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Marion Quantin : « Je me suis offert la liberté de jouer avec la mort de mon père, de son vivant » (Ton Cadavre exquis)
Marion Quantin (c) DR/POL. Surprenant, provocateur et puissamment aimant : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après la lecture du premier roman de Marion Quantin, Ton Cadavre exquis qui vient de paraître chez POL. Devant une table de travail en métal, une jeune femme cherche elle-même à embaumer le corps de son père mort. Dans une geste de la thanatopraxie se dévoile peu à peu un récit qui fait retour sur cette figure paternelle pour trouver à la fois l’histoire de ce

Johan Faerber
il y a 2 jours


Dahlia de la Cerda : « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit» (Mexico Médée)
Dahlia de la Cerda (c) Editions du Sous Sol « Je ne peux pas modifier mon passé, parce que c'est un homme qui l'a écrit mais je peux encore changer mon présent, si c'est une femme qui écrit ce présent, et qu'elle m'aide à me racheter, qu'elle me donne de la profondeur, qu'elle me rend complexe avec mes erreurs mais aussi des vertus. » ( Mexico Médée ) C’est ce que propose Dahlia de la Cerda dans cette sorte de fanfiction féministe et mexicaine du mythe de Médée. On retrouve

Cécile Vallée
il y a 3 jours


Julien Viteau : « Être reconnaissable pour ce qu’on a écrit mais aussi ce qu’on n’a pas écrit, c’est quand même quelque chose, non ? » (Chiens)
Julien Viteau (c) Laurent Fiévet Assurément, une des très grandes et très fortes révélations de cette rentrée d’hiver : difficile de penser autrement après avoir lu le remarquable premier roman de Julien Viteau, Chiens qui vient de paraître chez Verdier. Dans un récit ramassé, à la voix incandescente, Viteau raconte l’été 1985, celui de ses quinze ans, l’adolescent qu’il fut dans un été au Touquet qui « sentait le chien mouillé ». Un récit autobiographique mais pas uniquement

Johan Faerber
il y a 4 jours


Christelle Taraud : Une historienne sur les lieux du crime (Les Filles-au-diable)
Christelle Taraud (c) Charlotte Krebs/Le Seuil Afin de rédiger Les Filles -au-diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset, 1620-2022 (La Découverte, 2026), Christelle Taraud se rend à l’extrême nord de l’Europe, sur l’île de Vardø, dans le Finnmark norvégien, l’un des épicentres majeurs de la chasse aux « sorcières » en Europe moderne. Ce déplacement s’inscrit dans un paysage aujourd’hui marqué par le mémorial de Steilneset, ouvert en 2011, dernière œuvre monumentale

Simona Crippa
il y a 4 jours


Théo Casciani : « Il me fallait ouvrir un univers parallèle pour pouvoir ausculter ce qui se cache derrière notre réalité » (Insula)
Théo Casciani (c) Jules Moskovtchenko/POL Aucun doute possible : avec Insula, Théo Casciani signe un des récits les plus puissants de cette rentrée d’hiver, et sans doute de ces dernières années. Après le remarquable Rétine, ce second roman propose un éblouissant et émouvant récit qui, dans un futur imminent dominé par l’extrême droite, voit l’apparition d’un curieux jeu de réalité virtuelle baptisé Insula. A cette enquête autour de la dimension nouvelle qu’offre ledit jeu se

Johan Faerber
7 janv.


Pauline Peyrade : « Je ne voulais pas que l’écologie soit le sujet du livre, mais qu’elle le structure, qu’elle en soit la forme » (Les Habitantes)
Pauline Peyrade (c) Mathieu Zazzo/Editions de Minuit Beau et fort : voilà ce qui vient spontanément à l’esprit après avoir refermé Les Habitantes, le second roman de Pauline Peyrade qui vient de paraître aux Editions de Minuit. Après le fulgurant L’Âge de détruire, couronné par le Goncourt du premier roman et en parallèle d’une riche carrière dramaturgique, la jeune autrice signe un singulier et très riche récit, celui d’Emily qui, recluse et solitaire, vit dans la forêt en

Johan Faerber
5 janv.


Une rentrée rurale, intime et vocale pour rebattre les cartes du contemporain ?
Comment évoquer cette rentrée d’hiver 2026 qui des mois durant va nous occuper sans revenir avant tout sur l’étonnante rentrée littéraire de septembre 2025 dont on n’a pas fini d’entendre parler ? Comment débuter notre éditorial d’hiver sinon en faisant retour sur ces quatre courts mois qui, de mémoire de contemporain, ont été de loin le théâtre de l’une des rentrées littéraires parmi les plus resserrées ? De fait, comme rarement, la rentrée littéraire de septembre 25 a opér

Simona Crippa & Johan Faerber
5 janv.
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