d’Orphée
Et je me souviens, je me souviens des marées hautes Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer Il y a une éternité, un siècle, il y a un an. Toto Cutugno, Vito Pallavicini/Claude Lemesle, Pierre Delanoë Dans la seconde moitié du XX e siècle, la télévision envahit en masse les maisons et la contamination des images fait son œuvre dans nos quotidiens, nos souvenirs. Aujourd’hui, l’écran devenu minuscule s’infiltre partout, vampirise nos cellules, pille notre âme. Le

Benoit Gautier
17 déc. 2025


Écrire une nouvelle histoire du corps féminin en scène
Henri Matisse - La Danse (1909-1910) vous verrez mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires un corps neuf [1] Il y a quelques jours je proposais une analyse critique d’ Un jour sans vent (Une Orestie) de Céleste Germe, dans laquelle la metteuse en scène nous offre une contre-plongée incandescente à la tragédie originelle et crée un dispositif théâtral poétique pour les voix trop longtemps silenciées des femmes. Et force est de const

Delphine Edy
16 déc. 2025


Mathilda Di Matteo : « Plus je creusais derrière les masques et les boucliers, plus je gagnais en profondeur de champ » (La Bonne Mère)
Mathilda Di Matteo (c) Marie Rouge Si la couverture acidulée annonce bien le rythme romanesque enlevé, les personnages désopilants et émouvants, le ton dynamique, percutant et drôle de ce premier roman de Mathilda Di Matteo, elle pourrait dérouter le lecteur qui ne voudrait pas seulement se divertir. Pourtant, ce roman, comme ceux présentés dans l’édito de cette rentrée littéraire, propose « une politique des mères, de la maternité et du matrimoine contre les violences pat

Cécile Vallée
16 déc. 2025


Charles Coustille : « Ce qui est le plus perturbant, c’est l’invasion de notre société par le vocabulaire du management » (Bilan de compétences)
Charles Coustille (c) Jean-François Paga/Grasset Enlevé, drôle, léger mais aussi profondément politique : impossible, à la veille de ces vacances de fin d'année, que vous ne lisiez pas l'excellent premier roman de Charles Coustille, Bilan de compétences qui vient de paraître chez Grasset. Au fin fond de la Seine-et-Marne, à Coulommiers, un jeune enseignant, Charles C, se prend de passion pour une collègue qu'il entreprend de séduire via les applications de rencontres en usant

Johan Faerber
15 déc. 2025


Une carte sensorielle de la vie (« Les mondes de Colette »)
Exposition Colette (c) Sara Durantini Colette échappe. Elle échappe aux définitions nettes comme aux étiquettes rassurantes. On dit que les catégories aident à s’orienter, mais Colette semble se dérober même à celles-ci. C’est peut-être précisément dans cette impossibilité de l’encadrer que nous pouvons aujourd’hui l’approcher, tenter de la recomposer en une figure entière, de la reconstruire à partir de ses mille reflets. Nous pouvons la lire sans plus de superstructures,

Sara Durantini
15 déc. 2025


Quel avenir pour les ruines ? Une conférence d'Alain Schnapp
Aujourd'hui, dans l'Observatoire, retour sur les Enjeux contemporains au Vieux Colombier avec une très belle conférfence d'Alain Schnapp sur les ruines : que faire des ruines ? Que faire de cette archéologie ? Comment transmettre ? Et surtout : quel avenir pour les ruines ?

Maison des écrivains et de la littérature
12 déc. 2025
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